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Le département du pas de Calais :

Le département du Pas de Calais renferme les provinces d’Artois, du Boulonnais, du Calaisis, de l’Ardrésis et une partie du Ponthieu.

Dans les temps les plus reculés, cette contrée était habité par deux peuples :

Les Morins

Tribu celtique, occupaient les arrondissements de Boulogn, Montreuil, St Omer, une partie de ceux de St Pol et de Béthune, au delà de la Clarence, et quelques cantons limitrophes dans les départements du Nord et de la Somme.
Ils formaient deux cités (pagi) :
celle de Gessoriac (Boulogne) et de Thérouanne.

Les Atrébates

occupaient le reste du département.
Ce peuple était divise en Atrébates et en Ostrebantes ou Atrébates orientaux.
Le pays de ces derniers, situé entre la Scarpee et la Sensée a porté le nom d’Ostrevent.

Le Pas-de-Calais fut l’un des 83 départements créés à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789.

Pour créer ce département, le régime révolutionnaire fusionna une partie de la généralité d’Amiens (Boulonnais et une partie du Ponthieu) avec l’Artois reconquis sur les Espagnols un siècle plus tôt et le Calaisis.

Tourisme :

La côte d’Opale :
La Côte d’Opale (Berck sur mer , Boulogne sur mer , Le Touquet , Audresselles , Wissant …) est l’un des lieux touristiques les plus remarquables du parc régional avec le site des deux caps Gris-nez et Blanc-Nez, la citadelle de Boulogne-sur-Mer dont les remparts, intacts, remontent aux Romains et le centre Nausicaa où l’on peut observer de nombreuses espèces marines.

Les plages de la côte d’Opale font partie des plus grandes et belles plages d’Europe.
Sur les plages entre Berck et Equihen, on pratique des sports comme le char à voile, le cerf volant, le speed-sail ou encore le kite-surf.
Le Touquet et Ambleteuse sont des stations très côtées qui disposent notamment d’un magnifique club de tennis tandis que les Britanniques vont jouer au golf à Wimereux .

Le Pas-de-Calais comporte aussi des sites sportifs remarquables comme le stade Félix Bollaert, siège du Racing Club de Lens, ou le stade couvert régional de Liévin qui accueille des manifestations d’athlétisme, le centre aquatique Nauticaa à Liévin avec cinq bassins l’une des plus belle piscine du Pas-de-Calais.
On y trouve aussi une piste artificielle de ski à Nœux-les-Mines et un parcours de canoë-kayak à Saint-Laurent-Blangy près d’Arras.

Le Pas-de-Calais comporte de nombreux monuments culturels comme les places d’Arras, Aire sur la Lys, les beffrois de Boulogne-sur-Mer, Calais, Arras, Béthune, Aire sur la Lys.

Tourisme du souvenir Des traces des nombreux conflits que dût subir le département subsistent qu’ils soient anciens Azincourt ou plus récents première et deuxième guerre mondiale.

Un tourisme du souvenir s’est développé autour des sites de Vimy, Neuville-Saint-Vaast, Ablain-Saint-Nazaire ou la Coupole d’Helfaut et le Blockhaus d’Éperlecques.

Géographie :

CarteFranceLe Pas-de-Calais est entouré par les départements du Nord et de la Somme et est côtier avec la Manche et la mer du Nord.

* Villes de plus de 40 000 habitants : Arras, Boulogne-sur-Mer, Calais

* Villes de plus de 15 000 habitants : Saint-Omer, Carvin, Avion, Bruay-la-Buissière, Hénin-Beaumont, Béthune, Liévin, Lens,Outreau

* Cours d’eau : l’Authie, la Canche, la Ternoise, la Liane, la Sensée, la Scarpe, la Deûle, la Lys, l’Aa.

Le Pas-de-Calais, point le plus étroit entre le continent européen et la Grande-Bretagne, est la voie maritime de desserte du Nord de l’Europe la plus fréquentée du monde.

Climat du Pas-de-Calais

ban90x60Le Pas-de-Calais est un département classé sous climat océanique.

De part sa position, le Pas-de-Calais est soumis à différentes influences climatiques le temps est dit « variable » mais la mer protège de tout excès climatique.

Le relief et la position du département par rapport aux grand flux wissantdifférencient le climat d’un bout à l’autre de la région :
* l’influence atlantiques en flux d’ouest entraine souvent la naissance des ciels de traine typiques de la région.
* l’influence des flux d’est peut provoquer des hivers froids sous un ciel bleu immaculé ou des étés ensoleillés.

Les invasions barbares !

