Compagnies de Majorettes

Petite histoire des majorettes
Tout commence aux États-Unis. Alors qu’elles nous semblent tellement enracinées dans notre terroir, les majorettes sont pourtant nées en Amérique à la fin du XIXème siècle. La première majorette était même… un homme ! Dans les années 1870, les premiers tambours-majors font en effet leur apparition à la tête des fanfares militaires et donnent la cadence avec un long bâton.
Quelques dizaines d’années plus tard, les premières femmes donnent à leur tour le rythme aux militaires. Mais attention, à cette époque, pas question de faire tournoyer son bâton pendant la parade ! L’accessoire ne sert qu’à diriger la fanfare. Et si ce sont des femmes qui entraînent la troupe, il faudra cependant attendre 1927 pour que soit utilisé officiellement le terme de « tambour-majorette », qui deviendra plus tard uniquement « majorette ».
En ce qui concerne le « tourner de bâton », la légende raconte qu’il est né un peu par hasard à la fin des années 1920, un jour où une jeune fille remplaça au pied levé un tambour-major absent et se mit à faire des mouvements inédits avec son bâton. Plus simplement, il semblerait que l’influence vienne plutôt de certaines habitudes de faire tournoyer son arme lors des parades militaires.
Parallèlement à l’apparition du twirling (tournoiement en anglais), le pas cadencé des majorettes aurait, quant à lui, vu le jour grâce au Red Hussar Drums and Bugles Corps, une troupe entièrement féminine de la Thomas Jefferson school de Port Arthur (Texas), qui intégra un jour le high stepping (marche haute) dans son défilé. Les deux leaders de la troupe, Hazel Dunham et Ethel Thompson, marquaient alors un tournant décisif dans le monde des tambours-majorettes.
Par delà les frontières américaines :
D’une histoire tellement américaine, comment ont donc bien pu naître nos majorettes françaises ? Comme souvent parce que la nouveauté a été rapportée par un voyageur : le jongleur professionnel Pierre Bel. En déplacement aux États-Unis en 1960, il rencontre de nombreux « twirleurs ». À son retour, il dispense alors gratuitement ses premiers cours de twirling en France et en Europe. C’est à ce moment que serait né à Moulins (département de l’Allier) le premier groupe de majorettes français.
Dès lors, les groupes de majorettes et de twirling bâton se développent dans toute la France, notamment avec la création de la Fédération nationale des majorettes de France en 1966. La distinction entre les deux disciplines sera effective lorsque, en 1985, le twirling est officiellement reconnu comme un sport par le comité national olympique et sportif français.
Ce qui n’est toujours pas le cas pour les majorettes, pratique aujourd’hui considérée comme appartenant aux domaines du loisirs et du spectacle. Si la distinction chagrine beaucoup les majorettes, cela ne les empêche pas de continuer à faire tournoyer leur bâton lors de nombreuses compétitions se déroulant toute l’année partout en France.
Source  cg59.fr

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