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Histoire du pas de calais
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Berlincourt-le-cauroy :

Les Berlencourtois, 62810.
Autrefois :
Bellincort au XIIIè.
Ignaucourt, Ingaucourt au XIIIè, était un fief relevant du comté d'Artois.
Cauroy, Kauretum, avait donné son nom à une branche de la famille de Beaufort.
C'est le début de la vallée de la Canche.

Berles-au-bois :

Les berlois, 62123.
Autrefois :
Berla et Bella.
L'autel de Berles fut accordé par l'évêque Liebert au chapitre d'Arras en 1070.
Un chevalier, Nicolas de beaucamp était seigneur de Berles et de Monchy en 1285, et son successeur Théobald assite come pair aux plaids du comte le 4 avril 1285.

Le village était divisé en deux sections connues sous les noms de Berles-Sire-Wistace et Berles-Monstier.
Souterrains-refuges.

Berles-Monchel :


Les Berles-Monchelois, 62690.
Autrefois :
Berla, Bella.
Cette terre relevait du château de Lens, donc du royaume.

Bermicourt :

Les bermicourtois, 62130.
Autrefois :
Berninocortis en 800.
Un diplôme de Charlemagne daté de 806 approuve la donation faite à St Denis par Ste isbergue, sa soeur, de la villa de Bermicourt.
Les seigneurs du village étaient vicomtes de la Thieuloye.
Le château à l'entrée du village est visible de la route.

Berneville :

Les bernevillois, 62123.
Autrefois :
Bernivillia.
Le village fit partie de la donation faite en 673 par le roi Thierry III à l'Abbaye St-Vaast d'Arras.
En 1102, le pape Paschall II confirma à l'abbaye l'autel de Berneville que l'évêque Lambert lui avait accordé en 1098.
Berneville fut chef-lieu de canton pendant la révolution.
Cette commune a été chef lieu de canton de 1790 à 1801.
Il y avait à cette époque 86 cantons.
Les cantons formés en 1790 apparaissent trop nombreux.
Une loi du 8 pluviose an 9 pose le principe de leur réduction.
Un arrêté du 9 brumaire an 10 (1801) ramène leur nombre à 43.

Bernieules :

Les bernieullois, 62170.
Autrefois :
Bernialles.
Le village formait une des douzes baronnies de Boulogne fondée en 1045.
Château féodal fondé vers 1040, détruit par incendie en 1645 le jour où le châtelain mariait sa fille.
Couvent des Carmes.
L'église bâtie en forme d'équerre, a gardé une tour du XVè.
Dans le choeur, un tableau du maître autel, toile du XVIIIè, provient des Carmes et représente Notre Dame du Mont-Carmel.

Bertincourt :

Les Bertincourtois, 62124.
Autrefois :
Bertini Cortis.
Ce village est du VIè siècle.
Il avait pour seigneur, en 1098, un chevalier nommé Gérard.

Près de l'église est l'entrée d'un de ses souterrains-refuges si nombreux en Artois et en Picardie, et où les habitants se retiraient avec leurs bestiaux et leurs provisions à l'approche des ennemis.
Béthonsart :

Les Béthonsartois, 62690.
Autrefois :
Betonsars.
Les familles de lannoy et de Lejosne ont possédé le domaine.
Un trésor fut trouvé lors de la restauration de l'église en 1732.

Béthune :

Les béthunois, 62400.
Autrefois :
Bey thun.
St Vaast qui précha dans la région au VIè, fonda la paroisse Notre Dame.
Herman 1er, seigneur de Béthune fit rebâtir l'église en 940, qu'il dédia à St Vaast.
C'est vers cette date qu'il faut voir l'accroissement de Béthune autour d'un château.
Au XIè, cette ville avait pour seigneurs les avoués de St Vaast d'Arras.
En 1248, Béthune passa aux comtes de flandre, puis à Philippe le Hardi, duc de Bourgogne.
Louis XI l'occupa à la mort de Charles le téméraire (1477); en 1498, elle fut rendue par Louis XII à maximilien 1er.
Charles d'orléans la conquit sur els espagnols en 1645 et le traité des Pyrénées l'attribua à la france (1659).
elle fut alors fortifiée par Vauban.
Le prince Eugène la prit en 1710, mais le traîté d'Ultrecht (1713) la remit à la france.
La région marécageuse d'alentour servit en 1813 de refuge aux réfractaires contre lesquels Napoléon 1er envoya en vain ler général de rébeval.

Beugin :

Les beuginois, 62150.
Autrefois :
Baginii, belgin.
Le village était tenu de l'église saint denis de reims puis du prieuré d'Houdain en 1132.

