Saint-Nicolas :
Les Médiolanais, 62223.
Autrefois :
Méaulens, Saint-Nicholay-en-Miaulens, Saint-Nicolas-les-Arras.
Situé sur la route de Douai et raversée par la Scarpe, qui y devient naviguable à l'endroit dit, les Quatre Crics.
En 1148, l'évêque Godescale, successeur d'Alvise, conféra au chapitre d'Arras, l'église de St Nicolas en Méaulens.
Au mois d'avril 1809, un horrible incendie dévora environ soixante quinze maisons de cette commune
Comme ce sinistre éclata dans l'après midi, la population et les pompiers d'Arras s'y portèrent de grand courage, et la zèle que déployèrent les prisonniers anglais du dépot de la citadelle fut particulièrement remarqué.
L'église vendue et démolie après 1793, ne fut reconstruite que sous la restauration.
origine probable celtique, d'après lles découvertes faites sur le territoire.
Châteaux.
Saint-Omer-Capelle :
Les Capellois, 62162
Autrefois :
Santomereglise, Sancti-Omer-Eglise en 1139, faisait partie du pays de l'angle ou Langle.
Dépendait du vicomté de marck.
Appartenait au chapitre de St Omer.
Le village devint possession des anglais au XIVè et revint au domaine royal en 1558.
Deux forts, Rebut et Malice rasés au XVIIè.
Abbaye notre dame de la Capelle fondée en 1091 par Ide, détruite par les anglais en 1347, puis transférée à Ypres.
Saint-Rémy-au-Bois :
Les Saint-Rémygiens, 62870.
Autrefois :
Saint-Remigius.
Saint-rémy visita la Morinie en 514 et érigea en ces lieux un oratoire qui devint le noyau du village de St rémy.
Saint-tricat :
Les Markénesiens, 62185.
Autrefois :
Merkenes en 1084 puis saint-Tricat.
Deux tombelles celtiques.
Le village relevait de la seigneurie de Hames qui était une mouvance du comté de Guïnes.
Le nom que porte cette commune ne remonte pas au delà du XVIème siècle.
Saint-Tricat n'est pas un saint sur le calendrier : c'est Saint-Nicaise, titulaire de l'église de la paroisse dont le nom a donné lieu à une métamorphose d'orthographe.
Saint-venant :
Les Saint-venantois, 62350.
Autrefois :
papinghem, Venetiopolis, Fort vert pendant la révolution.
Le village pris naissance après le martyre de St venant à la fin du VIIIè.
A la frontière des Flandres, Saint-Venant fut un point stratégique durant toutes les guerres et dut supporter une douzaine de sièges.
Bourg et château fortifiés dès le IXè.
Dès le XIIè, St venant relevait du comte de Béthune.
Le seigneur était banneret d'artois avec le titre de comte.
Un de ces seigneurs, maréchal de France, fut tué à la bataille de Crécy en 1346.
Franchise communale au XIIIè.
Bourg fortifié au XIVè par les bourguignons.
St Venant avait le titre de baillage.
Le bourg fut assiégé par Malborough en 1710 et les habitants en sortirent quelques jours après avec les honneurs de la guerre.
En 1713, le traité d'Utrecht rattacha définitivement St Venant à la France.
Comté en 1655.
Chef-lieu de canton pendant la révolution.
Ancienne place de guerre au XIXè.
Combats meurtriers en 1940.
Sainte-Austreberthe :
Les Austreberthois, 62140.
Autrefois :
Sainte-Ostreberta, Egalité-sur-canche pendant la révolution.
Le village prit le nom de cette sainte qui y fonda en 660, une abbaye transférée plus tard à Montreuil.
Le village dépendait de cette abbaye.
Sainte-Catherine-les-Arras :
Les Sainte-Catherinois, 62223.
Autrefois :
Cette commune traversée par la Scarpe est le prolongement du faubourg du même nom à partir du point dit la Croix de grès.
La voie d'Arras à Thérouanne y prend naissance près de l'église.
Le nom du chemin de la croix Démencourt, plus connu sous celui de Beaudimont, rappelle l'antique juridiction domaniale, appelée dans les chartes, dominicia curtis, vulgairement Pouvoir Démencourt.
