La Thieuloye :
Les Thieuloisiens, 62130.
Autrefois :
La Thieuloy.
Simple hameau de Monch-breton, La Thieuloye devient commune en 1793.
Thièvres :
Les Thiévrois, 62760
Autrefois :
Ce lieu semblerait être Teucera, station romaine marquée sur la table de Peutingen.
Thieuvres en 1269.
Thièvres dépendait du comté de St Pol.
En 1567, le seigneur de Thi-vres comparut à la rédaction des coutumes d'Amiens.
Thièvres se trouve au confluent de la Kilienne et de l'Authie.
On y a trouvé, des armes gauloises assez bien conservées et onze tombeaux de pierre dans un champ à gauche de la rivière, qui en a pris le nom de champ à lugets (cercueils).
Tigny-Noyelles :
Les Tygniens ou Tigny Noyellois, 62180.
Autrefois :
Dès 1185, l'abbaye de Dommartin avait des propriétés à Tigny.
jean de Tigny fut tué à Azincourt en 1415.
Noyelle, Nigella appartenait en 823 à l'abbaye St Riquier.
Tilloy-lès-Hermaville :
Les Tilloysiens, 62690.
Autrefois :
Tiliacetum, Thilloy.
Le prieuré d'Aubigny avait des parts de dîmes à Tilloy.
le dernier seigneur fut le comte Waziers de Roncq.
Tilloy-lès-Mofflaines :
Les Tilloysienss, 62217.
Autrefois :
Thilgidum, Thiloy.
Reconnu dans les possessions de St Vaast par le diplôme de l'évêque Vincidien en 674.
Le revenu de ce lieu fut assigné en 870 par l'archevêque Hincmar, pour être employé en oeuvres pies.
Quoique ce village fut de la juridiction de St Vaast, l'évêque Liebert accorda l'autel au chapitre d'Arras en 1070.
Le bois de Mofflaines, NemusMoffinence, dépendait aussi de l'abbaye.
Il s'étendait de Thilloy à Feuchy, ne comprenant pas moins de 1500 mesures.
Quelques habitations construites sur la lisière portaient le nom de Villa de mofflines.
Un oratoire y existait, et la posession de l'autel fut comfirmée à l'abbaye en 1098 par l'évêque Lambert.
En 1238, par suite d'une grave dissencion entre Martin, abbé de St Vaast, et la comte Robert d'Artois, touchant les limites de leur juridiction, ce dernier envoya des hommes d'armes qui brûlèrent la Villa de Mofflaines.
Un accord intervint en 1245.
Il fut réglé que l'abbaye ne pourrait pas enclore le bois, et que le comte y avait toute juridiction, hors le droit de garenne.
Le bois avait beaucoup souffert pendant le siège d'Arras de 1414, et la villa avait été brûlée .
Jean de Méricourt, abbé de St Vaast, fit rebâtir les habitations et repeupler le bois en 1416.
Pendant le siège d'Arras en 1477, l'armée de Louis XI détruisit 5000 chênes.
Elle fut aidée par les riverains qui profitèrent de cette occasion pour piller.
Dans le siècle suivant commencèrent les défrichements réguliers, et sur l'emplacement du bois s'éleva la belle ferme de Court-au-bois.
Le 3 juillet 1654, la cavalerie espagnole établit ses quartiers à Tilloy et à la Court-au-bois.
Le prince de Ligne et l'archiduc se logèrent à la ferme.
Cette grande exploitation est aujourd'huy démembrée.
Village détruit pendant la 1ere guerre mondiale.
Tilly-Capelle :
Les Tillaciens, 62134.
Autrefois :
Tillia en 1042.
La cure qui appartenait au chapitre de Thérouanne fut cédée en 1611 à l'église de Boulogne.L'origine du nom de la commune viendrait de tiliacetum, lieu planté de tilleuls.
Tilques :
Les Tilquois, 62500.
Autrefois :
Tilleka.
En 877, le vilage fut compris dans la donation d'Hunroc faite à l'abbaye ST Bertin.
Tincques :
Les Tincquois, 62127.
