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Histoire du pas de calais
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Grévillers :

Les grévillegeois, 62450.
Autrefois :
Gratiani Villarium.
Gréviller est mentionné dans une charte de 1240.
Le domaine appartenait, en 1789, à Mr Obert, qui avait entrée aux états d'Artois.
Chef-lieu de canton en 1795.
Village détruit en 1917.
Belle église des XVIIè et XVIIIème siècle; détruit en 1914, le clocher avec flèche en pierre était haut de 66 mètres.
C'est à Grévillers qu'est né le Génaral Frère, chef de l'armée secrète, mort le 13 juin 1944 en déportation à Struthof (seul camp de concentration en alsace).

Grigny :

Les Grignois (ou grignyaciens), 62140.
Autrefois :
Griniacum.
Jean, seigneur de Grigny, fonda le prieuré de Ligny en 1104.


Grincourt-lès-pas :

Les Grincourtois, 62760.
Autrefois :
Granicorte au moyen âge, Grincourt-lès-pas au XIXè.
La seigneurie était partagée entre la famille de Croix et le prieuré de Pas.

La principale seigneurie appartenait à la famille de Croix.
Quelques terres relevaient du prieuré de Pas.
L'église fut rebâtie en 1720.
Le clocher est d'une date bien antérieure.
Chaque année, le prieur de Pas cenait processionnelement à Graincourt, le mercredi des rogations.
L'église était un lieu de pélerinage.
On y venait honoer Notre Dame le 8 de septembre, on y venait aussi en foule le 23 mars.
Cette dernière dévotion, qui n'est pas éteinte, était le prélude de divertissements quiattiraient toute la jeunesse des environs.

Groffliers :

Les Groffliérois, 62600.
Autrefois :
Groiffliers.
Port important de la baie d'Authie.
Un moulin à vent.
L'église de Groffliers, dans son état actuel, n'est plus que le vestige d'un édifice à trois nefs, dont deux ont disparu, ainsi que le transept à four centrale et le choeur.

Guarbecque :

Les Guarbecquois, 62330.
Autrefois :
Marsbecque en 887, Warbeca en 1079, Garbeka.
La seigneurie dépendait de celle de Lillers.
Manoir le grand-Carluy.
Le classement de l'aglise proposé dès 1847 par la commission des monuments historiques ne fut prononcé que 60 ans plus tard (arrêté du 15 mars 1909) grâce à l'intervention de Camille Enlart qui considérait son clocher comme l'un des plus beaux de France.


Guémappe :

Les Guémappois, 62128.
Autrefois :
Gurmapium, Gumapio.
L'autel du village fut donné en 1152 à l'évêque d'Arras par le pape Eugène III.
La maladerie, fondée en ce village au XIIIè siècle, fut réunie à l'hôpital d'Arras en 1698.
Violents combats au cours de la 1ere guerre mondiale pendant laquelle le village fut en partie détruit.

Guemps :

Les Guempois, 62370.
Autrefois :
Ganape en 826.
Ancien port maritime situé au fond du golf des Morins.
Les polder ont fait reculer la côte.
Un engagement militaire eut lieu dans les marais environnants entre les troupes du général Melloni pour l'espagne et les français sous la conduite du gouverneur d'Ardres.
Plus de cent espagnols furent tués et Melloni dut fuir par ce chemin pour éviter d'être fait prisonnier.

Guigny :

Les Guignois, 62140.
Autrefois :
Guiny.
La seigneurie a apartenu à plusieurs familles, notamment d'hardenthun, de Fiennes, de St Rémy.

Guinecourt :

Les Guinecourtois, 62130.
Autrefois :
Guincourt en 1104..
Une partie de la seigneurie appartenait à l'hôtel-dieu d'Arras.
Le chapitre du village fut toujours une annexe d'oeuf-en-Ternois.

Guînes :

Les Guînois, 62340.
Autrefois :
Guînes-en-calaisis.
Comté qui comptait douze pairies dès 987 et qui devint plus tard duché.
La ville fut prise par Philipe-Auguste en 1200, par le comte de flandres en 1214, par les anglais en 1352, par le duc de Guise en 1558, par l'archiduc Albert en 1596, par les espagnols en 1673.
Le 6 juin 1520 et le 7 juin 1546 furent signés à Guînes deux traités entre François 1er et henri VIII.
Remparts.
Château fondé au Xè par le premier seigneur de Guînes, Sifrid le Normand.

Guisy :

Les Guisyens, 62140.
Autrefois :
Ghisy au XIIè.
Cité à cette époque dans des titres de l'abbaye Ste Austreberthe.

Habarcq :

Les Habarcquois, 62123.
Autrefois :
Habarcum,Habarquium.
Ce nom vient d'un bac ou passerelle qui servait pourt raverser la rivière du Gy.
La basse latinité, dit Ducange, a recu les mots barcus et barca dans cette acception.
Amand de Habarcq, figure comme témoin d'une donation faite, en 1071, par Liebert, évêque d'Arras et de Cambrai.

