Bezinghem :
Les bezinghemois, 62650.
Autrefois :
L'abbaye de Doudeauville avait une part de dîme sur ce village en 1278.
La seigneurie dépendait de la baronnie de Liane.
Le manoir de Pucelard date de 1511
Biache-saint-vaast :
Les Biachois, 62118.
Autrefois :
Bigartium en 870.
Biache, autrefois Biach, les deux rivières, du celtique Bi, conservé dans le flamand beyde, deux, et de Ach, eau, ruisseau, rivière.
C'est en effet vis-à-vis de ce village, que se joint encore aujourd'huy la Scarpe, un courant d'eau qui communique avec la Sensée, et par laquelle cette rivière elle-même tombait dans la Scarpe.
Ce ruisseau séparait en cet endroit l'Ostrevent de l'Artois.
Les alliés, pendant le siège de Douai en 1710, se servirent de son lit pour faire écouler à leur tour les eaux de la Scarpe dans la Sensée, afin d'empêcher l'innondation, moyen le plus sûr de défendre cette place.
Ils avaient établis à Biache deux redoutes, que le maréchal de Villars fit attaquer par le comte de Broglie et le marquis de Nangis qui s'en emparèrent.
Les espagnols enlevèrent le 9 juin 1674, près de ce village, du côté de Vitry, un convoi considérable aux français.
A cette époque, Biache était une possession de l'abbaye Saint Vaast d'Arras, il avait sa coutume particulière, et un four banal, dont le fournier, par une exception bizarre, était tenu d'aller chercher la pâte et de reporter le pain..
Les habitants de Biache, ceux de Plouvain, Fresne, Montauban et d'une partie d'Hemblung, étaient obligés de faire moudre leurs grains à Biache.
Ville détruite pendant la 1ere guerre mondiale.
Biefvillers-les-Bapaume :
Les Bielvillois, 62450.
Autrefois :
Jadis Bienviller, domaine de Vivien, nom syncopé dans celui de bien, qui est synonime selon le vocabulaire hagiologique.
Ce village mentionné nulle part avant le XIIè siècle, était tenu de l'abbaye du mont St Quentin en 1240.
Bataille de Bapaume en janvier 1871.
Village en partie détruit pendant la 1ere guerre mondiale.
Bienvillers-au-bois :
Les bienvillois, 62111.
Autrefois :
Binviller (viviani villarium).
Bruinvillare en 1204.
St Etton, évêque régionnaire d'Irlande, auant passé les mers, vint au pays d'Artois et prêcha l'évangile à Bienvillers, où il séjourna quelques temps vers l'an 650.
Il y bâtit une église qu'il dota d'une relique du pape Saint Clément.
Il mourut en 655 ou en 661.
Les habitants de la moitié du village l'honorent comme leur patron.
L'autre moitié est enrolée sous la bannière de St Jacques.
Bienvillers possède une de ces retraites souterraines.
Deux cantons ou lieux-dit du territoire, l'un appelé Champ-Bataille et l'autre Les bretagnes, font penser que cet endroit a été le théâtre d'un engagement dans l'une des incursions de l'armée anglaise en ce pays, dans la seconde moitié du XIVè siècle.
Au mois d'août et septembre 1635, un détachement espagnol de la division du comte de Bucquoy, était cantonné à Bienvillers.
Souterrains-refuges.
Bihucourt :
Les bihucourtois, 62121.
Autrefois :
Nommé dans les chartes et anciens titres, Bieaucourt, Bizeaucourt et Bijaucourt.
Il es dit que ce nom est l'altération de celui de Beaucourt.
Ce lieu dépendait de l'abbaye saint-vaast d'Arras au XII ème siècle.
Les moines de cette abbaye y avaient probablement une maison de plaisance.
Les droits de l'abbaye furent reconnus en 1245.
Village détruit en 1917 lors dur ecul du front allemand sur la ligne Hindenbourg.
