Brebières :
Les brébiérois, 62117.
Autrefois :
Berberioe, Berbérie.
Brebières se nommait autrefois Bierbière, et les habitants de nos campagnes ne le nomment pas encore autrement.
On parle déjà de Brebières dans un diplôme de Charles le Chauve en 871.
Il est très certainement connu par un diplôme dont voici l'extrait :
Gozlin, abbé de St Amand (elnon), ayant cédé aux religieux de la même maison certaines parties de biens dont il jouissait en qualité d'abbé, s'adressa à Charles le Chauve pour obtenir la confirmation de cette cession.
Ce prince, par un diplôme daté du 4 avril 871, la lui expédie.
Dans cet acte, entre autre choses, il est fait mention d'un moulin à bled situé à Berbières, ainsi que des terres, bois, prés, pâturages, eaux, courants d'eau et serfs.
Charles accorde le tout à l'abbaye, sous la condition que les religieux célebreraient chaque année, l'anniversaire de la donation de l'abbé Louis Gozlin, son parent.
Charles le Simple, en 899, confirma les possessions de l'abbaye de St Amand, parmi celles dont le produit devait être employé à l'usage des religieux, figure de nouveau le moulin à bled de Berbières, avec le meunier Squidgar et Babodirode sa femme.
L'abbaye de Marchiennes avait aussi deux moulins à Berbières, comme elle se trouvait inquiétée par ses possessions, l'abbé Alberic la mît sous la protection d'un avoué, jusque là cette maison avait été libre.
Quatre chevaliers dressèrent les conditions de l'avouerie à laquelle on l'affecta, entre autres biens les deux moulins de Berbières.
Hugues Havet, seigneur d'Aubigny et ses descendans, furent pourvus de cet emploi par un diplôme de Bauduin de Lille, comte de Flandre en l'an 1038, et il conste d'un autre diplôme de la comtesse marguerite que les avoués de marchiennes jouissaient encore des deux moulins au mois de septembre 1246.
La propriété de l'autel de Berbières fut confirmée par une bulle du pape Eugène III à l'évêque d 'Arras, qui, avant la révolution, en était encore curé primitif, collateur et décimateur et faisait jouir la ferme de l'exemption de la même dîme que le curé levait ailleurs.
Pendant le siège de Douais en 1710, les députés des états-généraux eurent leurs quartiers à berbières, le comte de Tilly, eut le sien au château de la Bucquière.
Ce village a été autrefois possédé par la maison de Lallaing, il est situé sur la Scarpe, à une lieue de Douai
La seigneurie dépendait de la châtellerie de Lens en 1224.
En 1710, les alliés occupèrent brebières et le comte de Tilly logeait au château de la Bicquière.
Brêmes :
Les brêmois, 62610
Autrefois :
Brama.
Arnould IV, vicomte de Marck, y fonda en 1120 une chapellerie qui fut réunie au chapitre d'Ardres en 1176.
Brévillers :
Les brévillois, 62140.
Autrefois :
Brieviller.
Ce lieu est cité en 1266 dans un accord entre Robert, seigneur du village, et Willancourt.
Village en partie détruit pendant la seconde guerre mondiale.
Château construit en 1776 par le neveu de l'abbé Prévost auteur de Manon Lescaut, roman libertin du XVIIIème siècle.
Bréxent-Enocq :
Les Bréxentois ou Bréquesentois, 62170.
Autrefois :
Brequesent.
L'abbaye de Longvilliers avait une part de dîme sur le village.
Brimeux :
Les brimeusois, 62170.
Autrefois :
Brivemiacum.
Emplacement probable de Lutomagus (station romaine) cité sur la table théodisienne.
Nombreux objets de cette époque découverts sur ce territoire.
La dernière famille seigneurale fut les Rohan-Soubise dont l'un d'entre eux fut maréchal.
Construite entre 1495 et 1524, l'église est certainement l'une des plus belles de toutes les églises entourant Montreuil.
La nef a été entièrement reconstruite dans le même style que le choeur, par l'architecte Clovis Normand.
Bruay-la-Buissière :
Les Bruaysiens, 62700.
Autrefois :
Bruay, Bruacum, Bruée, bruais-les-Bussières en juin 1380, quand l'armée anglaise logea en ces lieux.
L'autel de Bruay fut accordé en 1152 à l'évêché d'Arras.
Bruay n'était q'une dépendance de Béthune et n'eut ses premiers seigneurs qu'en 1430.
Comté en 1605.
forteresse démolie pendant la guerre de Cent ans.
Un autre château fort, démoli pendant la révolution, dont les matériaux ont servis à la construction du château de Bouvigny.
La Buissière, Buseria, Buxeria.
Important centre de poteries pendant l'époque romaine.
Château démentelé en 1522 par le Duc de vendôme.
Marquisat en 1662.
Le marquis de Maude fut le dernier seigneur de la Buissière.
