Saint-Omer

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Saint-Omer est une commune française, située dans le département du Pas-de-Calais.

Ses habitants sont appelés les Audomarois.

Saint-Omer est une ville agréable où une promenade à travers des rues chargées d’histoire et de patrimoine est fort recommandé. La disposition du centre-ville offre des possibilités intéressantes pour le promeneur.

La ville est traversée par l’Aa.
Le mont Sithieu est le point le plus haut de la ville.

Histoire :

Saint-Omer apparaît au cours du VIIe siècle sous le nom de Sithiu (Sithieu ou Sitdiu), autour de l’abbaye Saint- Bertin fondée sous l’impulsion d’Audomar (saint Omer ou Odemaars).
L’abbaye doit son nom à Bertin qui travailla comme compagnon d’Audomar. C’est au cours du Xe siècle que l’endroit a pris son nom actuel.


Avec le comté d’Artois, elle entra en 932 dans la possession des comtes de Flandre, et au cours des XIIe et XIIIe siècles l’indus trie du tissu y fut florissante.
Au cours de sa période de plus grande prospérité, la ville fut en Occident la première à laquelle les droits urbains furent officiellement accordés.
Par la suite elle dut céder à Bruges la première place pour le tissage.
Saint-Omer fut perdue pour la Flandre au traité de Pont-à-Vendin du 25 février 1212 et devint une des principales places du comté d’Artois qui venait de se créer.
Ferrand du Portugal essaya de s’emparer de la ville mais il fut vaincu à la bataille de Bouvines.
La ville n’en resta pas moins dans une large mesure au sein du réseau économique des Pays-Bas dont elle était officiellement séparée.

En 1384, Saint-Omer revint aux ducs de Bourgogne, mais la paix de Nimègue (1678) la céda définitivement à la France.
De 1559 à 1790 la ville fut le siège du diocèse de Saint-Omer qui fut réuni en 1801 au diocèse d’Arras.
Entre 1787 et 1795 quelques milliers de patriotes des Pays-Bas du Nord se réfugièrent à Saint-Omer ou dans les villes voisines de Béthune, Watten, Bergues, Gravelines et Dunkerque.
Au cours de la première et de la deuxième guerre mondiale, la ville fut deux fois gravement endommagée.


Monuments et lieux touristiques

La cathédrale Notre-Dame. Modeste chapelle à l’origine (VIIe siècle), elle fut agrandie pour devenir collégiale entre le XIIIe et le XVIe siècle.
Elle devient ensuite cathédrale en 1561, après la destruction de Thérouanne par Charles Quint.
Elle abrite le cénotaphe de saint Omer, un tableau de Rubens représentant la descente de Croix, et aussi la châsse de saint Erkembode.

L’église Saint-Denis.
Église gothique du XIIIe, elle abrite plusieurs monuments funéraires dont une partie du tombeau de Guillaume Fillastre, évêque de Thérouanne, chancelier de l’ordre de la Toison d’or, mort en 1473.

 Le jardin public, de l’architecte Guinoiseau (XXe siècle), situé dans les fossés des fortifications de Vauban.

L’ancien séminaire épiscopal, de style flamand (pignon à pas de moineaux), édifié de 1605 à 1625.

L’église Saint-Sépulcre, érigée en l’honneur de trois seigneurs de la région ayant participé aux croisades.

Située dans le Pas-de-Calais, à 5 km de la ville de Saint-Omer, LA COUPOLE est un gigantesque bunker souterrain conçu par les nazis, en 1943-1944, pour stocker, préparer et lancer les fusées V2 (premiers engins à avoir atteint la stratosphère), l’arme secrète avec laquelle Hitler comptait détruire Londres et inverser le cours de la guerre.

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