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Histoire du pas de calais
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Riencourt-lès-Cagnicourt :

Les Riencourtois, 62182.
Autrefois :
Raincourt.
Raincurt, Riécourt, de rietz, lieu en friche, était un hameau au XIè siècle.
L'autel en fut accordé au chapitre d'Arras en 1152, par le pape Eugène III, quoique ce village fut de la juridiction de St Vaast.

Par un accord du mois d'aout 1246, entre Robert, comte d'Artois et Mathieu de Montmirel, sire d'Oisy, els bruyères de Riécourt furent déclarées limites de la justice d'Oisy.

Village détruit pendant la 1ere guerre mondiale.
Eglise détruite pendant la guerre 1914-1918 et reconstruite en 1922.
La cloche portait la date de 1550.

Rimboval :

Les Rimbovalois, 62990
Autrefois :
S'appelait St Vandregelus en 646, en raison d'un oratoire élevé en 646 par St Wandrille.
Au Xè, un baron nommé Raimbault change le nom du village.
Ce village dépendait du baillage de St omer.
Rimboval fut en partie détruit pendant la seconde guerre mondiale.


Rinxent :

Les Rinxentois, 62720.
Autrefois :
Rinquiesent, Ernagasem en 1107.
Origine du lieu probablement romaine.
Hydrequent formait une commune indépendante, on y découvrit des objets d'époque romaine.
Rinxent relevait de marquise.
Une maladerie.
Château fort.
Dans des grottes, découvertes d'ossements d'époque préhistorique.
Eglise du XVIè avec clefs de voûte pendantes, dans le choeur, nervures à torsade.

Rivière :


Les Rivièrois, 62173.
Autrefois :
Commune formée de six villages qui prit le nom de Rivière à l'organisation des commuens pendant la révolution.

Ce lieu, situé à la source de la rivière du Crinchon, est nommé riparia et riverium dans les actes du XIIIè siècle.
Héluin est le premier sire de Rivière.
Il est mentionné dans un acte du 15décembre 1242.

En 1595, l'armée française, sous le commandement du duc de Byron, plaça son camp à Rivière, elle incendia le village en se retirant le 8 septembre.

Robecq :

Les Robecquois, 62350.
Autrefois :
Robeck, Robecque, Roubieck en 1264.
Ce village qui dépendait du baillage d'Aire, était tenu en partie des chevaliers de St jean de jérusalem.
Domaine qui porta le titre de principauté en 1634.

Roclincourt :

Les Roclincourtois, 62223.
Autrefois :
Rodulfi cortis, Rokelincort.

Le chapitre d'Arras et l'abbaye de St Vaast se partageaint ce village.
L'égise et une dîme avaient été donné au chapitre par lévêque St Vincidien en 674.
St liébert, évêque d'Arras et de Cambrai, lui confirma cette possession en 1070, et lui accorda l'année suivante une brasserie (cambam), sise en ce lieu.
Les droits de St Vaast sur le reste du territoire dataient de l'an 1045.
Par lettres données à Fampoux, le 16 janvier 1273, le comte Robert II, reconnait devoir à Bauduin, sire de Roiclencourt 132 livres parisis pour le dédommager des pertes qu'il a essuyé au tournoi de Sélini.

Découverte de vases romains dans les flancs d'un monticule, qui s'élevait sur ce territoire.
La seigneurie du village était partagée entre l'ababye St Vaast et le chapitre de la même ville.
Coutume locale rédigée en 1507.
Quartier général de don garcie, pendant le siège d'Arras en 1654.
Village placé sur le front pendant la 1ere guerre mondiale.

Rocquigny :

Les Rochenois, 62450.
Autrefois :
Rokiniacum, Rochennies.
Cet ancien village est situé sur la voie romaine, de Rheims à thérouanne, il était dejà constitué en paroisse en 1097, époque ou l'évêque Lambert institua l'abbaye d'Arrouaise.
En 1175, Philippe d'Alsace permit de défricher les bois de Rocquigny.


