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Histoire du pas de calais
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Evin-Malmaison :

Les evinois, 62141.
Autrefois :
Elbacum et Maladomo.
Evin était appellée autrefois Evinhem (mauvais hameau), c'est de cette ancienne dénomination que Sidoine Apollinaire semble avoir formé son vicus héléna.
Une partie du territoire d'Evin porte encore le nom de Mal Maison qui n'est que la traduction littérale de son nom primitif.

Par sa position sur la Boulenrieu, Evin a été pendant plusieurs siècles le théâtre de combats sanglants et de scènes de carnages.

En 446, Claudion, dit le Chevelu, qui voulait s'emparer de la Belgique et de l'Artois, y avait envoyé des espions pour connaître exactement les forces et la position des armées romaines qui s'y trouvaient sous les ordres d'Aélius et du jeune Majorien qui depuis fut empereur.
Il réussit dans son projet, parcouru et ravagea l'Artois, et riche de ses dépouilles, vint s'établir au dessus du Boulenrieu, proche d'Evin, où il se tint sans défiance, a cause de la défence que lui présentait cette position.
Son camp s'étendait sur tout le flanc de la colline, depuis Moncheaux jusqu'auprès d'Ostricourt.

Un des chefs de son armée se mariait.
Aëtius qui s'était réconcilié avec les habitants de l'Artois, avait été informé de cette circonstance, et s'était avancé vers son ennemi, sans que ses mouvements aient été décelés.
Au milieu de la fête des épousailles, l'armée romaine tomba à l'improviste sur les Francs qui, surpris et désarmés, n'eurent pas le temps de se mettre en bataille.
Aëtius, fit passer les premières gardes au fil de l'épée, fondit sur l'assemblée des chefs, enleva la novuelle mariée et força les Francs à quitter le pays.

On a voulu que ce fait d'armes se fût passé près du Vieil-Hesdin, cette erreur a été accréditée par hennebert dans son histoire d'Artois.
Mais la position de Vicus Helena n'étant plus aujourd'huy contestable, il est certain que cette affaire eut lieu entre Evin, Moncheaux, le Forets et Ostricourt.

Ce combat fut le premier qui se livra entre les Francs et les romains sur les terres de France.
Evin, pendant tout le moyen-âge, fut continuellement traversé par des armées.
En 1710, lors le siège de Douai, l'aile droite de la cavalerie du prince Eugène occupait Evin.

Cette commune appartient au département du Pas de Calais, elle est située à deux lieues de douai.
En 1605, la terre d'Evin appartenait à la famille Pardo de Bruges.

Evin malamison depuis 1624, depuis la réunion du hameau de Malmaison à la paroisse d'Evin.

Pont fortifié entre Evin et Noyelles.
Prieuré dépendant de l'abbaye d'Anchin.

Famechon :

Les Famechonais, 62760.
Autrefois :
Framechionium.
Au XIIè, l'église dépendait du prieuré de Pas et les terres, du comté de St Pol.
Les templiers y eurent un manoir au XIIIè siècle; un lieu-dit du village s'appelle le Temple.
Un groupe de maisons, nommé le hameau St ladre, doit son origine à un petit établissement ou maladerie qui avait été fondé au XIIIè siècle.

Ce petit village est situé près de l'ancienne voie romaine d'Arras à Amiens, dans la vallée de la Kilienne.
Son dernier seigneur fut M. de Venant.

Une partie des habitants professe la religion protestante.

De Famechon dépend la ferme d'hurtebise, dont le nom indique l'isolement et révèle l'ancienneté.
Le vieux mot hurte, signifiant endroit, lieu, vient du tudesque ort; dont la basse latinité avait fait ortare.
Ainsi ce nom veut dire lieu exposé à la bise, comme Hurtevent prèsd e Sempy (Montreuil).

Fampoux :


Les Fampolois, 62118.
Autrefois :
Fanum Polluas, Fampolium.
Fampoux, fosse bourbeuse, du celtique fan ou fanc.

Il est parlé de ce village dans une donation faite en 690 par Thierry, roi de France à la cathédrale d'Arras et dans un titre du mois de mars 1276, relatif à son moulin.

l'obituaire de l'église paroissiale de Bapaume nous apprend que Fampoux appartenait au commencement du onzième siècle, à Hugues, chevalier, seigneur de Gomicourt, Gonelieu etc...
Cet obituaire dont nous rapportons ici les termes pour donner u ne idée du langage que l'on parlait alors dans le pays ajoute :
"Et aront tos remem branche et devotement chieras prises por li solas les armes dou proeux kevalier Hugues.

