Vitry-en-artois :
Les Vitryens, 62490.
Autrefois :
Victoriacum, Vitrei, Vitris.
Occupation néolithique probable.
Un embranchement de la voie romaine de Cambrai à tournai traversait Vitry.
Les romains y construisirent un château qui fut occupé par Chlodion en 446.
Découverte de tombes mérovingiennes.
St Martin,y prêcha l'évangile vers l'an 360, et y fonda une église.
Chlodion, roi de Franks, dans sa première invasion en 446, occupa cette forteresse, qui devint sous ses successeurs, une maison royale.
C'est là, que s'accomplit, en 575, une de ces sanglantes tragédies qui impriment au temps de la première race un caractère de férocité.
Sigebert, roi d'Austrasie, poursuivant Chilpéric, son frère, roi de Neustrie, enfermé dans Tournai, vint camper à vitry avec son ost.
Il y fut assassiné par deux émissaires de l'exécrable Frédégonde.
Chilpéric, délivré, fit enterrer à lambres le malheureux Sigebert.
Clotaire II, peu de jours après sa naissance, fut amené à Vitry comme dans une place de sureté, en 584, sa mère Frédégonde l'y fit élever pendant quatre mois, et le fit proclamer roi après le meurtre de Chilpéric, son époux.
En 837, le comte Everard, gendre de Louis-le-Débonnaire, donna Vitry par son testament à son quatrième fils Rodolphe, à l'exeption de l'église qui avait été précédemment assignée à l'abbaye de Cysoing.
Ce bourg vit successivement passer les nombreuses armées de l'empereur Henri III marchant contre Bauduin, comte de Flandre (1054), du roi de France Philippe 1er, dans sa guerre contre Robert-le-Frison (1070), de Philippe-le-Bel qui y campa pendant quarante jours en 1302 avec 80 000 hommes, en attendant l'occasion de châtier les flamands, enfin du prince Eugène en 1710.
Ville fortifiée.
Le château fut démantelé en 1542 par le duc de Vendôme et détruit depuis.
La maladerie, fondée à Vitry, à la fin du XIIè siècle, fut réunie à l'hôpital St jean d'Arras en 1698.
Vitry était tenu de l'évêché d'Arras, sa possession avait été confirmée par la cour de parlement en 1231.
Sigebert, roi d'Austrasie, y fut assassiné en 575 par deux émissaires de frénégonde.
Ville détruite pendant la 1ere guerre mondiale et bombardée durant la seconde.
Waben :
Les Wabeniens, 62180
Autrefois :
Wabanum, Waban.
Découverte d'un cimetière mérovingien.
Ancien bourg fortifié où l'on entrait par les portes de la Barre et de Verton.
Franchises comunales en 1199.
Le village appartenait à l'abbaye St Riquier en 823.
Château fort.
Chef-lieu de canton pendant la révolution.
L'église a gardé quelques restes des XI et XIIè siècles, noyés dans les murs.
Elle ressemblait à celle de groffliers et fut ruinée comme elle.
Le transept et le choeur ont disparu.
Seule la première arcade du bas, côté sud est encore visible dans le mur.
Wacquighen :
Les Vacquinghenois, 62250.
Autrefois :
Vacaria.
Le village relevait en 1131 de Wimille.
Wail :
Les Wallois, 62770.
Autrefois :
Wal.
Relevait en 1201 de la baronnie de Filièvres.
La seigneurie de Wail et Quatre-vaux appartenait dès 1550 à la famille de hautecloque.
Couvent des recollets fondé en 1503.
Valentin formait un fief particulier avec un château à tourelles.
Chef-lieu de canton pendant la révolution.
Wailly ou Wailly-lès-Arras :
De vallis, valon.
Les Waillysiens, 62217.
Autrefois :
Ce village fit partie de la dotation de l'abbaye de Corbie, fondée en 662 par la reine Bathilde, au nom de Clotaire III.
En 1096, Willem, sire de Wailly, figure au tournoi d'Anchin.
Dans une déclaration des dettes du comte d'Artois du 1er juillet 1274, un sire Pierre de Wailly est repris comme créancier de ce prince pour frais de tournoi.
Dans les derniers jours de 1414, le roi Charles VI se loge à Wailly, pendant que son armée faisait les approches d'Arras.
Il y eu près du village des escarmouches entre les gens du roi et ceux du duc Jean de Bourgogne
L'église, le château et les registres paroissiaux ont tous été détruits pendant la guerre 1914-1918.
Le cimetière a été déplacé, d'où pour les généalogistes l'intérêt de la pierre à l'entrée de l'église rappelant le nom de la famille Le Gentil, censiers de l'abbaye depuis 1700.
Wailly-Beaucamp :
Les Wailly-Beaucampois, 62170.
Autrefois :
Walliacum, Wailly.
Walter de wailly accorde des dîmes à l'abbaye de St Josse en 1224.
Wambercourt :
Les Wambercourtois, 62140.
Autrefois :
Walberti en 1042.