Village détruit pendant la 1ere guerre mondiale.
De l'abbaye aux cinquante abbés, qui s'éleva en 1090 et qui a vécu sept siècles, il ne reste rien à tel point que si le religieux Don Gosse n'avait pris soin de nous en écrire l'histoire, nous ne saurions pas qu'il avait existé une abbaye sur le territoire de cette commune et qu'elle s'appelait l'abbaye d'Arrouaise.

Rodelinghem :

Les Rodelinghemois, 62610.
Autrefois :
Rodinguhem.
Le village appartenait à la famille de Belloy puis à celle de Calonne.

Roëllecourt :

Les Roëllecourtois, 62130.
Autrefois :
Rollonis Cortis.
Les principaux seigneurs furent de la famille de Bailleul St martin.
Epainchen, Epenchain au XIXè, avait appartenu aussi à la même famille.
Eglise qui date du XVIème siècle.

Roeux :

Les Roeuxois, 62118.
Autrefois :
Roesium, Roeult.
L'évêque d'Arras, le prévost de St Michel et l'abbaye d'Estrun avaient, en 1164, des droits de dîme sur ce village qui n'était alors qu'un hameau.

Le village fut réuni au domaine d'Artois en 1239 et en fut détaché au XVIè, par la cession au duc de Bournonville par le roi d'espagne.
Par mariage, la seigneurie entra en 1671 dans la famille du duc de Noailles.
Le 19 octobre 1834 mourut au château de Roeux l'honorable M. Leroux-Duchatelet, ancien magistrat, deux fois député sous la restauration.
Homme dévoué aux intérêts de son pays.
Il était né à Arras le 3 février 1763.

Rollancourt :

Les Rollancourtois, 62770.
Autrefois :
Rollandi Cortis, Rolescourt appartenait en 822 à l'abbaye de St riquier.
Dès la fin du XIè, les seigneurs du village étaient pairs du comté de St Pol et bannerets d'artois dès 1150.
Le village formait une baronnie dont relevait quatorze villages.
Château Louis XV, église XVè-XVIè, dalle finéraire d'Helvis de fresnoye, XIIIè.

Rombly :

Les Romblyens ou Rumeliens, 62120.
Autrefois :
Rumelis en 871, Rumelia comitis.
Rombly-les-lambres au XIXè.
Un cantonnement romain serait à l'origine du village.
L'abbaye St Vaast possédait des biens à Rombly.
Reste de château qui remonterait au XIVème siècle.
Il n'y a plus d'église à Rombly, la paroisse dépend de Linghen.

Roquetoire :

Les Roquestoriens, 62120.
Autrefois :
Rokestor dans les diplômes du IXè.
Château visible de la route.
Ce château existe toujours mais son aspect extérieur est différent.
En 1847, le propriétaire de l'époque ajouta le 2ème étage.

Rougefay :

Les Rougefayais, 62390.
Autrefois :
Rochesfave au XIIIè
Boissart de Rossefay fut tué à Azincourt en 1415.
En 1472, les français saccagèrent le village ainsi que la ferme de Belleville.

Roussent :

Les Roussentois, 62870.
Autrefois :
Ronssent.
Le village appartenait à l'abbaye Ste Austreberthe.
Au XIXè, hameau de la commune de Maintenay

Rouvroy :

Les Rouvroysiens, 62320.
Autrefois :
Roveroit, Ronvroi.
La seigneurie dépendait d'Hénin-Liétard.
Ville détruite pendant la 1ere guerre mondiale.
Lieu planté de chênes.
Une variété de cet arbre a été appelé rouvre (du latin robur).
Eustache, comte de Boulogne, donna, en 1070, à la collégiale de Lens, un courtil et des terres situées à Roveroit.

En 1148, l'évêque Godescal accorda au chapitre d'Arras, l'autel de ce village.

La ferme de Bétricourt, bertricort, en 1102 dépendait de St Vaast, l'autel de la chapelle avait été accordé à l'abbaye par l'évêque Lambert en 1098.

