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Histoire du pas de calais
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Haucourt :

Les haucourtois, 62156.
Autrefois :
Haucourt est nommé dans les chartes Haucurtium, Alticurtis, Alticuria, Haukurt, Haukort, Alkurt.
Nom résultant de la situation de ce village en lieu élevé.

St Aubert, évêque d'Arras et de Cambrai, naquit à Haucourt au commencement du VIIè siècle, élevé à l'épiscopat en 636, il mourrut en 669.

Le seigneur d'haucourt était banneret d'Artois dès 1025.
L'autel du village appartenait à l'évêché d'Arras et la seigneurie dépendait du domaine d'Oisy en 1246.
La cense de Servins-les-Haucourt, dépendait d'Oisy en 1246.
Elle est mentionnée sous le nom de Serving, dans une charte de 1271.

Un des seigneurs du village fut tué à la bataille d'Azincourt en 1415.

Appartenait, en 1789, à la noble famille de Pronville.

Village détruit pendant la 1ere guerre mondiale.
Frédégonde, femme d'une grande beauté, et d'une méchanceté encore plus grande serait née à Haucourt en 545.

Haut-loquin :

Les haut-loquinois, 62850
Autrefois :
Loningahem en 818.
En 858, le village était compris dans l'inventaire des possessions de l'abbaye de St bertin.
Au XVIIIè, la seigneurie apartenait à la famille de la Rochefoucault.
Eglise très ancienne entourée de contreforts du XIIè.
Clocher du XIè.
La cloche de bronze, datant de 1870 est classée monument historique.
Une seconde cloche, Joséphine date de 1842.

Haute-avesnes :


Les Hautavesnois, 62144.
Autrefois :
Alte Avene, Hautavesne.
S'il faut en croire la tradition, un temple dédié à cérès aurait été élevé en ce lieu sous la domination romaine.

Une commanderie de templiers s'y établit dans le XIII6 siècle.
On dit qu'il se trouvait dans cette maison trente six chevaliers, lorsque l'ordre de leur arrestation y fut exécuté, comme par toute la france, le vendredi 13 octobre 1367.
Quelques détails de cette scène sont parvenus jusqu'à nous.


Il était environ l'heure de tiers ( 9h du matin), le servant d'armes, en sentinelle sur la tour, sonna du cor et signala l'approche d'une troupe armée, qui bientôt réclama l'ouverture des portes au nom du roi.
On connaissait la haine invétérée que Philippe-le-Bel portait à l'ordre; quelque chose de ses projets avait transpiré.
La milice du temple sentit que le moment de la crise était arrivé.
La porte de la commenderie fut ouverte, les sbires se précipitèrent, avec un empressement féroce, dans cet asile de la valeur, et en gardèrent toutes les issues.

Le chef ordonna au commandeur de réunir tous les chevaliers dans la grand'salle.
cela fait, l'ordonnance du roi fut lue.
"- Nous vous mendons, disait cette lettre close adressée au bailli, d'arrêter chacun des frères de cet ordre, sans aucune exeption, et après les avoir appréhendés, de les détenir pour les réserver au jugement de l'église, et de saisir leurs biens, meubles et immeubles."

Cette lecture ayant donnée lieu à d'énergiques protestations contre cette violence, la troupe de sicaires se rua sur les malheureux chevaliers qui n'opposèrent aucune résistance.
Une partie d'entre eux fut lachement égorgée, les autres chargés de chaines, furent trainés à Arras, au milieu des vociférations d'une populace imbécile, et jetés dans les prisons du château.

Ce jour vit flotter pour la dernière fois, la noble bannière de l'ordre, Béauséant.

Le corps des chevaliers massacrés, furent déposés sans honneurs, dans une fosse commune creusée derrière la tour.

Les chevaliers de St jean de Jérusalem recuillirent l'héritage de leurs frères du temple.

La tour était en pierre de forme carrée, à trois étages voûtés.Sous Philippe le Bel en 1307, les 36 chevaliers qui se trouvaient dans cette commanderie furent arrêtés et éxécutés.
Souterrains.
Base arrière du front pendant la 1ere guerre mondiale, située près du site actuel de Notre dame de lorette.