Les invasions barbares dans le Pas de calais

barbareAu début du IVe siècle, avec l’aide des Francs déjà installés, la tranquillité est restaurée dans la région pour une cinquantaine d’années.
Les villes qui sont des places fortes stratégiques et administratives, ne peuvent se développer vraiment tandis que les grands établissements ruraux se transforment en agglomérations dynamiques.
Mais les invasions constituent encore un frein au développement.
Les Huns d’Attila, par exemple, assiègent Bavay en 358.
Au début du Ve siècle, de très nombreux envahisseurs balaient l’armée romaine et le christianisme ; ils sont Anglo-saxons, Vandales, Hasdingues, Suèves, Alains ou encore Francs (les peuples peuvent être divisés en clans).
L’un d’eux, Clovis en chef ambitieux, s’élance de Tournai pour conquérir la Gaule en sa quasi totalité, tandis que l’Empire romain d’Occident s’effondre en 476.
La « pacification franque » est achevée en 486 en commençant par les territoires du Nord.


Du VIIe au XIIe siècle :

Ce sont les pays de Tournai, Cambrai, Arras et de Vermand qui fournissent les principaux revenus domaniaux aux dynasties franque, mérovingienne et carolingienne.

La région est donc l’un des pays où l’autorité a la place la plus importante.
Le territoire reste tout de même bilingue avec le roman et le germanique.
Si la christianisation est très lente, elle finit par arriver : le VIIe siècle en sera l’âge d’or pour les monastères missionnaires.

C’est dans ces sanctuaires que se développent l’art et la culture de la région.
Vers les VIIIe et IXe siècles, les bas pays flamands s’éveillent à leur tour. Des centres commerciaux (appelé aussi portus) apparaissent comme Valenciennes, Douai, ou Saint-Omer.
L’ancienne organisation territoriale de l’époque gauloise se retrouve souvent dans les circonscriptions ecclésiastiques.

En 843, l’empire de Charlemagne est divisé entre ses petits-fils lors du traité de Verdun.
Le cours de l’Escaut fut alors la limite entre le domaine de France et celui de Lotharingie qui sera englobé dans le Saint Empire romain germanique.
Cette division sera lourde de conséquences pour la région puisque l’avenir du Hainaut et du Cambrésis sera différent de celui de l’Artois et des Flandres pour plusieurs siècles.
Pourtant, les liens vassaliques de l’époque n’avaient pas la rigueur et la pérennité des traités actuels.
Les rois, les seigneurs ou les échevins se sont accommodés le plus souvent des situations complexes avec les mariages royaux, la diplomatie ou encore les alliances militaires feront que le commerce de la région n’en fut pas trop touché.

Le transport des marchandises emprunte dans la région le plus souvent les cours d’eau.
Les plus petites dénivellations sont des obstacles qui nécessite l’emploi des la force humaine ou animale avec des écluses.
Ces lieux deviennent par la suite des agglomérations, qu’il faut défendre par des remparts.
C’est le cas de Lille, ancienne limite sud du vieux comté de Flandre, dont le nom officiel apparaît en 1066, mais aussi de Valenciennes, Saint-Omer ou encore d’Arras.
L’augmentation de la population implique d’immenses travaux d’aménagement destinés à augmenter la terre cultivable comme le marais de Saint-Omer qui était auparavant 4 000 ha de « mer boueuse », la forêt d’Arrouaise (dans le sud Artois) qui a été totalement déboisée mais aussi certaines zones côtières et vallées marécageuses.

Sur la frontière s’étendant de l’Escaut à la mer, l’autorité politique d’une lignée de comtes de Flandre s’organise. Les invasions vikings qui se succèdent à partir de 860 ravagent le territoire ponctuellement mais ne bouleversent pas les structures locales alors que l’autorité royale régresse. Les seigneurs qui sont les préfets au service du roi de France, deviennent les seuls recours des cités contre les razzias normandes. L’économie européenne possède deux pôles qui sont les ports italiens qui commercent avec le Moyen-Orient et les villes drapières d’Europe du Nord-Ouest et la hanse nordique qui renforce ses flux commerciaux. Les foires et les comptoirs situé dans la région permettent la rencontre de ces deux pôles complémentaires d’où une économie très active et la construction d’une place boursière importante.

boulogne7La guerre de Cent Ans :

Le XIIIe siècle témoigne d’un développement économique constant de la région, mais villes et villages subissent l’effondrement d’un système de productions (principalement agricole) et d’échanges archaïque.
Les nobles s’appauvrissent et marquent le début de leur effacement militaire, ce qui prépare l’arrivée des milices communales.

barbaresLes villes, qui ont acquis des privilèges considérables grâce aux bourgeois qui rachètent la ville aux seigneurs, parviennent à maintenir leur économie au travers des crises militaires et politiques.

Les beffrois se construisent un petit peu partout.
L’Église garde une puissance omniprésente par son rôle culturel et social.
Dans le même temps, le Hainaut, qui est une terre impériale (voir au-dessus), tantôt allié, tantôt ennemi de la Flandre, connaît une paix propice à l’avènement des privilèges communaux.