La seigneurie a appartenu à différentes familles parmi lesquelles celle de Créquy.
L'église a été entièrement restaurée.
A l'extérieur, cadran solaire.
A l'intérieur, curieuse statue de Ste Anne.
Le château : voir
Wamin :
Les Waminois, 62770.
Autrefois :
Commanderie fondée en 1254 par les chevaliers de St-Jean de Jérusalem.
Le domaine devint marquisat en 1693 et le dernier marquis fut de la famille de Flechin.
Wancourt :
Les Wancourtois, 62128.
Autrefois :
Wancourt, appelé dans les chartes des XIè, XIIè et XIIIè siècles, Wahenkurt, Waencort et Waencourt, tire son nom du celtique, wan ou wand, muraille, et de cor, type du latin cortis, curtis, enclos, demeure.
St Autbote, vulgairement St Obode, natif d'Irelande y prêcha l'évangile au VIIè siècle.
Pendant le long séjour qu'il fit dans ce village, il purgea les fontaines d'un énorme dragon, qui était la terreur du pays, et assainit par des travaux, cet endroit marécageux.
Ces bienfaits le firent choisir par les habitants pour leur patron.
Les seigneurs du village étaient bannerets d'Artois dès 1106.
Eustache de Neuville y fonda en 1219 ou 1227, una abbaye de filles de l'ordre de Citeaux, sous le nom d'abbaye du vivier, vivarium et viviarum.
wancourt avait sa coutume locale qui était commune au village de Guémappe.
Elle fut rédigée en 1507.
En 1789, le domaine appartenait à la comtesse de Lauraguais.
Village détruit pendant la 1ere guerre mondiale.
Wanquetin :
Les Wanquetinois, 62123.
Autrefois :
Wanquet, Wanktein.
Ce village est nommé dans les chartes Banquetin, Wanquet, Wanktein.
Le radical celtique wan ou wand, veut dire muraille, par extension, maison.
Littéralement demeure de Quentin.
En 1070, l'évêque Liébert accorda au chapitre d'Arras l'autel de Waquentin.
Un chevalier nommé Sandrart, était seigneur du lieu en 1078.
En 1270, des sergents d'Artois ayant fait une arrestation sur la terre de l'église, furent condamnés, le 16 août, à en donner réparation.
Une partie de la population de Wanquetin profese la religion protestante.
Un temple à son usage y a été élevé.
Souterrain-refuge.
Wardrecques :
Les Wardrecquois, 62120.
Autrefois :
Werbrecke au XIIè.
En 1246, le domaine fut confisqué au profit du comte d'Artois.
Il appartint ensuite à la famille de Lannoy de Briois d'Hulluch.
L'église avec une nef de 1524, un choeur du XIIè, possède un bel ensemble de boiseries Louis XV.
Warlencourt-Eaucourt :
Les Warlencourtois, 62450.
Autrefois :
Loncurtis, Wallincort, De Vallis, vallon.
Ce village est fort ancien.
Nommé Wallencort dans un acte d'échange du XIIè siècle, entre Adam, seigneur du lieu et l'abbé d'Eaucourt.
Découverte d'objets d'époque romaine au lieu-dit la Motte de warlencourt.
En 1047, Godfrid de Wallincorte figure dans une charte de beauduoin, comte des Flandres.
Abbaye d'Eaucourt de l'ordre de St Augustin fondée en 1101 par l'ermite Odon.
Il obtint l'année suivante un diplôme d'institution de l'abbaye sous la règle de St Augustin.
Ce diplôme de Lambert, évêque d'Arras, nomme Eaucourt, Aquarum Curtarum, d'autres chartes le nomment Ayali Curia et Ailncurt.
En 1695, les bois et garennes d'Iocourt appartenaient au roi.
En 1124, l'autel de ce village fut accordé à l'ababye d'Eaucourt par l'évêque Robert.
Elle fut enrichie de privilèges par lambert de Guînes, évêque d'Arras.
les chanoines d'eaucourt étaient sous la juridiction des évêques d'Arras.
Village détruit pendant la 1ere guerre mondiale.
Warlencourt-lès-pas ou lez-Pas :
Les Warlincourtois, 62760.
Autrefois :
Vallincourt.
Ermitage fondé par St Kilien au VIIè.
Chapelle construite vers le XIIème siècle en souvenir de Saint-Kilien, fut rasée pendant la révolution et réedifiée en 1865.
On dit que St Kilien (mort à Aubigny en 669) s'était construit un ermitage près de la source de la petite rivière qui a retenu son nom.
Les croyances populaires attribuent à l'usage de l'eau de la fontaine St Kilien la vertue de guérir la noue des enfants.
Quoique l'eau froide, agissant comme tonique, puisse fortifier les membres débiles, on ne saurait trop s'élever contre l'immersion des enfants noués, dont l'affection n'est qu'un rachitisme organique.
Le hameau de Bellevue, situé sur la route d'Arras à Amiens, dépend de Warlincourt.
Les premières habitations datent de 1760.
Warlus :
Les Warlusiens, 62123.