L'aprise ou enquête du mois de janvier 1269, relative à un conflit de juridiction entre les comtes d'Artois et de St Pol, renferme des particularités qui nous apprennent comment la justice s'exerçait dans les temps féodaux.

Deux sergents d'Artois ayant exploités en ce village, vers l'an 1240, à l'occasion d'un crime qui venait d'y être commis, Hugues, sire d'Habarcq, les pria de ne pas enlever les dépouilles, c'est à dire les effets mobiliers du délinquant.
Sur leur refus, une querelle s'en suivit :
Hugues tua l'un des sergents et blessa l'autre.
Bientôt les gens du comte d'Artois vinrent en force, et firent brûler la tour d'Habarc.
Pour ne pas demeurer en reste, ou ne pas prescrire ses droits, un sergent du comte de St Pol mit le feu à la salle ou cour du château (aulam).
ce sergent fut arrêté, conduit à Arras, et mis es prisons de la cour-le-comte.

Il est à remarquer que dans les guerres féodales et dans les executions des suzerains sur leurs vassaux, le donjon ou grosse tour du château était toujours respecté.
Il n'était détruit que pour félonie, et c'est le cas dont il s'agit.

Ce village fut brûlé en 1475, par l'armée de Louis XI.
Les seigneurs d'Habarcq, de la famille de Beauffort, ont eu dans le pays une grande influence sous les princes de la maisond e Bourgogne.

Dans le siècle suivant, en 1502, Jean d'Habarcq fut gouverneur d'Arras.
Son fils Pierre eut la même dignité de 1525 à 1535.
Au moment de la révolution, cette terre appartenait au comte d'Egmond.

La flèche de l'église, en peirre dentelée, est dans le style dit anglais, qui appartient au XIVè siècle.

Le village fut brulé en 1475 par l'armée de Louis XI.
Des membres de la famille d'Harbacq furent gouverneurs d'Arras pendant la première moitié du XVIIè.
Situé au centre du village, le château du XVIIIème est adossé à l'église et de leur tribune les seigneurs pouvaient suivrel'office.

Haillicourt :

Les Haillicourtois, 62940.
Autrefois :
Haillicurt, Hailcurt.
occupation gallo-romaine.
Le pape Eugène III donna l'autel du village en 1152 au chapitre d'Arras.

Haisnes :

Les Haisnois, 62138.
Autrefois :
Haignoe, Haynes.
Quelques fois Haines, Haynes .

Charles-le-Chauve, dans un diplôme du 11 juillet 877, par lequel il confirma la possession du village d'Haisnes aux religieuses et religieux de Marchiennes, le place dans un canton dit de la Lys.

Aux temps d'Arnulfe, dit le grand, comte de Flandre, haisnes fut enlevée à l'abbaye de marchiennes.
Lothaire, roi de France, à la demande de la reine Emme, son épouse, le rendit à l'abesse Judith, pour en jouir par les religieuses et les religieux de Marchiennes.
Il imposa une amende de cent livres d'or à quiconque s'en emparerait de nouveau.
Son diplôme est dâté du château de douai en 976.

bauduin de Lille en 1046, et Philippe d'Assau en 1176, confirmèrent aussi cette possession à la même abbaye.

L'abbaye de MArchiennes jouissait, longtemps avant cette dernière époque, de plusieurs rentes à Haisnes.

Appartenait en 877 à l'abbaye de Marchiennes.
Franchises communales au XIIIè.
Haisnes c'est l'exploitation du charbon dès 1861, avec un puits de 240 mètres de profondeur et une production de 6 613 000 tonnes.

Halinghen :

Les Halinghenois, 62830.
Autrefois :
Les font baptismaux de l'église étaient à l'origine un autel dédié à jupiter Eiden, divinité payenne du 1er siècle.
cette pièce antique fut déposée au musée de Boulogne.

Hallines :

Les Hallinois, 62570.
Autrefois :
Saint-Job en 519.
La seigneurie appartenait aux familles de Pas et de lens-Rebecq.
L'église gothique renferme une vierge à l'enfant du XIVè siècle.
Cloche de 1518.

Halloy :

Les Halloyens, 62760.
Autrefois :
Haloi en 1325.
Avant 1272, le village dépendait du comté de St Pol.
Il tire son nom de l'allemand hall, lieu couvert, maison.
Racine qui a produit le mot Hallus, hallier.
Halloy était divisé en plusieurs fiefs, dont les coutumes ont été rédigées en 1507.
Ce territoire était jadis couvert de forêts, il est traversé par la route royale d'Arras à Amiens, vers les confins des provinces d'Artois et de Picardie.

C'est là que le 18 septembre 1827, à dix heures du matin, le dernier comte d'Artois, Charles X, revenant du camp de St omer, put jeter un dernier regard sur la province qui jadis fut son apanage, en passant entre les blanches colonnes pavoisées, érigées sur la limite de la Somme et du Pas de Calais.
Là; le préfet, l'évêque, les autorités s'étaient réunies au milieu d'une foule immense, pour lui faire l'adieu, et lui adresser des voeux, qui ne devaient pas être exaucés.
Nul alors ne prévoyait que, trois ans après, ce malheureux prince irait abriter sa tête proscrite dans le palais désert de Marie-Stuart.