Autrefois :
Tanquis en 1070, Tinques au XIXè.
Béthencourt, betenkort en 1182.
Tincquette était connu au XIIIè.
Vandelicourt, Vandelikort, lieu maintenant disparu.
Trois moulins à vent.
En 1941, chute d'un avion chasseur anglais dont l'aviateur sortit indemne grâce au courage des habitants du vilage.
Tingry :
Les Tingryens ou Tingriacois, 62830.
Autrefois :
Tingriacum.
Village compris dans la donation de Gontbert faite à l'abbaye ST Bertin.
Château fort, avec d'importants souterrains, bâti par le père de Godefroy de Bouillon.
Tingry formait une principauté dès 1587.
Tollent :
Les Tollentois, 62390.
Autrefois :
Tholent au XIIIè.
Coutume locale rédigée en 1507.
Située sur la rive gauche de l'Authie dans un site verdoyant, le nom de la commune viendrait de Tholus, donjon.
Torcy :
Les Torcyens, 62310.
Autrefois :
Torchi.
Le village a donné son nom à une famille distinguée.
Il relevait de St Pol en 1150.
Baronnie en 1738.
Tortefontaine :
Les Tortefontainois, 62140.
Autrefois :
Abbaye de Dommartin transférée, vers 1162, de St Josse-au-bois.
Elle avait été fondée en 1120 par Milon, son 1er abbé, et avait adopté la règle nouvellement établie de St Norbert.
Au moyen âge, elle appartenait au diocèse d'Amiens.
En 1635, l'abbaye, occupée par les espagnols, fut détruite par les français.
Elle fut supprimée à la révolution.
Dommartin, Rimacus au VIIè puis Dominum Martini, commune indépendante jusqu'en 1834.
Tortequesne :
Les Tortequesnois, 62490.
Autrefois :
Torteken, Torquenne dans les chartes.
Ce nom semble indiquer un lieu consacré à Thor ou Teutatès, dieu de la guerre chez les gaulois, au temps ou le culte druidique florissait en cette contrée.
Le chevalier Frémin de Torteken, figure au tournoi d'Anchin en 1096.
Au XIIè siècle, ce village dépendit de la châtellerie de l'Ecluse.
Village en partie détruit pendant la 1ere guerre mondiale.
Avant 1789, Tortequesne ne faisait pas partie de l'Artois.
C'est une des cinq communes qui a été détachée de la Flandre pour former le Pas de calais.
Le Touquet-Paris-Plage :
Les Touquettois, 62520.
Autrefois :
Le territoire inoccupé jusqu'au début du XIXè, apaprtenait avant la révolution à l'abbaye St Josse.
Détaché de Cucq, le Touquet et quelques hameaux forment une nouvelle commune en 1912.
Château Dalloz.
Ville en partie détruite pendant la seconde guerre mondiale.
Tournehem-sur-la-hem :
Les Sarrasins, 62890.
Autrefois :
Thurnehemum, Turnemus.
Passage et halte de Jules César puis du roi Arthur en 551.
La seigneurie appartenait au comté d'Artois uis au grand bâtard de Bourgogne.
Château restauré et fortifié en 1179, bourg également fortifié.
Importants souterrains.
Franchise communale en 1273.
Lieu rasé en 1595.
Chef-lieu de canton pendant la révolution.
Tournehem, d'abord terre du comte de Flandre, entre dans le domaine du premier comte de Guînes, Sifrid le Danois.
Baudoin II en fait au XIIème siècle, une forteresse importante dont Ferrand, comte de Flandre, s'empare en 1213.
Possession anglaise, pour peu de temps, après la prise de Calais (1352), Tournehem, reconquis par Philippe le Hardi en 1377, devient flamango-bourguignon.
Antoine de Bourgogne porte la ville à son apogée.
Son château qu'il agrandit et embellit est le rendez vous des princes et des savants.
Erasme y séjourne à plusieurs reprises.
Le lutte de François 1er contre les impériaux est fatale à Tournehem, dont le duc de Vendôme s'empare en 1542.