Hautecloque :

Les Hautecloquois, 62130.
Autrefois :
Alta Cloca en 1084, Hautecloka.
Le village a donné son nom à une célèbre famille dont est issu le maréchal Leclerc.
Au XIIè et XIIIè, plusieurs membres des hautecloque participent à des croisades, d'où les armes actuelles de cette famille représentant une croix de gueules avec cinq coquilles d'argent.
Marquisat en 1766.

Hauteville :

Les Hautevillois, 62810.
Autrefois :
Alta Villa, Haulteville.
hameau de lattre jusqu'au XIIè.
Un des seigneurs du village, Christophe Dassonleville, était, au début du XVIIè, trésorier de la toison d'or.
De Thieulaine fut le dernier seigneur d'Hauteville.
Une anecdote s'attache à son nom, il fut sauvé de son éxécution pendant la révolution grâce à un mot tombé de sa poche contenant une ode à la liberté.
Pensionnat de demoiselles au XIXè.

Havrincourt :

Les Havrincourtois, 62147.
Autrefois :
Haverencourt en 1125.

En 1159, Philippe d'Alsace, en guerre avec Simon d'Oisy, attaqua le château d'Havrincourt au mois de juillet.
Par considération pour Gilles de St Aubert, neveu de Simon, il leva le siège, se contantant d'abattre un pan de muraille de cette forteresse.
Néanmoins, en se retirant le 23, ses troupes incendièrent les environs et ravagèrent plusieurs villages.
En 1192, le châtelain prêta foi et hommage à Jean, évêque de Cambrai.

Cette terre était, en 1230, l'apanage des puînés de la maison d'Oisy-Crévecoeur.
En 1246, intervint entre le sire d'Oisy et le comte d'Artois, un accord qui règle les limites de leur justice respective dans les bois d'Havrincourt.

Cette terre, qui avait titre de marquisat, appartenait en 1789, à M. de Cardevacque, lieutenant général des armées du roi et ambassadeur.
Il était fils de Ferdinand, mort en 1614, après avoir été dix fois échevin d'Arras, et de Marie Blondel, dame des hauts-bois et d'Havrincourt.

Ancien marquisat dont la famille seigneurale était les cardevacque dont des pierres tombales sont dans l'église.
Souterrains qui servirent durant les invasions espagnoles au XVIè et XVII7.
Territoire traversé par la ligne Hindenbourg pendant la 1ere guerre mondiale.
Bataille d'Havrincourt le 12 septembre 1918.
Village détruit pendant cette guerre.

Hébuterne :

Les Hébuternois, 62111.
Autrefois :
Hellebuterne, Hesbuterne.
L'autel fut acordé au chapitre d'Arras en 1148.
Château fort.
Cantonnement d'une division espagnole en 1635.
Village détruit pendant la 1ere guerre mondiale.
Victoire d'Hébuterne en 1915.

Hébuterne est selon Lemire, le lieu appelé Herborcisterna, assigné à l'abbaye de St Vaast par le diplôm d'Hincmar de l'an 870.
Les chartes du XIIIè siècle, nomment ce village Herbuterne, Hellebuterne et Hesbuterne.
L'évêque Godescalc en accorda l'autel a uchapitre d'Arras en 1148.

L'enquête de 1269, relative à la haute justice de Bucquoy, rapporte un fait qui révèle toute la violence des temps féodaux.
un banni d'Hébuterne rompit son ban et retourna dans ce village.
Ayant été découvert, il se réfugia dans l'église.
Le sire Robert l'en fit arracher (1231), l'emprisonna, et par ses ordres, la malheureux ayant été attaché à un cheval et traîné hors du village, fut pendu à un chêne.
Le même Robert est aussi accusé d'avoir arbitrairement détenu dans les prisons de son château des malfaiteurs qui n'étaient pas de sa juridiction.
Ils en furent, il est vrai, retirés par les gens du comte d'Artois, mais il ne parait pas que le prince ait puni son vassal.
Ce conflit pris fin en 1283 par accord intervenu entre le comte et Willaume de logre, successeur de Robert.
Ce village eut sa coutume particulière, rédigée en 1507.

Pendant le mois d'août et de septembre 1635, un détachement de la division espagnole, commendée par le comte de Bucquoy, était cantonnée à Hébuterne.

Au mois de décembre 1813, les habitants, exaspérés par l'abus qu'un pouvoir faisait de la conscription, s'insurgèrent et appelèrent à la révolte les communes voisines.
Il fallut déployer quelque force pour comprimer ce mouvement.
Le défrichement d'une partie de la forêt, auquel la commune tenta de s'opposer, y occasionna encore quelques troubles en 1833.