Ham-en-Artois :

Les Hamois, 62190.
Autrefois :
hamma.
Ce lieu est déjà mentionné en 774 dans une charte de Charlemagne.
Abbaye St Sauveur fondée entre 108 et 1090 par Ingelran seigneur de lillers, après la mort accidentelle de son fils.
Ingelram, chatelain de Lillers revenait d'une lointaine expédition; son fils unique alla à son approche, mais le cheval d'Ingelram, effrayé, se cabra et le jouvenceau en reçut un coup qui l'étendit raide mort.
Supprimée et ruinée pendant la révolution, ce qui restait de l'abbaye au XIXè, servit d'usine.
L'église de 1680, a été classée monument historique par arrêté du 10 septembre 1913.
En 1956, on découvrit dans un caveau funéraire des peintures murales du 14ème siècle.

Hamblain-les-pres :

les Hamblinois, 62118.
Autrefois :
Ham,Hambleg.
Les Prés est le nom d'une ferme.

La bulle du pape Paschall II, de l'an 1102, confirma à St Vaast, la possession de l'autel d'Hambleg, que l'évêque Lambert lui avait accordé en 1098.
Découverte d'un caveau contenant des objets d'époque romaine.
L'autel du village fut accordé à l'abbaye St Vaast par l'évêque Lambert en 1102.
Village détruit pendant la 1ere guerre mondiale.

Hamelincourt :

Les Hamelincourtois, 62121.
Autrefois :
Emilinkort, Imlincort.
En 1050, Mathieu de Séchelle, sire d'Hamelincourt, épousa Béatrix de Guines, fille d'Eustache, comte de Boulogne.
Des seigneurs du village se sont distingués parmi eux, Hugues prit le comte de Namur à Leuze en 1199 et Warnier fut tué en 1340, par Robert d'Artois, en défendant la porte du brûle à St Omer.
château avec 4 tours rondes construit en pierres blanches.
Il apparetnait à la famille Galametz.
Il a disparu à la veille de la grande guerre.
Village détruit pendant la 1ere guerre mondiale.

Hames-Boucres :

Les Hames-Boucrois, 62340.
Autrefois :
Amneco.
Ce lieu, compris dans la donation d'Adroald à l'abbaye St bertin, devint l'une des douze baronnies du Boulonnais.
Forteresse construite par les anglais en 1350.
Elle fut la dernière place occupée par les anglais en 1558.
Fusion des deux communes Hames et Boucres le 24 novembre 1819.
Dans l'église, on peut voir un St Martin de bois du XVIIè.

Hannescamps :

Les Hannescampois, 62111.
Autrefois :
Hanneschamp en 1269, Hannonum Campi.
Château XVIIIè.
En 1720, la seigneurie appartenait à Charles Prud'homme d'Ailly, qui avait fait rebâtir l'église.
Hannonum campi; nom qui indiquerait que ce lieu doit son origine à des émigrands du Hainaut.
Les coutumes de cette seigneurie, qui relevaient en partie de Bienvillers, furent rédigées en 1507.

Le château date de 1723.

Haplincourt :

Les Haplincourtois, 62124.
Autrefois :
Appelaincourt en 1285.
En 1285 et 1286, le chevalier Wios, sire d'Happelaincourt parait comme pair aux plaids du comte d'Artois.
Le seigneur du lieu et son fils furent tués à la bataille d'Azincourt en 1415.
Un autre seigneur fut tué à la bataille de Montléry en 1465.
Haplincourt fut chef-lieu de canton en 1795.
Eglise détruite pendant la guerre 14-18.
Il existait autrefois à haplincourt un château qui rappelle que cette terre appartenait au baron de Wasservas, puis a baron du Quesnoy.

Hardinghen :

Les Hardinguinois, 62132.
Autrefois :
Hedeneberg en 668.
Lieu donné par Gontbert à l'abbaye St bertin en 827.
Le domaine appartenait aux comtes de liedekerque.
Chef-lieu de canton pendant la révolution.
Dans le cimetière, se trouve une croix de pierre du XIIè.
Il y a de nombreuse propriétés à Hardinghen.
Le château de la Verrerie, bâti dans le style Louis XIII date de 1720.
Il fut édifié par le vicomte Desandrouins qui vint à Hardinghen créer l'industrie du verre et une exploitation de houille.
le château de l'Hermitage, ancien couvent des passionnistes.
Le château du colombier et le château de la Trésorerie.

Harnes :

Les harnésiens, 62440.
Autrefois :
harnas en 995, harnis en 1056.
La découverte d'objets préhistoriques indique la présence humaine sur le territoire depuis le néolithique.
Au IVè, St Martin prêcha l'évangile en ces lieux qui formaient déjà une petite bourgade près d'un marais.
En 963, le comte de Flandre, Arnoul II, donna le domaine d'harnes à l'abbaye du mont Blandin, de gand.


 


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