Cette terre fut réunie depuis au domaine d'Artois.
Le haut domaine de ce village appartint aux comtes d'Artois dès le temps de Philippe d'Alsace.
Philippe d'Alsace, comte de flandre, en jouissait en 1188, époque ou ayant donné certains droits qu'il avait dans la cité d'Arras à l'évêque du même nom, mais dont il se reservait l'usufruit jusqu'à sa mort, il retint la faculté, à lui ou à son successeur, de les échanger contre Vitry ou Fampoux et ses dépendances.
Le seigneur n'aliéna entièrement ses droits en leur faveur qu'en 1239.
Le comte Robert II était en pleine possession de cette terre, car nous avons des lettres de ce prince, datées de Fampoux, du 16 janvier 1273.

L'an 1000, un chevalier, Hugues de Gomicourt, était seigneur de Fampoux.
Un de ses successeurs, le sire Walber de Fampolio, joûte au fameux tournoi d'Anchin, convoqué en 1096 par Anselme de ribeaumont, comte d'Ostrevent, pour solenniser l'établissement de l'abbaye.

On voit par des lettres de Pierre, évêque d'Arras, du mois de novembre 1194, que Louis VIII, devenu possesseur de l'Artois, conserva ses droits sur la cité et aima mieux céder en échange Vitry que Fampoux.
La comtesse Mahaut, qui en était propriétaire, donna en 1323, un tiers dans cent livres de rente aux pauvres de ce lieu.

Fampoux fit aussi partie de la dote de Marguerite de France, fille de Philippe le Long, marié en 1320 à Louis de Crécy, depuis comte de Flandre.
Le prince y expédia des lettres, le 15 octobre 1336.
Le village appartenait encore à ses successeurs, comte de Flandre et d'Artois au quinzième siècle, puisque Bernard le Bornard, receveur, reconnaît devoir au duc de Bourgogne, pour reloquat de son dernier compte de recette en blé et avoine de Lens, Fampoux et Remy, une somme de 1758 Liv.

On crois qu'un temple de Pollux fut érigé en ce lieu sous la domination romaine.
Quatre tombeaux en marbre blanc découverts au lieu dit de St Quentin et d'autres antiquités romaines trouvées dans le marais autorisent cette tradition.

Ce village passa ensuite dans différentes maisons, entr'autre dans celle de Bournonville.
,
Temple romain probable.

Découverte de tombaux et d'objets de cette époque.
le château était situé au bas de la place, près du pont.
Le comte Louis de Crécy y séjourna au mois d'octobre 1336.

La comtese Mahaut accorda en 1323, aux pauvres de ce village, le tiers d'une rente de 100 livres dont le surplus était affecté aux pauvres d'Arras et de rémy.
Cette terre, après être restée audomaine d'Artois jusqu'à la fin du XVè siècle, passa dans plusieurs nobles maisons, entr'autre celle de Bournonville et de Noailles.

l'église qui est dans une position élevée a été bâtie en 1539, trois fois a été frappée par la foudre .
Les réparations des murs, en désaccord avec le reste de la construction, témoignent de ces accidents.

Jusqu'au XVè, Fampoux était compris dans le domaine d'Artois.
Le village appartint ensuite à différentes familles.
Premier accident de chemin de fer sur la ligne Paris-Lille en 1846.
Village détruit pendant la 1ère guerre mondiale.
Verlaine (1844-1896) passa à Fampoux chez ses cousins Dehée les étés 1875, 1876 et 1877.
Il y écrivit des "masses de vers" qui composeront le recueil "sagesse".

Le lieu-dit le petit Fampoux, situé sur la rive droite de la Scarpe, dans un endroit très marécageux, a fait partie sous le nom d'Aquae de la donation de Vincidien à l'église d'Arras en 674.
La chapelle qui y fut érigée portait le nom d'églisette.

Farbus :

Les Farbusiens, 62580.
Autrefois :
Farbo en 1098.
En 1267, le vilage fut assigné pour douaire à jeanne, épouse du châtelain d'Achicourt.
Cette terre, qui relevait du comté de St Pol, dépendait de la seigneurie de Vimy, et formait avec cette localité une même commune.
Farbus avait sept échévins nommés par le seigneur.
Ses coutumes furent rédigées en 1507.
Le domaine appartenait alors à la maison de la Viéville.
Au XIIIè, le domaine relevait du comté de St Pol et dépendait de la seigneurie de Vimy.
Au XVè, il appartenait à la maison de Viéville.
Le Farbusiens surnommés les Garénneaux ne peuvent plus voir ce château qui a été détruit pendant la guerre 1914.
Mais si les monuments disparaissent, les légendes elles ne meurent pas.
Légende :
Par une chaude journée, St Ranulphe (mort en 700), passa à Farbus, demanda un verre d'eau à une femme, qui, par paresse d'en puiser, le lui refusa, disant que les puits étaient trop profonds.
"Si les puits sont si profonds, répondit le saint homme, ils le seront encore longtemps."
Et c'est vrai, ajoute la légende.
Près du chemin de vimy était une source, le saint pu y soulager sa soif.
Et depuis ce temps, l'eau de la fontaine de St Ranulphe, passe pour guérir les maux de tête.

