Arras

Arras, capitale de l’Artois,cultive la singularité.
A quelques kilomètres seulement du pays minier, elle affiche une tranquillité toute bourgeoise et provinciale, battant froid au paysage industriel de sa région.
Durement touchée comme ses proches voisines par la première guerre mondiale, elle opta cependant pour un vaste plan de rénovation et non de reconstruction qui lui confère aujourd’huy un indéniable cachet.

La ville natale de Robespierre est particulièrement fière de ses deux places :
– La Grand’place, bordée de maisons du XVème, et la place des Héros, plus petite mais dominée par le beffroi de l’hôtel de ville.

Il faut toutefois s’écarter de ce coeur historique pour découvrir l’autre richesse d’Arras :
L’abbaye Saint Vaast, qui doit son dévelopement au cardinal de Rohan.
Une partie de ses bâtiments abrite un intérressant musée où se côtoient, peintures et sculptures médiévales.

La cathédrale de l’abbaye, de construction plus tardive, séduit néanmoins par l’élégance et la majesté de ses proportions.

La citadelle d’Arras, excentrée, mérite elle aussi qu’on s’y attarde.
Edifiée sur les plans de Vauban en 1660, elle reçut le surnom peu flatteur de « belle inutile », car elle ne joua jamais de rôle militaire, mais elle n’en demeure pas moins un exemple parfait de cette architcture belliqueuse et intecte, commune à bien des cités du Nord.

Arras (en néerlandais: Atrecht en latin : Nemetacum Atrebatum) est la seconde ville de la région Nord-Pas-de-Calais, chef lieu du département du Pas de calais :.
Historiquement, Arras était sous l’Ancien Régime la capitale de la province d’Artois, un grand centre religieux et une cité prospère connue pour ses fabrications drapières.

La ville est connue en dehors des frontières de l’Hexagone pour ses magnifiques places baroques.

La ville a su conserver son charme et sa qualité de vie, tout en réussissant à créer de nombreux emplois.
Elle est surnommée depuis plusieurs siècles « La Belle Endormie » .
L’agglomération d’Arras se caractérise par sa grande jeunesse, en effet, 33% des habitants de l’agglomération ont moins de 25 ans.

Histoire :

Nemetacum Atrebatum au temps de César et de la tribu des Atrébates.

Saint Vaast fonde une abbaye en 685.
Au IXe siècle, Arras devint la résidence privilégiée des comtes de Flandre qui y établirent une châtellerie héréditaire.

Traité d’Arras de 1191 : le territoire actuel du département entre dans le giron du domaine royal.
Paix d’Arras de 1435 qui réconcilia les Valois de France et de Bourgogne et mirent fin aux guerres commencées en 1345.

Sous la souveraineté espagnole de 1526 (suite au Traité de Madrid) à 1598.
La ville est reconquise par Louis XIII en 1640, assiégée par les Espagnols en 1654, Vauban participe à la défense (sans commander) mais reprise par Turenne.
Cependant, le rattachement à la France n’est définitif et ratifié qu’en 1659 par le traité des Pyrénées.
L’élection aux États généraux porte Maximilien de Robespierre au premier plan.

Lors de la Révolution française, la municipalité est d’abord dirigée par Dubois de Fosseux, hobereau érudit, secrétaire de l’Académie d’Arras et futur président du Pas de Calais.
En compétition avec Aire-sur-la-Lys, Calais et St Omer, Arras obtient finalement la préfecture du Pas-de-Calais.

Dix mois de terreur de novembre 1793 à août 1794, la ville est alors sous la dictature de Joseph Lebon qui instaurera des restrictions alimentaires ordonnera 400 exécutions et détruira beaucoup d’édifices religieux (la cathédrale notamment, l’abbatiale Saint-Vaast en tient lieu depuis lors).

Malgré son dynamisme, Arras voit stagner sa démographie et son activité économique alors que Lille sous le coup de la Révolution Industrielle explose.
Il faut dire qu’Arras n’a jamais été une cité industrielle comme le sera Lille par exemple.
À cette époque Arras devient une ville éclairée, de culture.

Sous l’impulsion d’Émile Legrelle, maire dynamique, Arras démantèle une partie de ses remparts pour établir de vastes boulevards périphériques, réaliser un nouveau réseau d’égouts, et se dote d’une nouvelle gare ferroviaire en 1898 (la précédente, ouverte pour l’ouverture de la ligne Paris – Lille, datant de 1846).

La Grande Guerre inflige des destructions considérables au patrimoine arrageois car la ville était située à moins de 10 km du front, et elle était l’enjeu des coûteuses batailles d’Artois ; en secret les Britanniques rassemblèrent une formidable armée dans les boves : cette armée surgit de terre en avril 1917 et enfonce le front allemand.

La ville sera reconstruite à l’identique, et en profitera pour s’étendre avec une architecture toujours flamboyante, comme le veut la tradition arrageoise.
Après la Seconde Guerre Mondiale et sous les mandats du maire socialiste Guy Mollet, Arras perd une partie de ses activités économiques et commerciales et sombre dans un sommeil profond.
Le réveil sonnera à la fin du XXe siècle avec l’arrivée de l’Université d’Artois, la mise en service de l’autoroute A26 qui la relie à Calais, et l’arrivée d’une gare TGV (la seconde du Nord Pas de Calais).
Depuis, Arras semble avoir retrouvé son dynamisme.

Monuments et lieux touristiques :

Arras est classée ville d’Art et d’Histoire. Membre du Réseau des sites majeurs de Vauban.

Les places, l’hôtel de ville et le beffroi (classé au patrimoine mondial de l’Unesco).

-La cathédrale et l’abbaye Saint-Vaast.
-La maison du Wetz d’Amain.
-L’octogonale place Victor-Hugo et son obélisque.
-La citadelle de Vauban(surnommée la Belle Inutile).
-Le monument aux morts, oeuvre du sculpteur Félix-Alexandre Desruelles.
-Les souterrains appelés les Boves.

-À proximité d’Arras, on pourra visiter les vestiges de l’abbaye du mont Saint-Éloi dans le village du même nom, sur une hauteur offrant un point de vue magnifique sur ce village.

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