L'église d'Hébuterne, qui date de seux siècleq, est un édifice assez grand et bien construit.

Helfaut :

Les Helfallois, 62570.
Autrefois :
Helechfalt.
origine romaine probable.
Ce lieu est parfois indiqué comme étant le berceau du christianisme.
St Fuscien et St Victoric y fondèrent un oratoire en 275.
Ces deux saints furent martyrisés en 302, près d'un village qui rit le nom de St fuscien, dans la somme.
Château campement du duc d'orléans au XVIIIè.
Eglise fortifiée avec choeur de 1550, voutée vers 1675, nef de 1655.
La tour date de 1564, le portail est beaucoup plus récent (1870).
Autels de 1733.


Hendecourt-lès-Gagnicourt :

Les Hendecourtois, 62182.
Autrefois :
Hennincurtis en 674, Hendecourt-en-artois.
Hendecourt-en-Artois est compris sous le nom d'Hennincurtis, dans les possessions de St Vaast en 674, suivant le diplôme de l'évêque Vincidien.
Il est nommé Hernanicurtis dans le diplôme d'Hincmar de 870, qui l'affecte ad necessaria fratrum.
L'évêque Lambert conféra en 1098, l'autel d'Hendecourt à l'abbaye de St Vaast.
Village détruit pendant la 1ere guerre mondiale.

Hendecourt-lès-ransart :

Les Hendecourtois, 62175.
Autrefois :
Hendecurt.
Hendecourt ne fut d'abord qu'un hameau de Ransart.
D'après Harbaville " la situation de ce village au milieu de territoires couverts de forêts au IXè siècle, autorise à penser que son nom vient du mot houd, forêt".La commune a été totalement détruite en 1917 et cette église et le château qui existaient ont été reconstruits.

La seigneurie du hameau d'Hendecourdel, qui fut longtemps la propriété de la famille de Guînes (branche de Hames), ressortissait dans le XIVè siècle au parlement de Paris.

Elle fut vendue en 1570.

Hénin-Beaumont :

Les héninois, 62110.
Autrefois :
Henniacum Sethardi.
Henin-beaumont depuis 1979, année de la fusion des communes d'Hénin-Liétard et de beaumont.
Liétard étant le nom d'un seigneur du XIè.

Hénin-sur-Cojeul :

Les Héninois, 62128.
Autrefois :
Henniacum, Hennino.
Découverte d'un site préhistorique.
Il est traversé par la voie romaine, dite chemin de St Quentin.
La terre d'Hénin fut vendue aux comtes d'Artois, en 1259, par Eustache de Milly.
Prévoté de l'ordre des citeaux.
La maladerie,établie au XIIIè siècle, fut en 1698, réunie à l'hôpital d'Arras.

Héninel :

Les héninellois, 62128.
Autrefois :
heninelle en 1206.
Héninelle était, en 1106, un hameau dépendant de la paroisse de Wancourt.
l'abbaye St vaast possédait une grande partie du territoire.
Passage de la ligne Hindenburg.
Village détruit pendant la 1ere guerre mondiale.

Henneveux :

Les Henneveusiens, 62142.
Hanevuth en 1171.
Au XIIè, le village relevait de la famille de Bournonville.
Chef-lieu de canton pendant la révolution.
L'église possède des fonts baptismaux du XIIè.

Hénu :

Les haisnois, 62760.
Autrefois :
Haisnu, Hanno.
Ce village situé sur un plateau élevé, est fort ancien, si l'on adopte l'origine celtique de son nom (hen, vieux).
L'église dépendait du prieuré de Pas en 1138, et le village faisait partie du comté de St Pol avant l'an 1269.
Il en fut démembré en 1445.
Le dernier seigneur fut le comte de Coupigny.
Les fiefs d'Hénu et de Warlincourt avaient leur coutume qui fut rédigée en 1507.
Château féodal détruit au XVIIè, pendant les guerres d'espagne.
Comté dès 1722.

Herbelles :

Les herbellois, 62129.
Arabella au IXè.
Village pillé pendant le siège d'Aire en 1710.
L'église possède un reliquaire du XVè en provenance de Thérouanne.
Quelques fermes anciennes dont l'une porte un chronogramme de 1753 et un cadran solaire.