Le château est démentelé ; la place, livrée par le traîté de Crespy (1544) aux espagnols qui la restaurent, brûlée et saccagée par les français en 1552, ,e connaîtra la paix qu'avec le rattachement de l'Artois à la France.
Tournehem se rebâtit avec difficulté.
L'église s'enrichit tout au long du XVIIIème siècle.
Les paroisiens de Tournehem étaient généreux.
mais peut-être ces gens si pieux étaient-ils assez fiers de voir souvent dnas leur petite ville la femme de leur seigneur, un des fermiers généraux de Louis XV, le Normand d'Etioles.
Née Jeanne Poisson, elle est célèbre sous le nom de marquise de Pompadour.
Tramecourt :
Les Tramecuriens, 62310.
Autrefois :
Tramcort existait au VIIè.
Tramecourt a donné son nom à une famille déjà mentionnée en 1200 et dont l'un des lointains descendants fut pair de france sous Charles X, au XIXè.
Village situé près du site de la bataille d'Azincourt.
Eglise : tour 1570, nef 1612, nombreuses dalles funéraires, clefs pendantes.
A côté magnifiques château et manoir.
De la grille d'entrée on peut voir le château du XVIIIème.
L'église est la plus riche du canton sur le plan épigraphique.
Le transloy :
Les Translovens, 62450.
Autrefois :
Tremuletum, Trasnoy.
le village était au XIè, une dépendance de Rocquigny.
En 1097, le Transloy devient une possession de l'abbaye d'Arrouaise.
Situé sur la route de Peronne, ce village est nommé dans les chartes trasnoy et Trambloy : de tremeletum, lieu planté de trembles.
Cette localité aujourd'huy si importante n'était au XIème siècle, qu'un pauvre hameau dépendant de la paroisse de Rocquigny, et où naquit l'ermite Roger, l'un des trois fondateurs de l'abbaye d'Arrouaise.
La terre du Transloy fut donnée en 1097, à ce monastère apr Clémence, fille de Guillaume de Bourgogne, épouse de Robert-le-Jeune, comte de Flandre.
Un sire, Guillaume de Trambloy est repris dans un acte du 1er juillet 1274, comme créancier du comte d'Artois pour frais de tournoi.
Ce territoire faisait partie, au Xème siècle, d'un district forestier, connu dans les chartes sous les noms d'Atrewasia et Arrosia in arida Gamantia Arrouaise.
Cette immense forêt, s'étendait depuis Albert jusqu'à la Sambre vers les Ardennes, vingt cinq lieues de l'Est à l'Ouest.
Du coté d'Albert, on trouve le bois d'Arrouaise, Sailly et Maisnil en Arrouaise et vers la Sambre, d'autres bois du même nom, Gouy, Montigny et Vaulx en Arrouaise.
C'est au sud du transloy, au lieu nommé le tronc Bérenger, auparavant point de réunion de la troupe de ce brigand, que trois ermites, Roger, Heldemar et Conon, construisirent, vers l'an 1090, une pauvre cabane de feuillage, réunirent quelques pieux cénobites, et obtinrent en 1097, de Lambert, évêque d'Arras, un diplôme d'institution de l'abbaye d'Arrouaise, sous la règle de St Augustin.
La même année, l'ababye naissante fut dotée de plusieurs propriétés, et s'enrichit ensuite de nombreuses libéralités.
Bientôt le monastère s'éleva, et l'église fut consacrée en 1106, par les évêques d'Amiens et de Thérouanne, en présence de cent cinquante chevaliers.
Sous l'épiscopa d'Alvise, l'abbaye devint chef d'ordre, et la congrégation dite d'Arrouaise, compta vingt huit abbayes.
Bataille du 28 août 1914.
Trescault :
Les Trescaultois, 62147.
Autrefois :
Trescaltum.
On retrouve ce mot légèrement modifié dans le teuton Wald, forêt.
Trescault relevait d'Havrincourt au XIIè, il fut saccagé en 1159, par l'armée du comte de Flandre.
De ce village dépend la ferme de Bihem, jadi Billehem, dont le nom est tiré de billus, branche d'arbre, et hem, habitation.