Billy-Berclau :
Les Billy-Berclausiens, 62138.
Autrefois :
Billiacum en 1024 pour Billy; Barcellero pour Berclau.
Prieuré saint sauveur fondé en 1024 par ledun.
Couvent de la pr^voté qui dépendait de l'abbaye saint-vaast, dont on voyait encore avant la guerre 1914-1918, quelques vestiges.
Une grande partie de la ville, les églises de Billy et de berclau furent détruites pendant cette guerre.
L'église de berclau ne fut pas reconstruite.
Billy-Montigny :
Les Billysiens, 62420.
Autrefois :
Billi, Billiacum.
Billy doit venir de By, proche de leys, pâturages.
Il existe un titre relatif à ce village de 1070, c'est un diplôme par lequel Eustache, comte de Boulogne et Ide sa femme, font une donation de terres situées à Billy à l'église cathédrale de Lens.
Par lettre de 1129, Rainold, archevêque de Rheims, reconnut que l'autel de Billy était une des propriétés de l'abbaye d'Hénin et confirma cette possession.
L'église de Billy était sour l'invoquation de St martin, comme un grand nombre d'autres du pays, et la cure était dessérvie par un religieux d'Hénin.
On voyait encore au XVIème siècle à Billy, un château fort qui avait appartenu à la famille d'Antoing .
La seigneurie de Billy, au moment de la révolution de 1789, était possédée par la famille de Brias qui a donné un archevêque au diocèse de Cambrai.
Une ferme a été construite sur les fondations de l'ancien manoir féodal.
Lieu occupé par les gaulois, puis les romains.
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Catastrophe minière en 1906.
Bimont :
Les Bimontois, 62650.
Autrefois :
Bimote en 1240.
La seigneurie a appartenu aux familles de Renty, d'Ostove et de Hure ou Urre.
Commune située "entre deux monts" sur la rivière Bimoise.
Eglise du XVIIIème siècle.
Blairville :
Les Blairvillois, 62173.
Autrefois :
Blarvilla et Blarevilla au XIIè.
Ce nom vient du vieux mot blairie, droit de pâturage accordé par un seigneur à ses tenanciers sur les terres dépouillées et bois non clos, ainsi que sur les chemins et dépendances du domaine public.
Ce droit était ainsi appelé parce que la prestation était en blé.
Dès le XIIème siècle, l'abbaye de St Vaast avait quelques droits sur ce village.
Ils furent reconnus par une bulle d'Alexandre III en 1169.
Le sire Guillaume de Blareville assite aux plaids de 1285.
Le village avait sa coutume particulière rédigée en 1507.
Commanderie des Templiers.
Village détruit pendant la 1ere guerre mondiale.
Blangerval-Blangermont :
Les blangervalois et els Blangermontois, 62270.
Autrefois :
Blaisel-au-val et Blaisel-au-Mont.
Blngerval et Blangermont ont fusionné en 1972.
Blangerval fut un comté dès 1661.
Blangy-sur-ternoise :
Les Blangiacquois, 62770.
Autrefois :
Blangiacum, Blangy-en-ternois au XIXè.
Présence des romains vers 50 avant jésus-christ.
Abbaye sous le règle de saint benoit, fondée pat sainte berthe en 682.
L'abbaye détruite par els normands en 892, est restaurée en 1031.
Le village fut érigé en comté par Clovis II en 644 en faveur de Rigobert.
Chef lieu de canton pendant la révolution.
Lieu de pélerinage à Ste Berthe.
Voir les bâtiments de l'ancienne abbaye (1771).
Dans l'église porte du XVIIè, bénitier (1625), sur l'autel, tête de Ste berthe en bois.
Blendecques :
Les Blendecquois, 62575.
Autrefois :
Blandiacum, Blendecques au XIXè.
Découverte de vestiges romains.
Ce lieu fut compris dans la donation faite par Adroald à ST Omer en 654.