St Vincidien donna en 674, à l'église d'Arras, un moulin qui en dépendait, et l'archevêque Hincmar reconnut en 870, à l'abbaye de St Vaast, une manse qu'il affecta spécialement .
Cette communauté possédait aussi des prairies sur les rives de la Scarpe, et la ferme de la Falecque sise sur la place.
La paroisse était de sa juridiction sous le nom de Parochia de Miolens.
L'église détruite pendant l'orage révolutionnaire, fut rétablie dans les premières années de l'empire.
La tradition rapporte que les religieux de St Vaast ont cultivé la vigne dans le IXè siècle sur les versants des hauteurs de Ste catherine et de St laurent, alors abrîtés par des forêts.
Cette culture était commune à cette époque, car les tables de St Folquin nous apprennent que l'abbaye de St Bertin, possédait en 858, dans dix villages de la Morinie, des vignobles qui ne jouissaient pas d'une exposition aussi favorable.
l'évêché d'Arras et l'abbaye St Vaast possédaient en grande partie le village.
Sainte-Marie-Kerque :
Les Sainte-Marie-Kerquois, 62370.
Autrefois :
Une des quatre paroisses du petit pays de l'Angle.
Château de Selvesse.
Vicomté.
Seule dénivellation au milieu d'un pays complètement plat, l'église avec sa tour crénelée se voit de loin.
Sallaumines :
Les Sallauminois, 62430.
Autrefois :
Sallau auquel on a ajouté mines depusi l'exploitation du charbon au XIXè.
Appartenait à l'origine au comté de lens.
Puis, la seigneurie, divisée en deux parties, apaprtenait à l'abbaye d'Anchin et à la famille de Coupigny.
Salperwick :
Les Salperwickois, 62500.
Autrefois :
Solpervic.
L'abbaye St bertin avait une résidence dans ce village.
Fort au XVIIè.
Pélerinage à la statue Notre-dame de Bonne-fin.
Marquisat.
L'église possède un bénitier Louis XV, des plaques d'images de dévotion à notre dame de Bonne fin, dont le pélerinage attire beaucoup de monde.
Samer :
Les Samériens, 62830.
Autrefois :
Silviacus était au VIIè, un château des comtes de Boulogne, situé en forêt.
Un de leur fils, Wulmer, naquit en ces lieux en 620.
Il y fonda en 686, l'abbaye qui prendra le nom de St Wulmer puis le village de samer se format autour.
Samer fut brûlé par les normands en 882 et pillé par les anglais en 1346.
Le bourg avait à cette époque deux églises.
Sangatte :
Les Sangattois, 62231.
Autrefois :
Sangata en 863.
Fut considéré comme le portus Ulterior des romains.
Une tour détruite par les Normands en 882 fut remplacée par la forteresse de Rocrichove bâtie vers 1180 par le comte de Guïne, Beaudoin II.
La forteresse fut détruite en 1437.
Sanghen :
Les Sanghinois, 62850.
Autrefois :
Sangahem.
Plusieurs familles possédèrent la seigneurie de Sanghen parmi lesquelles celles de Morcamp, de Vasseur, de Butor.
Eclemy formait une des pairies du comté de Guïnes.
Le choeur et la tour de l'église sont du XVIè.
L'église est de construction ogivale du XVIème siècle avec une tour carrée entre le choeur et la nef.
Une tradition veut que le nom du village signifie sanglant en souvenir d'une bataille sanglante qui fit tant de morts qu'à peine resta-t-il assez de vivants pour les enterrer.
Sapignies :
Les Sapiniens ou sapignois, 62121.
Autrefois :
Sapingni en 1106.
Un sire Godfrid de Saupigny paraît comme témoin d'une donation à l'abbaye du mont St Martin en 1240, et son fils Jean, chevalier, fait partie del'expédition d'Oisy en 1254.
Tumulus.
Village détruit pendant la 1ere guerre mondiale.
Ce village est traversé par la route d'Arras à Bapaume.