Herbinghen :

Les Herbinguinois ou les herbinghenois, 62850.
Autrefois :
Ebresingahem fit partie de la donation faite par Gontbert à l'abbaye St bertin en 827.
manoir daté de 1589.
Au sommet du Crombert, très joli panorama sur la région de Licques.

Héricourt :

Les Héricourtois, 62130.
Autrefois :
heri Cortis, Herikort en 1071.
Le domaine relevait, en 1400, de la baronnie de Rollencourt.
Comté puis marquisat en 1779.
On sait qu'il y avait un château à héricourt au moment de la révolution mais il n'en reste aucune trace.

La herlière :

les Herliérois, 62158.
Autrefois :
Herlieu.
Le nom de la Herlière, jadis Herlier est à traduire par hérilis, maison du maître.
En 1188, le pape Clément confirma à l'abbaye de Mareuil la dîme de ce village.
En 1492, Jean Aubry, seigneur du lieu, fit construire une chapelle à la Herlière.
Cette fondation fut autorisée par le cardinal julien, évêque d'Ostie.

De ce village dépend :
La Basecque, ferme, bois et domaine au tire de comté, appartenant à la famille Imbert, qui avait entrée aux états d'Artois.
La situation de cette ferme, près de l'ancienne voie, peut faire croire que son nom vient de bastaga.

Herlin-le-Sec :

Les Hulinois, 62130.
Autrefois :
Hellin en 1186.
Ke seigneur d'Hellin fut tué à Azincourt en 1415.
Ses descendants furent au premier rang dans l'ordre équestre sous Charles-Quint avec le titre de comte.

Herlincourt :

Les Herlincourtois, 62130.
Autrefois :
Herluini Cortis, Erlankort en 1172.
Appartenait en 1418 à Jean de Luxembourg.

Herly :

Les herlysiens, 62650.
Autrefois :
Herleyum.
Le village fut donné par le comte Wabert d'Arques à l'abbaye de luxeuil qui elle-même le donna à l'abbaye St Augustin qui y fonda un prieuré au XIIè.

Hermaville :

Les Hermavillois, 62690.
Autrefois :
Hermetis villa, Hamart villa.
Château démoli au XVIIè par les français.
Puits artésiens.

Hermelinghen :

Les Hermelinghenois, 62132.
Autrefois :
Ermelinghem.
Beaudoin d'hermelinghen s'illustre lors de la seconde croisade en 1147.
Le village formait une des douzes baronnies du Boulonnais.
Vers 1230, beaudoin dhermelinghen part pour la 3ème croisade avec St Louis.
Château probablement détruit en 1479 ou en 1540.

Hermies :

Les Herminois, 62147.
Autrefois :
Hermis, grand hermies.
On croit que ce village tire son nom d'un temple de Mercure (Hermès)qui y aurait été élevé au temps de la domination romaine.
En 1096, Gervais, chevalier, sire d'Hermis, joûte au tournoi d'Anchin.

Le 19 janvier 1840, un éboulement près du presbytère, mit à découvert un soupirail de 1 mètre d'ouverture et profond de 26 mètres, donnat accès à un immense souterrain inconnu dans le pays.
Le maire y fit descendre le sieur Ricque, arpenteur, pour enr econnaitre l'étendue et en dresser le plan.
On trouva bientôt l'entrée principale qui est un couloir de 50 mètres de longueur bien vouté en pierres aboutissant à un escalier de 57 marches, sortant au mileu de la tour de l'église.
Le maire y fit placer une porte.
Le souterraine st divisé en huit allées ou rues étroites taillées grossièrement dans le tuf, de chaque côté desquelles sont irrégulièrement disposées des chambres informes dont la plupart sont divisées par des compartiments, suivantle besoin des familles qui y cherchèrent un refuge.

On compte 115 chambres qui, avec leurs divisions, forment environ 300 cellules ou réduits.
A l'entrée sont deux chambres ou places plus grandes, et sna divisions intérieures, qui parraissent avoir servi aux usages communs des réfugiés.

Violents combats entre les anglais et les allemeands en 1917 et 1918.
Commune entièrement détruite durant cette guerre.

Hermin :

Les Herminois, 62150.
Aminium en 1070, Ermin.
Ce lieu était en 1269, un hameau dépendant de la paroisse de gauchin-le-gal.
Le domaine appartenait à la famille de La Forges dès le XVIè.
Château fort.


 


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