Fauquembergues :

Les Fauquemberguois, 62560.
Autrefois :
Falkemerg, Falconberga.
Lieu qui avait le titre de comté dès le VIIè.
Fauquebergues avait déjà son église en 660 mais elle fut détruite par les normands en 881.
En 918, le comte Arnould, près de ce bourg, défit complètement ces fameux normands.
Ce fut longtemps une branche des châtelains de St Omer qui posséda la seigneurie du lieu.
Des membres de cette famille s'illustrèrent au cours des siècles et parmi eux, Hugues qui fut un des premiers croisés en 1096.
A Partir de 1372, d'autres familles seigneurales se succédèrent.
Château fort, enceinte fortifié.
Léproserie fondée au XIIIè.

Favreuil :

Les Favreuillois, 62450.
Autrefois :
Faveroeulles dans la coutume.
Le radical de ce nom parait être le mot faber.
Une fabrique ou un atelier aurait donc été, dans des temps reculés, le noyau de ce village.
Une motte, peut être romaine, était encore visible au siècle dernier.
La seigneurie de favreuil appartenait au comte d'Oisy puis à la maison d'Assignies.
Le seigneur du lieu figure comme témoin d'une charte du 15 décembre 1242.

Village presqu'entièrement détruit pendant la 1ère guerre mondiale.
Favreuil a eu beaucoup à souffrir de l'occupation prussienne, surtout dans la nuit du 2 au 3 janvier 1871.... C'est ce que l'on peut lire dans le dictionnaire historique et archéologique publié en 1873.
Cela n'était rien en comparaison de ce qui s'est passé par la suite :
Pendant la guerre 1914, le village a été entièrement détruit et la belle tour de l'église datant de 1570 a disparue.

Febvin-Palfart :

Les Febvinois, 62960.
Autrefois :
Febvinum.
Lieu situé sur une ancienne voie militaire d'Auxi à St POl.
En 682, ce lieu appartenait à l'abbaye St Berthe de Blangy.
Il relevait du comté de St Pol au XIIè.
Eglise avec choeur et tour du XVè, terminée au XVIIIè.
Lorsque l'on pénètre dans l'église, on lit sur une plaque en marbre noir :
" A la mémoire de J.B.Rolland, né le 22 novembre 1719 et Antoine Dumez né le 12 avril 1721, tous deux condamnés à mort par le tribunal révolutionnaire et guillotinés à Arras pour avoir déclaré qu'ils ne pouvaient reconnaître la constitution civile du clergé.
(La terreur commença à sévir à Arras en novembre 1793.
Sur la place du théâtre, on a guillotiné en quelques mois 392 personnes.)

Ferfay :

Les Ferfayens, 62260.
Autrefois :
Fracfagium, Ferffay.
Le village était déjç cité en 689.
En 696, St Lugle et St Luglien sont assassinés près de Ferfay dans une vallée que l'on nommait Seyrendala.
Ferfay appartenait au comte d'Hinnisdal.
Château XVIIè détruit en 1944.

Ferques :

Les Ferquois, 62250.
Autrefois :
Ferkenes en 1135.
Découverte d'un cimetière mérovingien.
Abbaye de beaulieu fondée en 1150 par Eustache II, baron de Fiennes.
Village saccagé en 1543 par les anglais.
Elinghem fut le lieu nommé Totingatum, donné par Lebtrude à l'abbaye St bertin de St Omer.
Ce village du boulonnais est renommé pour la richesse et la diversité de son sous-sol (minerai de fer, charbon, dolomies, calcaires de toutes sortes et surtout le marbre connu et apprécié à travers le monde.
Les carriers se donnaient une peine infinie, non seulement pour l'extraire, mais aussi pour le débiter et le polir.
( Frédéric Sauvage (1785-1857) mit au point un "chassis à scier le merbre" actionné par l'énergie éolienne.
Pendant que le vent faisait tourner son moulin il chercha un moyen mécanique simple et efficace de propulser les navires à vapeur à partir de l'hélice....
Hélas ce fut un éternel incopris et ses inventions ne lui rapportèrent que la prison pour dette...et de nos jours...une statue au port Marguet à Boulogne.

