Les légendes du Pas de calais !

En artois les êtres fantastiques se retrouvent.

Le ternois et le boulonnais semblent leur terre de prédilection.

A Pierremont, près de St Pol sur ternoise, on trouve un lieu-dit Buisson-des-gobelins, mais ces gobelins sont oubliés aujourd’hui.

On ne parle plus guère non plus des lutins ou lutons.
Il y as une cinquantaine d’années, il était question dans ces campagnes, des latusées « lattes usées » des charpentes.

la croyance aux loups-garous, elle, était répendu au 19eme siècle encore.

C’étaient disait’on à St pol et à Montreuil, les âmes des excommuniés qui prenaient la forme de loups et hurlaient sinistrement.

Les feux follets inspiraient de vagues craintes.
A Ligny les Aires ce sont des sorcières plus souvent des âmes en peine.

marie Groette enfin tiens une grande place dans les croyances artésiennes.

Acq :

Les pierres-du-diable :

A proximité de la chaussée brunehaut, à la limite de Mont Saint Eloi se trouvent deux petits menhirs appelés les pierres du diable ou pierres jumelles.
Une légende s’y attache :

Satan avait offert ses services à la reine Brunehaut pour construire une route jusqu’au pays des Morins.
Un pacte est conclu : le travail serait fait en une nuit, s’il est terminé avant le premier chant du coq, l’âme de la reine appartiendra au démon.

Mais Brunehaut avisé, trompe ce diable peu méfiant.
Avant le jour, elle vas reveiller son coq qui se met à chanter.
Furieux, satan qui n’avait pas achevé son ouvrage, jette dans un champ deux pierres énormes qu’il tenait alors : ce sont les deux pierres jumelles.

Ambleteuse :

la mort de Pierre :

On vénère à Ambleteuse la mémoire d’un saint Pierre, apôtre de l’angleterre et compagnon d’augustin de Cantorbéry.
saint Pierre d’Ambleteuse est un des moines envoyés par le pape saint Grégoire pour convertir l’Angleterre (597).
Il était désigné pour devenir le premier abbé du monastère de Cantorbéry.

les missionnaires embarquèrent à Boulgne.
Pendant la traversée, Pierre fut surpris par la tempête et fît naufrage.

Son corps, rejeté dans la baie d’Ambleteuse, fut recueilli par des chrétiens, puis transporté, quelques années plus tard, en 606, à Boulogne où existait une église à son nom.

le nom de Pierre d’Ambleteuse a été donné à l’église du petit port de même qu’a une fontaine voisine « dont longtemps on alla boire de l’eau, en, pélerinage, dans l’espoir de se guérir de la fièvre.

La mémoire de l’évangélisateur de l’Angleterre est toujours célébrée à Ambleteuse, mais la fontaine a, peu à peu, été abandonnée.

Aire sur la Lys :

La paille et le blé :

Jusqu’a la dernière guerre qui a endommagé la collegiale Saint Pierre, on pouvais voir dans l’abside, une statue miraculeuse de notre dame Panetiere.
Chaque année au mois d’aout, cellle-ci était l’objet d’un pélerinage célèbre : en une procession insolite, les paysans des environs, apportaient en offrande, des objets faits de paille et dépis de blé.
Une statue presque semblable remplace aujourd’huy la première.

l’origine de ce culte est ancienne.
A la fin du XIIe siècle, pour soulager les misères nées des guerres, se constituaient, en Artois, des confréries, les charités.
A Aire on pris l’habitude d’appeler les charitables, les panetiers, parce qu’ils portaient du pain aux pauvres.

Le 1er aout 1213, la ville fût assiégée par les troupes de Ferrand, comte de flandres.
Très vite, les habitants furent réduits à la famine et les panetiers eux mêmes impuissants à soulager les misères.alors chaque matin, les assiégés imploraient l’aide de Notre dame.

Au 9emejour de ces prières, les airois reussirent une sortie, qui coïncida avec l’arrivée des secours que le roi Philippe Auguste leur envoyait avec le pain tant désiré.
Telle est l’origine de l’appellation de Notre-dame de panetière.

Airon-notre-dame :

La coque des moines :

Une des sources de la Petite arche à Airon-notre-dame se nomme la Coque des moines(on ne connais pas la signification qu’il faut donner au mot coque).

Quatre moines de Saint André au bois se rendaient, la veille de Noël, à l’abbaye de Saint Josse pour y célébrer la messe de minuit.

La terre était couverte de neige.
Ils s’égarèrent et furent engloutis dans cette fontaine, avec le chariot et les quatres chevaux.
Les gens crédules ajoutent qu’il suffit de prêter une oreille attentive, durant la nuit de Noël, pour entendre les chants des moines au fond du gouffre.

Airon saint Vaast :

Airon-Saint-Vaast a été, d’après la tradition, le lieu d’un des prodiges dus au Saint : Josse, à son retour de Rome, guérit la fille du seigneur d’Airon, Juliule, qui était aveugle de naissance.

Allouagne :

Sur une pierre la sainte larme :

L’eau est associée à la vénération d’une relique à Allouagne : l’eau de la sainte larme.
On raconte que Godefroi de Bouillon, devenu « avoué du saint sacrement » en 1099, aurait envoyé à sa nourrice, pourvue par lui d’une propriété à allouagne, une larme versée par Jésus devant le corps de Lazare.

La relique est une petite pierre grisâtre sur l’aquelle serait tombée la sainte larme.
Elle est enfermée dans une fiole d’argent protégéee par une chasse de bois doré.

les habitants d’Allouagne ont une grande confiance en la protection de la relique, ils invoquent à l’appui de leur foi le fait que le village a été épargné, tant en 1914-1918 qu’en 1939-1945.

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