Autrefois :
Garluise, Warluis.
Ce lieu a porté les noms de Garluisc et de Warluis, ce qui peut faire croire que ce nom vient de Garloesius, St Urloux, abbé vivant au Xè siècle, et honoré à notre dame d'Amiens sous le nom de St Ouarloux, en Wallon, Warlux.
En 1102, le pape Paschall II confirma à l'abbaye St Vaast, la possession de l'autel de Warlus que l'évêque Lambert lui avait accordé en 1098.
Boucquel fut le dernier seigneur du village.
Château.
La tour de l'église porte le millésime de 1550.
Warluzel :
Les Warluzelois, 62810.
Autrefois :
Warluizel en 1110.
Un fief nommé Vaudru appartenait aux chevaliers St jean de Jérusalem.
Les seigneurs de Warluzel portaient le nom du village et certains d'entre eux furent célèbres.
Le Wast :
Les Wastiens, 62142.
Autrefois :
Vasconvillare, Watrum.
En 668, il existait un monastère qui fut détruit par les normands en 882.
Rétabli en prieuré, il appartenait en 954 à l'abbaye St bertin.
Renaud, comte de Boulogne, soumit ce prieuré à l'abbaye d'Andres en 1207.
Ste Ide de Lorraine décéda au château de Wast en 1122.
Le manoir date de 1766.
Le porche de l'église est classé.
Il rappelle par son style le souvenir de Godefroy de Bouillon (1061-1100) chef de la première croisade.
Sa mère, Sainte ide, fut enterrée dans la commune.
Wavrans-sur-l'Aa :
Les Wavranais, 62380.
Autrefois :
Wavrantis villa.
Ce lieu existait en 510.
Importants dégâts pendant la 1ere guerre mondiale.
Choeur et nef de l'église du XVIè, tour de 1731.
Jolis autels latéraux avec retables anciens et statue du XVIè.
Wavrans-sur-ternoise :
Les Wavransois, 62130.
Autrefois :
Waverans au XIIè.
Wavrans dépendait du chapitre de Thérouanne.
Jean d'Authieule, seigneur du village, périt à Azincourt en 1415.
Deux moulins dont un à huile.
Un château.
La banlieue de St Pol s'étendait jadis jusqu'à l'église de Wavrans.
Westrehem :
Les Westrehemois, 62960.
Autrefois :
Westringhues figure en 827 dans la donation de Gontbert faite à l'abbaye St bertin.
Westrihem en 1089.
Avant la révolution, la seigneurie appartenait au vicomte de fruges.
Wicquinghem :
les Wicquingeois, 62650.
Autrefois :
Wicquengahem en 844.
Deux moulins à vent.
Remilly-wirquin :
Les Remilly-wirquinois, 62380.
Autrefois :
Rummilly-le-comte, Rumilliacum en 654.
En 690 Eodbert vendit ce village à l'abbaye St bertin qui y fonda un prieuré.
Widehem :
Les Widehemois, 62630.
Autrefois :
Widingahem cité en 858 dans les possessions de l'abbaye St bertin.
Wierre-au-bois :
Les Wierrois, 62830.
Autrefois :
Wilera.
St Wulmer y fonda un monastère de filles en 688.
Heremberthe, sa nièce, en fut la 1ere abesse.
Détruit par les normands en 882, l'établissement devint une prévoté de l'abbaye St Wulmer de samer, en 937.
Château fort.
L'église comprend unchoeur du XVè ou du XVIè, une tour centrale du XVIIIè avec rez-de-chaussée de l'époque du gothique flamboyant, et une nef du XVIè, avec une chapelle latérale ajoutée en 1890.
C'est dans le château que Sainte Beuve (1804-1869) passa les vacances de sa jeunesse.
Wierre-Effroy :
Les Wiérois, 62720.
Autrefois :
Villeria en 668.
En 827, le village fut compris dans la donation de Gontbert faite à l'abbaye St bertin.
Monastère fondé en 850, détruit peu de temps après par les normands.
Eglise modeste, privée en 1826 de son portail roman remplacé par une façade sans intêret, la nef du XIIè a elle aussi beaucoup souffert au XIXè, la tour également du XIIè, possède au rez-de-chaussée une voûte du XVIè.
Elle est surmontée d'une flèche, reconstruite en 1722.
Légende :
Au XIème siècle, Godeleine était d'une rare beauté...
Berthoult, un puissant seigneur au caractère violent et soupçonneux...
Ils se marièrent...
Bientôt, il la fit étrangler!!!
L'église de Wierre-Effroy contient des scènes rappelant le martyr de Godeleine.
Willememan :
Les Willemanois, 62770.
Autrefois :
Vilmans.
Ancien marquisat.
Le domaine appartenait en 1789 à la maison de pressy.
Willeman occupe une petit vallon, dominé par les bois.
Le clocher fortifié
Willencourt :
Les Willencourtois, 62390.
Autrefois :
Willelmi curtis.
Abbaye fondée au XIIè.
Commune située sur la vallée de l'Authie.