Beugnâtre :

Les beugnatrois, 62450.
Autrefois :
Buignastre, Bugnastre.
Ce vilage est antérieur au XIIè siècle.
L'abbaye d'Anchin à eu des droits à la collation de la cure.
Au XIIIè, le domaine relevait de Longastre.
Ses armes étaient peintes sur les vitraux de l'église.
Jean de Buignastren chevalier, figure comme pair aux plaids du comte, tenus à bapaume en août 1286.
Il passa ensuite entre les mains des familles de Magnicourt, Pronville et Vignacourt.

Episode à Beugnâtre :
Le 4 janvier 1871.
Le lendemain de la bataille de Bapaume, quelques soldats français, mourant de faim et accablés de fatigue, arrivent à Beugnâtre.
Dans une masure, une pauvre vieille femme leur donne ce qui lui reste après le pillage : quelques pommes de terre et un peu de bière.

Beugny :

Les beugnois, 62124.
Autrefois :
Bugni, Buigni.
De Wasserva, baron de Marche, fut le dernier seigneur du village.
Village presque entièrement détruit pendant la 1ere guerre mondiale.

Beussent :

Les beussentois, 62170.
Autrefois :
Beussen.
Engoudsent formait une des douze baronnies de Boulogne en 987.
L'ancienne église s'est effondrée le 12 mai 1873, cinq minutes après la leçon de catéchisme.

Beutin :

Les beutinois, 62170.
Autrefois :
Beuttin.
En 1171, le village était une annexe d'Attin.
Il releva ensuite du château d'Etaples.
Le choeur de l'église, de conception curieuse, date de 1540 environ.
Autrefois, on pouvait louer chez "Bibi" Dachicourt dit "l'amiral", en baie de Canche, des canots pour aller du Touquet jusqu'au terminus de Beutin appelé le Franc-Picard.

Beuvrequen :

Les beuvrequentois, 62250.
Autrefois :
Beuvrequent en 1215, beuvreuquin au XIXè.
La seigneurie dépendait de l'abbaye saint-bertin.
Village situé sur la Slack.
C'est sur son petit territoire que s'est abattu, le 22 septembre 1909, le capitaine Feber pionnier de l'aviation.
L'aviateur se trouvait à une très faible hauteur lorsque l'aile gauche de son biplan vint heurter le sol.
Cet officier s'était occupé d'aviation dès 1898.
En 1899 sur un planeur qui pesait 30 kilos pour 3 mètres d'envergure et 8 mètres de surface, il se lançait d'un sommet des environs de Genève : il commançait son éducation d'homme oiseau.

Beuvry :

Les beuvrygeois, 62660.
Autrefois :
Bevriacum, bévri.
Le domaine fut donné à l'abbaye de Marchiennes dès 878.

L'empereur Charles le Chauve lui en confirma la propriété par un diplôme de la même année.
Beuvry y est-il dit est située au pays de Pevel, ce qui prouve que ce canton était bien plus étendu que de nos jours.
Il est encore mentionné dans un titre de Bauduin de Lille, de l'an 1044, dans une bulle d'Innocent II de l'an 1141 et dans un diplôme de Philippe d'Alsace du 26 avril 1176.

Des lettres de confirmation de cette propriété, furent expédiées au mois de septembre 1246, par Margurite, comtesse de Flandre et de hainaut.

L'abbé de MArchiennes, était seigneur, curé primitif, collateur et décimateur de beuvry.
L'église paroissiale était dédiée à St Martin.

La possession de cette terre occasionna plusieurs différents entre les seigneurs des environs et l'abbaye, mais les avantages restèrent toujours à l'abbaye.

Dans la paroisse de Beuvry se trouvait la ferme dite Cours au bois, dont on avait prétendu faire un endroit considérable, parce que ce lieu se nommait anciennement Thiery Mès.
Un moine de Marchiennes dit que Thierry Més avait été habité par les romains et qu'il avait eu une grande importance, mais il paraît que ce n'était qu'un rendez vous de chasse, que Thierry avait choisit parce que les cerfs y abondaient.

Dans le voisinnage de cette commune, on remarquait le château de Le Loire, bâti en 1401 par Louis du Quesnoy, tué à la bataille d'Azincourt en 1415.
Divers seigneurs de cette maison ont figuré avec honneur dans les Cours de France et d'Espagne.

L'autel fut accordé à l'évêque d'Arras en 1152.
Jean de Nédonchel, seigneur de Beuvry, vendit son domaine en 1266 au comte d'Artois.
Le dernier seigneur fut le prince de Ghistelles d'éclimeux.
Forteresse détruite n 1740.
Prévoté de Gorre dépendant de l'abbaye de St Vaast d'Arras.


 


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