Au XIVè, combat entre les Français et les flamands qui dévasta Blendecques.
Abbaye cistercienne ste Colombe fondée en 1186.
Maladerie.
Comté en 1664.
Vingt et un château ou maison de maître.
Bâtie en 1870 en imitation de style gothique, l'église possède quelques statues anciennes classées.
Bléquin :
Les bléquinois, 62380.
Autrefois :
Blekingahem.
Alenard, sire de Bléquin, fit hommage de sa forteresse au comte d'Artois en 1240.
Clocher en forme de pyramide à base hexagonale.
Bleriot-plage :
Petite station balnéaire, ainsi nommée en l'honneur de l'aviateur Louis Blériot :
On peut y voir le monument commémorant la première traversée du Détroit, le 25 juillet 1909.
Blessy :
Les blessiens ou les Blessois, 62120.
Autrefois :
Blessi.
Une partie du territoire fut donnée à l'abbaye Sainte Augustine de thérouanne en 1188, par Philippe d'Alasace.
La tour de l'église est du XVème siècle, les font baptismaux du XIIème.
Blingel :
Les blingellois, 62770.
Autrefois :
Blangiolum, Blinzet-en-la rivière.
Blingel fut un des villages accordé à l'abbaye St Berthe lors de sa fondation en 682.
Boffles :
Les Bofflois, 62390.
Autrefois :
Boves en 1274.
En 1472, les français de la garnison d'Amiens, mettent le village à feu et à sang.
Boiry-Becquerelle :
Les Boirysiens, 62128.
Autrefois :
Bourish pour Boiry, Bekereuil pour Becquerelle.
L'évêque Godescalc accorda en 1148, au chapitre d'Arras l'autel de Bourish.
Le hameau de Becquerelle est nommé Bekerel et Bekereuil dans les chartes.
Eustache, comte de Boulogne, dans son diplôme de dotation de l'église de Lens, en 1070, assigna à cette collégiale, un moulin sur Bekerel.
La terre de Becquerelle fut vendue en 1259, au comte Robert d'Artois, par Eustache de Milly, seigneur de Belregart, château alors situé sur la hauteur à proximité du village, puisque le curé du lieu était tenu d'y dire la messe deux fois par semaine.
Il ne reste aucune trace de ce vieux manoir.
Boiry-Becquerelle, érigé en paroisse en 1239, était avant cette époque, annexe de Boisleux-St-Marc.
Une maladerie et un hôpital y avaient été fondés au XIIIè siècle, ces fondations furent réunies, en 1698, à l'hôpital d'Arras.
Les Dames de la Thieuloye posédaient à Boiry une ferme importante.
Village détruit pendant la 1ere guerre mondiale.
La tour du château datait de 1751.
Boiry-notre-dame :
les Boyrisiens ou Buricellois, 62156.
Autrefois :
Buricellum, Bourich.
Notre-dame parce que Boiry dépendait de l'église Notre-dame de cambrai.
En 1064, St Liébert, évêque de Cambrai, était venu consacrer l'église de Boiry (buricellum).
Il y avait donné la confirmation.
Pendant la nuit qu'il passa dans la manse du chapitre, Hugues d'Oisy, son ennemi acharné, qui épiait tout ses mouvements, cerne la maison, en brise les portes, et après avoir tué ceux qui opposèrent de la résistance, il se présente devant la chambre où reposait le saint évêque.
C'est en vain que Wilbold, son prévôt, veut en défendre l'entrée et faire à son supérieur un rempart de son corps; il paie de sa vie son noble dévouement.
Hugues l'abat à ses pieds, s'empare de la personne du prélat, et le transporte nu en chemise, tel qu'il l'avait surpris au lit, en son château d'Oisy, où il fut détenu dans une tour jusqu'à ce qu'il fut délivré par ses partisans, avec l'aide de la comtesse Richilde.
La tour de l'église porte le millésime de 1577.