Festubert :

Les Festubertin, 62149.
Autrefois :
fret Hubier vers 1200.
Festubert est né de la réunion de deux parties de villages, une prise à Richebourg et l'autre à Cuinchy vers le milieu du XVè.
Ce village détruit pendant le 1ere guerre mondiale a été le théâtre de terribles combats.
Les britanniques s'en emparèrent le 23 mai 1915 mais ils y perdirent 7000 hommes.
Ils y remportèrent une nouvelle victoire le 12 juillet 1918.
Village presqu'entièrement rasé pendant la 1ère guerre mondiale

Feuchy :

les Feuchyssois, 62223.
Autrefois :
Felci en 673.
Ce village situé près de la Scarpe (rive droite) est compris sous le nom de Felci dans la donation faite en 673, à l'abbaye de St Vaast par le roi Thierry III.
Lambert, évêque d'Arras, accorda en 1098, à cet abbaye l'autel de Feuchy.
Le pape Pachall II confirma cette cession en 1102.
Ce lieu est la patrie de Jean de Foeucy, abbé de St Eloi et d'hénin-Liétard, conseiller de l'empereur Charles-Quint, auteur d'une chronique de Flandre.


Village détruit pendant la 1ère guerre mondiale.

Ficheux :

Les Ficheussois, 62173.
Autrefois :
Filciacum, Fischeu en 1269.
Ficheux est probablement le lieu nommé Filciacum, reconnu appartenir à St Vaast par le diplôme de St Vincidien de 674.
L'archevêque Hincmar assigna en 870, le revenu de ce village.
En 1098, Lambert évêque d'Arras, conféra à l'abbaye l'autel de Fiscau.
Une charte de 1269, nomme ce lieu fischeu.
Village détruit pendant la 1ere guerre mondiale.

Fiefs :

Le château et l'église ont été détruits par des bombardements en 1944.
L'église a été reconstruite en 1957 et ses vitraux méritent une visite.

Fiennes :

Les Fiénois, 62132.
Autrefois :
Flidmun en 863, Fiennes en 1084.
St Amand è prêcha l'évangile en 670.
Fiennes formait l'une des quatre châtellenies du Boulonnais au Xè puis devint en 1070 une des douzes prairies de la baronnie en 1543.
Marquisat dès 1643.
Le choeur de l'église date du début du XVè.

Fillièvres :

Les Fillièvrois, 62770.
Autrefois :
De Ferrivezes en 1112, Filièvres.
Occupation romaine probable.
Ancienne baronnie du baillage d'hesdin.
Charte communale en 1205.
Quartier général de françois 1er lors de la prise du Vieil Hesdin en 1537.
Eglise avec tour (1580).
Fillièvres est situé sur la route des villages fleuris dans la vallée de la Canche.
La tour de l'église date de 1581, un vieux moulin à eau existe toujours, lancienne ferme de l'abbaye de St Josse a encore son pigeonnier carré.

Fléchin :

Les Fléchinois, 62690.
Autrefois :
Flechinum.
Par le mariage du sire d'Heuchin avec oelide de Fléchin, le domaine entra dans la famille des châtelains d'Aire.
Boncourt, Bonikorte était déjà connu en 739.
Cuhem,Culhem en 1092.
Ces deux derniers hameaux formaient une commune indépendante pendant la révolution.
Belle église avec tour du XIIè complétée au XVè, le choeur date de 1534, la nef de 1613.

Flers :

Les Flersois, 62270.
Autrefois :
Flers en Flamermont.
Baronnie dépendant de la châtellerie d'Hesdin/
Sur la place vécut un tilleul de 1171 à 1871, il était cité pour sa grosseur prodigieuse.
Au bout du village, le château (1776-1789), très bel exemple de style Louis XVI, avec pavillon d'entrée en fer à cheval et portraits.
Ensuite l'église avec sa nef du XVè et sa tour du XVIè, aux armes des Neuville-Matringhem, porte en arc Tudor, magnifique chapelle seigneurale aux armes des Viefville-Saveuse.
Remarquables clefs sculptées, autels.

Fleurbaix :

Les Fleurbaisiens, 62840.
Autrefois :
Florbas en 900.
Fleurbaix faisait partie du petit pays de laloeu où d'Alleu.
Chartreuse à la boutillerie.
Bourg détruit pendant la 1ère guerre mondiale.


 


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