Royon :

Les Royonnais, 62990.
Autrefois :
Roïon.
Marquisat en 1692, qui dépendait du comté de St Pol.
L'église est un bel édifice de style flamboyant, composée d'une nef, d'un choeur et de deux chapelles formant la croix latine.
Au sommet de la façade occidentale, une pierre en relief porte la date 1695.
La nef et els chapelles doivent être contemporaines du choeur.
Un cul-de-lampe porte la date 1648.
Une remarquable dalle funéraire en marbre blanc avec encadrement en marbre noir, est encastrée dans le mur nord du choeur.
On y remarque quelques statues de bois.
Le château : Le château Louis XV n'existe plus, il a été totalement détruit par un incendie en mai 1944.

Ruisseauville :

Les Ruisseauvillois, 62310.
Autrefois :
Russelivilla au IXè.
Abbaye Ste Marie au bois fondée en 1099 par le sire de Créquy et son épouse Alix d'Oisy.
Cette abbaye fut dévastée en 1581 et détruite à la révolution.
En 1415, l'abbé veilla à la scépulture des milliers de français qui succombèrent à la bataille d'Azincourt.
La révolution a laissé peu de vestiges de cet établissement religieux.

Ruitz :

Les Ruitelots, 62620.
Autrefois :
Ruit, Ruith.
origine gallo-romaine.
Le pape Eugène III conféra l'autel du village au chapitre d'Arras.
En 1789, la seigneurie appartenait à la famille Lericque du Cauroy.

Rumaucourt :

les Rumaucourtois, 62860.
Autrefois :
Romualdi cortis.

On a dit rumault pour Romuald.
Quoique ce nom appartienne à la période Franke, la situation du village, près de la voie romaine de Cambrai à Tournai, fait penser qu'il est bien antérieur à cette époque.
Il portait, dans les chartes du XIIIè siècle le nom de Rumacicourt et relevait d'Oisy, ainsi que le hameau d'Osvillers que les chartes nomment Orviller et Ovillers.

Village en partie détruit pendant la 1ere guerre mondiale.

Rumilly :

Les Rumillyacois, 62650.
Autrefois :
Rumiliacum.
Village existant déjà au VIè qui fut acquis par l'abbaye St bertin en 690.
Prieuré fondé au XIIè.
Rumilly était divisé en deux sections, Rumilly-le-comte et Rumilly-Beaussart.

Ruminghem :

Les Ruminghemois, 62370.
Autrefois :
Rumingahem.
Fort romain au IVè.
Le village a appartenu aux abbayes de ST Bertin et aux prémontrés de Licques.
Il subit des ravages durant les guerres des XVIè et XVIIè.
Château féodal rasé en 1639.
L'église à flèche de pierre, a été construite à la fin du XVIIIè.
On peut y voir un St Eloi (bois fin du XVIè), et un curieux bénitier formé d'un mortier en grès à oreilles.
Ruminghem, est une charmante commune située au milieu du triangle St Omer-Calais-Dunjerque.
Son passé est riche de souvenirs.

Ruyaulcourt :

Les Rodaldiens, 62124.
Autrefois :
Ruaulcourt, Rodaldi Cortis.
En 1159, village ravagé par les troupes du comte de Flandre.
Ruyaulcourt fut détruit pendant la 1ere guerre mondiale.
Le grand souterrain de Ruyaulcourt situé sur le canal du Nord a une longueur de 4350mètres.
Il comporte à chaque extrémité une section à voie unique de 1600 mètres.

Sachin :

Les Sachinois, 62550.
Autrefois :
Sachins.
En 1152, le village dépendait de la châtellerie de Pernes, il avait le titre de comté et le dernier comte fut de Briois.
Sachin, d'après M.Harbaville vient du mot saxon Sach, assemblée, lieu ou l'on rend la justice.
Ce petit village est petit mais joli et pittoresque dans une vallée couronnée au nord par des côteaux escarpés et boisés.
C'est dans le hameau de Buy que la branche principale de la Clarence prend sa source.