Bruay et la Buissière n'étaient encore, au milieu du XIXè, que des villages qui doivent leur développement à l'exploitation dès 1852, d'un des plus importants centres houillers du Pas de calais.
Le dernier puits fut fermé en 1979.
Brunembert :
Les brunembertois, 62240.
Autrefois :
Brunemberg, Bron.
Ce lieu existait déjà au IX7 siècle.
Château fort donné par Louis XI à l'abbé de Notre-dame de Boulogne en 1479.
Eglise ancienne, choeur et chapelles du XVIè, remarquable autel des XIIè et XIIIè, bas-relief du XIIIè représentant Notre-dame de Boulogne.
Bryas :
Les Bryasois, 62130.
Autrefois :
Brias, briastum.
Le domaine était à l'origine l'apanage de la maison de St Pol
Des membres de la famille de Bryas s'illustrèrent au cours des siècles, parmi lesquels un archvêque de Cambrai en 1649, un député dans les années 1820.
Pendant la guerre 1914-1918, le général Foch avait établi son PC au château de Bryas
Construit en 1700.
Comté en 1649.
Bucquoy :
Les Bucquoisiens, 62116.
Autrefois :
Buskoi, Buschoi.
La seigneurie était partagé entre les comtes de St Pol et d'Artois.
Bucquoy portait le titre de ville et de comté.
Château fort, maladerie.
Bucquoy a été totalement détruit en 1917.
Ce fut un centre de résistance et de passage des anglais en 1940-1942.
Buire-au-bois :
Les Buirois, 62390.
Autrefois :
Buire.
Village dévasté par les français en 1472.
Buire-le-sec :
Les Buirois, 62870.
Autrefois :
Ce village fit partie de la donation faite à l'abbaye saint-riquier, dans la somme en 823.
Buire-le-sec fut traversé au lendemain de la bataille de Crécy par les troupes victorieuses d'Edouard III.
L'aventurier Fargues incendia le village au XVIIè.
L'église St Maurice de Buire-le-sec, type parfait des églises rurales, n'a pas subi de restaurations outrancières.
La nef est du XVIè, le portail principal et ses boiseries sont datés de 1737.
Le choeur date du XVè ou du XVIè, sauf la voûte, refaite en 1617 dans le style gothique.
Maître autel en marbre du XVIIIè.
Plusieurs statues anciennes, dont un vierge portant l'enfant Jésus, du XVIè ou XVIIè, un saint Maurice à cheval, un saint Christophe portant l'enfant jésus et deux belles statues du XVIIIè.
Buissy :
Les Bucéens, 62860.
Autrefois :
Bucceium, Bucy, Buissy-Baralle.
Le domaine, qui relevait d'Oissy en 1244, appartenait en 1789 au marquis de nédonchel.
Durs combats durant les deux dernières guerres mondiales.
Pendant la 1ere guerre mondiale, village détruit à 75%
Base de V1 qui avait été projeté par les allemands.
Bullecourt :
Les bullecourtois, 62128.
Autrefois :
Buillecourt, Bullecort, Bullecortis.
manoir du vincidien, plus tard, l'emplacement fut appelé pré saint vincidien.
Village détruit pendant la 1ere guerre mondiale.
Bullly-les-mines :
Les bullygeois, 62160.
Autrefois :
Bulgii en 1152, Bulli-en-gohelle, Bully-grenay.
Site gallo-romain et découverte de cercueils de cette époque.
Le pape Eugène III conféra l'autel de Bully au chapitre d'Arras en 1152 et de ce titre, il conserva l'essentiel de la seigneurie.
A partir du XIIIè, huit maisons appartenaient aux chevaliers saint jean de jérusalem.
La seigneurie laïque a appartenu successivement aux familles d'auxi, de lens, d'egmont et à partir de 1724, aux pignatelli.
Importantes mines de charbon exploitées dès le milieu du XIXè d'où le nom de la ville "Bully-les-mines".
Buneville :
Les Bunevillois, 62130.
Autrefois :
Bunonis villa est mentionnée dans une charte de 1122.
L'intérieur de l'église est interréssant : boiseries et maître-autel de style Louis XV.
La cloche de 1538 fut classée le 4 janvier 1915.
Burbure :
Les burburois, 62151.
Autrefois :
Ce lieu dépendait du baillage de lens.
Il est mentionné dans une charte de Thierry d'Alsace, comte de flandre en 1145.
Bus :
Les bussois, 62124.
Autrefois :
Bues.
Coutume rédigée en 1507.
Ce village fut entièrement détruit en 1917.
Busnes :
Les Busnois, 62350.
Autrefois :
Busnoe, Bovo de butnetum fut l'un des bourreaux de saint-lugle et de st luglien au IXè.
Le vilage est mentionné dans une donation à l'abbaye de Mont-saint-Martin en 1240.
Le château date du début du XVIIème siècle, il est en briques et pierres et a été construit par Claude de Croÿ.