Le Sars :
Les Sartois, 62450.
Autrefois :
Sartum, Le Sart.
Ce nom et ses analogues Sars, Essars sont communs dans toutes nos provinces, ils indiquent des territoires soumis au défrichement.
Les concessions des forêts par les rois francs étaient faites à la charge de exartandis.
Le sars n'était qu'un hameau au XIè.
Il est cité dans un titre de l'abbaye d'eaucourt en 1106.
Village détruit pendant la 1ere guerre mondiale.
Le château a été détruit pendant la guerre 1914-1918.
Sars-le-Bois :
les Sarsois ou les Sartois, 62810.
Autrefois :
Sartum.
Légendes d'un miracle de St Nicolas.
le domaine relevait en 1245 de berlancourt et appartenait au XVIIIè au marquis de Louverval.
Sarton :
Les Sartonais, 62760.
Autrefois :
Sartum, Sarto.
Prieuré fondé en 1104.
Le village relevait du comté de St Pol.
La comtesse de Chaulnes, dame de Sarton, obtint pour sa terre une sauvegarde de Henri IV, le 25 mai 1595.
Souterrain-refuge.
La tour de l'église est du XVIème.
Sauchy-Cauchy :
Les Salciauchissois, 62860.
Autrefois :
Sauthy-Cauchie.
Ce lieu est nommé dans les chartes Sauthy-cauchie et Saulchy-en-Cauchy.
Le mot Saulchy est le même que Saulchoy, dit pour Saussaye.
Le mot Cauchy est l'altération de chaussée, il résulte de la situation de ce village sur la voie romaine de Cambrai à Tournay qui était une chaussée empiérrée.
En 1158, Philippe d'Alsace, comte de Flandre, pour tenir en bride Simon d'Oisy et arrêter l'essor de ses partisants, fit bâtir au mois de mai, un château à Sauchy, en présence et sous la protection de son armée.
mais ce prince ayant échoué devant Oisy, Simon reprit l'offensive, et le 28 décembre attaqua cette petite forteresse, la prit et la détruisit entièrement.
Petit fort bâti en 1158 par Philippe d'Alsace, détruit la même année par Simon d4oisy.
Village en partie détruit pendant la 1ere guerre mondiale.
Sauchy-Lestrée :
Les Salésiens, 62860.
Autrefois :
Saulchy-en-Estrée.
Saulchy-en-l'Estrées à la même situation et la même origine que Sauchy-Cauchy.
Le mot estrées, strata, signifie chaussée pavée.
Les espagnols l'ont conservé dans celui de strada.
Lemire dit que le saltiacum compris dans la donation faite à St Vaast en 674, et mentionné dans le diplôme d'Hincmar de 870, et Sauchy à trois lieues d'Arras.
Ces deux villages sont repris dans des actes de l'année 1221, ils relevaient alors de la châtellerie d'Oisy.
Saudemont :
Les Saudemontois, 62860.
Autrefois :
Salici mons, sadamonte.
Ce village est situé près de la voie romaine de Cambrai à tournai.
Sohier, châtelain de Vermandois, donna cette terre par testament à son fils cadet, en 1080.
Guymard de Saudemont, chevalier, parut, en 1096, au tournoi d'Anchin.
Saudemont était tenu du chapitre de St Amé de Douai en 1099.
Ses coutumes, communes à Ecourt-St-Quentin, furent rédigées en 1507.
Les habitants participaient aux privilèges de ce bourg.
Saudemont fut en partie détruit pendant la 1ere guerre mondiale.
Saulchoy :
Les Salciacois ou les Saulchoyens, 62870.
Autrefois :
Salceyum, Salscium.
le domaine, qui appartenait au seigneur de Douriez, fut vendu en 1245 au comte d'Artois.
plus d'infos sur
Saulty :
Les Saltusiens, 62158.
Autrefois :
Saltis.
Important château fort au XIIè.
A cette époque, les seigneurs du village étaient de puissants barons alliés aux comtes de St Pol.
La commune fut le berceau de "la sucrerie indigène" (sucre de betterave grâceaux initiatives de crespel Delisse (1789-1865.)