Sailly-au-bois :

Les Saillysiens, 62111.
Autrefois :
Saltiacum.
Le sire Bauduin de Sailly donna à St Vaast cinquante mencaudées en 1243.
Son successeur assiste comme pair au plaids du comte, le 4 avril 1285.
Au XVè siècle, cette terre passa par mariage dans la famille de Seveuse.

de ce lieu dépendent :
Colincamp : hameau; Marie de Habarcq porta cette seigneurie dans la famille de Lens, en épousant le châtelain en 1550.

Muternoy : cense; elle appartenait dès la fin du XVIIè siècle aux Brigittines d'Arras.

Sailly-en-ostrevent :

Les Saillysiens, 62490.
Autrefois :
Salliacum in pago Ostrevano.
Le village, tèrs ancien faisait partie de la donation faite à l'abbaye de Marchiennes, par Charles le Chauve en 877.

Sailly ayant été brûlé accidentellement en 1115, l'abbé de Marchiennes eut l'excellent esprit de charité chrétienne de faire fondre la châsse d'argent de Ste Eusèbe, pour en appliquer le produit aux besoins des malheureux incendiés.

En 1101, Henry, abbé de St Vaast, céda à l'évêque Lambert le vivier de Broncs.
Cette cession fut confirmée par le pape Eugène III en 1152.
Ce vivier est ce que l'on appelle les Brognes de Sailly (du celtique bron, fontaine).

La terre de Sailly avait le titre de marquisat.
Ses coutumes locales furent rédigées en 1507.

Aux confins du territoire, vers le sud, sur une éminence dont les pentes sont douces et régulières, s'élève un cône tronqué, de forme elliptique, ayant environ 120 pas de rampe bien gazonné.
Au sommet se trouve un cercle druidique formé de six pierres ayant un mètre hors de terre, et espacées entre elles de deux mètres.
Une septième pierre a existé au milieu du cercle à distance de deux mètres et demi de chacune des autres.
L'excavation qu'elle a laissé a 90 centimètres de profondeur.
Elles sont grossièrement entaillées dans une partie de leur épaisseur, de manière à former en haut un rebord qui surplombe de 10 à 12 centimètres en dedans du cercle.
La pierre du milieu ayant été enlevée depuis un temps immémorial, on dit qu'on en remplaça une autre qui disparut la même nuit.

On entreprit de fouiller cette bute par le côté, dans l'espérance d'y trouver des trésors, mais force fut d'y renoncer, car la nuit suivante, les ouvriers furent troublés chez eux par des apparitions, des visions effrayantes, et aucun d'eux ne voulut continuer l'oeuvre de profanation.

La terre de la bute n'est pas tirée du sol qui l'avoisine.
Elle n'a aucune analogie avec le terrain qui l'entoure, qu'elle est de la plus mauvaise qualité et à dûe être apportée de loin.
Le fait est singulier, mais il est réel.
Le diable passe pour avoir apporté les matériaux du tertre qui supporte les pierres dites, les sept bonnettes de Sailly.

Une légende s'y rapporte : Les sept bonnettes de Sailly

L'opinion que les pierres dont il s'agit soient un monument druidique, n'est pas admise sans contestation.
Quelques antiquaires pensent, avec sire Thomas Philips, que cette bute est un tumulus gallo-celte, renfermant sept tombeaux.
D'autres voient dans la disposition des pierres, l'indice que le tertre a été simplement un signal.
Il est vrai que dans les siècles reculés, on signalait l'approche de l'ennemi par des feux allumés sur des hauteurs dont plusieurs ont retenu le nom de mont du signal.
Ici, rien en justifie cet opinion, et le cercle de Sailly parait au contraire avoir une mystérieuse correspondance avec la colossale roche d'Epierre à l'Ecluse, et avec le dolmen de Hamel, près d'Arleux.


Village détruit pendant la 1ere guerre mondiale et très endommagé pendant la seconde guerre mondiale.


 


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