Village détruit pendant la 1ere guerre mondiale.
Boiry-saint-martin :
Les Boyrisiens, 62175.
Autrefois :
En 1098, Lambert, évêque d'Arras accorda l'autel de ce lieu à l'abbaye de St Vaast.
Cette concession fut confirmée en 1102, par le pape Paschall II.
Ce diplôme est le premier titre sur lequel St Vaast fonda ses droits de jruidiction sur ce village.
Il fut détruit pendant la 1ere guerre mondiale.
Boiry-sainte-rictude :
Les Boirysiens, 62175.
Autrefois :
Baireium en 646, Bourisch.
Boiry est nommée dans les chartes Bariacum et Bourisch.
Ce village est connu dès le VIIème siècle par la légende de Ste Rictrude
Ste Rictrude était dame de Boiry.
Son époux Adalbalde, duc de Douai, ayant été assassiné en Gascogne par les sicaires d'Ebroin, le 2 février 656, elle se retira dans son domaine.
Quoiqu'elle eut cinq enfants, elle se vit binetôt recherchée par plusieurs seigneurs qui convoitaient ses riches possessions.
Le roi Clovis II lui-même, jaloux de faire tomber son choix sur quelqu'un qui lui devrait cette haute fortune, vint la visiter quelques mois après.
Rictrude fit les honneurs de sonchâteau à son hôte royal avec toute la magnificence du temps.
A la fin d'un repas somptueux, le roi lui adressa de pressantes instances en faveur d'un de ses prétendants.
Rictrude, après avoir repoussée ces propositions avec dignité, et réclamé avec énergie les privilèges d'une noble franke, tira de son sein un voile béni par St Amand, et s'en couvrit en déclarant qu'elle se consacrait à dieu.
Le roi irrité quiita Boiry le jour même.
Rictrude se retira à Marchiennes et fit don de son domaine de Boiry à l'abbaye qu'elle fonda.
Elle mourut en 687.
Le diplôme de l'empereur Charles-le-Chauve de 877, confirma à l'abbaye de Marchiennes toute ses possessions.
Prieuré dépendant de l'abbaye de femmes de Marchiennes.
La coutume du temporel de Boiry-Sainte-Rictrude fut rédigée en 1507.
Les moines de cette maison étaient grands faiseurs de miracles
Ce village a été totalement détruit en 1917.
L'ancienne abbaye n'a pas été reconstruite.
Bois-bernard :
Les Bois-bernardins, 62320.
Autrefois :
En 1129, la cure de ce village était unie à celle d'Acheville.
En 1248, la justice appartenait au seigneur Balduin, à l'exeption des cas réservés à la juridiction du comte, savoir, le rapt, le meurtre et l'incendie.
Nemus bernardi en 1161.
Château fort détruit par les flamands en 1303.
Le terrassement des remparts est converti en jardin d'égrément.
La coutume locale fut rédigée en 1507.
Destruction totale au cours des combats de 1917-1918.
Boisdinghem :
Les Boisdinghemois, 62500.
Autrefois :
Bethlo-sylva en 600, Buosinghem en 788.
Charlemagne donne diverse propriétés de Boisdinghem à l'abbaye saint bertin.
En 1789, le domaine apartenait au comte de Thiennes.
Boisjean :
Les Boisjeannois, 62170.
Autrefois :
Bois-Saint-jean.
Une partied e l'ancienne commune de St André fut rattachée à Boisjean en 1832.
Maladerie.
Boisleux-au-mont :
Les Boisleusiens ou les Boislemontois, 62175.
Autrefois :
Bailues, Boislieux.
Boisleux relevait de l'abbaye saint vaast d'Arras.
Les droits de l'abbaye furent reconnus par bulles de 1136 et 1142.
Village détruit pendant la 1ere guerre mondiale.
L'église a été reconstruite mais les trois châteaux qui existaient à cette époque ont disqparus.