La rupture ordonnée par le roi de France avec l’Angleterre achève d’exacerber le sentiment antifrançais de la population régionale.
C’est le Hainaut qui noue une coalition au service du souverain anglais dès le début de la guerre de Cent Ans en 1337.
Le début du conflit est, dans les trente premières années, une catastrophe pour la région car l’Angleterre, qui est sûre de ses alliés, fait du Nord le théâtre de ses premières opérations militaires avec comme exemple la bataille de Crécy, où tombe une partie de la noblesse française, ou encore le siège de Calais qui devient anglaise pour les deux siècles à venir, asphyxiant le développement des autres villes d’Artois.

La peste noire qui se répand dès 1348 frappera la région pendant plus d’un siècle, alors que, dans le même temps, des mauvaises conditions météorologiques occasionnent des disettes meurtrières.
Les révoltes sociales explosent avec une importante violence sur fond de misère avec une économie incertaine.

Les premiers chasseurs du Pas de calais

fouilles Pendant très longtemps, la Pas de calais n’eut pas la réputation d’offrir un grand attrait pour l’étude des chasseurs du paléolithique. dans les années 60, des fouilles dnas le sud limitent l’intérêt du nord de la france à un rôle historique.Pourtant, dès le début de la seconde moitié du 19ème siècle, le Boulonnais fit l’objet de nombreuses recherches. En 1864, on signala le présence de silex taillés sur la plage de Châtillon, au sud de Boulogne sur mer et en 1865, des fossiles furent signalés sur la plage de Sangatte. A la même époque, on signala dans la région d’Arras, de nombreuses haches de l’âge du bronze qu’on attribua aux gaulois.

Les plus anciennes occupations humaines.

D e nombreux rognons de silex sommairement taillés ont été découverts à la Pointe aux oies à Wimereux.
Il s’agit de pièces présentant un tranchant obtenu par taille unifaciale ou bifaciale.
Ces rognons de silex proviennent du démantèlement d’un banc de galets qui appartient à une ancienne plage témoignant d’une position du littoral proche de l’actuel dès le début du pléistocène moyen.
La partie inférieure de cette séquence a été comparée à celle de la carrière du Fart à Wissant où ont été mis au jour des ossements d’éléphants archaïque et d’une forme ancienne d’hippopotame.
La série lithique de Wimereux est sans doute d’un âge comparable à celle d’Abbeville et que l’on rattache maintenant à l’acheuléen.
cette dernière industrie, la principale du paléolithique inférieur se caractérise par la présence de bifaces.
Elle y est connue notamment par les fouilles de Cagny, mais n’est présentée dans le Pas de calais que par des trouvailles isolées à Lumbres, à Hesdigneul-lès-Béthune et à vaudricourt.

Les prospections se multiplièrent et les grottes de la Vallée heureuse, près de marquise, dont certaines recelaient, du moustérien et des industries du paléolithique supérieur, furent vidées à la fin du XIXeme. Au début du XXeme siècle on découvrit un squelette entier de mammouth, conservé dans d’anciens alluvions de l’Aa à Arques.
L’exploitation des briqueteries et des carrières, encore nombreuses après la seconde guerre mondiale, amena la découverte d’abondants silex taillés provenants d’anciennes alluvions comme celles de l’Aa, ou des Loess, épais dans le bas pays d’Artois.

Le paléolithique moyen.

Les plus anciens vestiges sont le biface et les quelques lames levallois qui ont été découverts dans la plage fossile observable à la base de la falaise de sangatte. Cet ancien niveau marin remonte probablement à la phase récente du complexe interglaciaire holsteinien (320 000 ans).
Les fouilles de Biache-saint-Vaast ont permis de mieux connaître le mode de vie des homes du paléolithique moyen.
Il s’agit incontestablement de chasseurs, et non plus de charognards se nourissant d’animaux morts naturellement ou tués par d’autres prédateurs.
En effet, le grand nombre d’individus apartenant à certaines espèces (ursidés, bovidés, rhinocéridés) indique une séléction due à la chasse.
Les ossements recueillis à Biache-Saint-Vaast sont très fragmentés et présentent souvent des traces de coups de silex résultant des activités culinaires.

La phase récente du paléolithique moyen (du début du dernier glaciaire à 35 000 ans), qui correspond à celle des homes de Néandertal classiques, est connue par de nombreux gisements (Corbehem, Tortequesne, Hermies, Rinxent), qui ont livrés des séries lithiques caractéristiques des différentes industries moustériennes. ces dernières, qui diffèrent par la composotion typologique de leur outillage, seraient le témoignage de plusieurs traditions culturelles ou d’activités différentes. Comme pour les périodes précédentes, la région était désertée lors des périodes très froides.