Ce teritoire dépendait enciennement de la seigneurie de Saucourt-en-cambrésis.
Du celtique gault, littérallement les trois bois.
La région était recouverte autrefois par la forêt d'Arrouaise.
Troisvaux :
Les Trivalois, 62130.
Autrefois :
Tresvalles.
La seigneurie a appartenu successivement aux familles De Raulin, de griboval, de la Vielville et de Bryas.
Du XVIè à la révolution, les Randin étaient seigneurs de Belval.
Article réalisé avec l'aimable participation de Daniel Wiart
Un monastère de religieuses trappistines se trouve à Troisvevaux.
Tubersent :
les Tubersentois, 62630.
Autrefois :
Torbodessa en 854.
Le village était compris dès 858 dans les ossessions de l'abbaye St bertin.
Importants combats en 1591 pendant la ligue.
Vacquerie-le-Boucq :
Les Vacariais, 62270.
Autrefois :
Vacaria en 1137.
Boucq, de Boscus voulant dire bois.
Les français brûlèrent et pillèrent ce village en 1472.
De vacaria, jachère, terre inculte.
Mais pourquoi le Boucq?
Certains ont imaginés qu'il y avait à l'origine des hommes avec des barbiches, portant le bouc ou il y avait un point commun avec l'animal.
Il n'en est rien et il vaut mieux reprendre l'explication donnée par Harbaville : "le mot boucq est tiré du teuton busch."
Vacqueriette-Erquières :
Les Vacqueriettois et les Erquiérois, 62140.
Autrefois :
Vaqueric.
Erquières, Erqier.
Fusion des deux communes en 1972.
Importants dégâts pendant la seconde guerre mondiale, église démolie.
Valhuon :
Les Valhuonais, 62550.
Autrefois :
Vallis Hugonis.
En 1065, Hugues 1er, comte de St Pol avait une résidence à Valhuon.
Valhuon doit-il son nom au château possédé par Hugues, comte de St Pol ou signifie-t-il vallée des boeufs?
Il s'était appelé dit-on, Val Bovon.
Vaudricourt :
Les Vaudricourtois, 62131.
Autrefois :
Roderici, Rodricourt.
Lambert, évêque d'Arras, accorde l'autel du village en 1097 à l'abbaye St Eloi.
La seigneurie appartenait en 1789 à la famille de beaulaincourt de Marles.
Construite en briques et pierres sur un soubassement de grès, la petite église de Vaudricourt est enclavée dans le parc du château.
Le clocher carré, daté de 1672 se termine par une belle flèche en pierre ajourée de roses et ornée de crochets.
On verra à l'intérieur plusieurs pierres tombales du XVIIème siècle.
Vaudringhem :
Les Vaudringhemois, 62380.
Autrefois :
Wabringhem.
En 1215, le seigneur se nommait Eustace, il fut témoin d'une donation faite au monastère de St léonard par Guillaume de Guînes.
Son successeur fit hommage de sa terre au comte d 'Artois.
Eglise, choeur du XVIIè, une statue du XVIè.
Vaulx :
Les Valois, 62390.
Autrefois :
Vallis.
Les vieux mots, Val, vois, vais et vaux, signifient vallon ou vallée.
Landelin, disciple de St Aubert, nacquit à Vaulx en 623.
En 1071, Burcard, sire de Vaulx, figure comme témoin d'une donation faite par l'évêque Liebert.
Cette terre fut vendue, en 1219, par Bauduin de Barastre, à Hévelon, bailli de Bapaume.
Quelques années après, il obtint du comte le droit de haute justice, à l'exception des cas réservés; savoir, le rapt, le meurtre et l'incendie.
Hugues de Longueval, l'acquit le 16 mai 1444 de Simon de Gonnelieu et de Jean de Vaulx.
Elle resta longtemps dans cette noble maison.
La famille de Vaulx portait trois lions sur son écu.
Longueval était bandé de vair et de gueules de six pièces.
Il existe à Vaulx un souterrain-refuge.
L'église renferme un tombeau très remarquable d'un des anciens seigneurs.
cette commune fut chef-lieu de canton en 1795.