Les premiers chasseurs du Pas de calais

fouilles Pendant très longtemps, la Pas de calais n’eut pas la réputation d’offrir un grand attrait pour l’étude des chasseurs du paléolithique. dans les années 60, des fouilles dnas le sud limitent l’intérêt du nord de la france à un rôle historique.Pourtant, dès le début de la seconde moitié du 19ème siècle, le Boulonnais fit l’objet de nombreuses recherches. En 1864, on signala le présence de silex taillés sur la plage de Châtillon, au sud de Boulogne sur mer et en 1865, des fossiles furent signalés sur la plage de Sangatte. A la même époque, on signala dans la région d’Arras, de nombreuses haches de l’âge du bronze qu’on attribua aux gaulois.

Les plus anciennes occupations humaines.

D e nombreux rognons de silex sommairement taillés ont été découverts à la Pointe aux oies à Wimereux.
Il s’agit de pièces présentant un tranchant obtenu par taille unifaciale ou bifaciale.
Ces rognons de silex proviennent du démantèlement d’un banc de galets qui appartient à une ancienne plage témoignant d’une position du littoral proche de l’actuel dès le début du pléistocène moyen.
La partie inférieure de cette séquence a été comparée à celle de la carrière du Fart à Wissant où ont été mis au jour des ossements d’éléphants archaïque et d’une forme ancienne d’hippopotame.
La série lithique de Wimereux est sans doute d’un âge comparable à celle d’Abbeville et que l’on rattache maintenant à l’acheuléen.
cette dernière industrie, la principale du paléolithique inférieur se caractérise par la présence de bifaces.
Elle y est connue notamment par les fouilles de Cagny, mais n’est présentée dans le Pas de calais que par des trouvailles isolées à Lumbres, à Hesdigneul-lès-Béthune et à vaudricourt.

Les prospections se multiplièrent et les grottes de la Vallée heureuse, près de marquise, dont certaines recelaient, du moustérien et des industries du paléolithique supérieur, furent vidées à la fin du XIXeme. Au début du XXeme siècle on découvrit un squelette entier de mammouth, conservé dans d’anciens alluvions de l’Aa à Arques.
L’exploitation des briqueteries et des carrières, encore nombreuses après la seconde guerre mondiale, amena la découverte d’abondants silex taillés provenants d’anciennes alluvions comme celles de l’Aa, ou des Loess, épais dans le bas pays d’Artois.

Le paléolithique moyen.

Les plus anciens vestiges sont le biface et les quelques lames levallois qui ont été découverts dans la plage fossile observable à la base de la falaise de sangatte. Cet ancien niveau marin remonte probablement à la phase récente du complexe interglaciaire holsteinien (320 000 ans).
Les fouilles de Biache-saint-Vaast ont permis de mieux connaître le mode de vie des homes du paléolithique moyen.
Il s’agit incontestablement de chasseurs, et non plus de charognards se nourissant d’animaux morts naturellement ou tués par d’autres prédateurs.
En effet, le grand nombre d’individus apartenant à certaines espèces (ursidés, bovidés, rhinocéridés) indique une séléction due à la chasse.
Les ossements recueillis à Biache-Saint-Vaast sont très fragmentés et présentent souvent des traces de coups de silex résultant des activités culinaires.

La phase récente du paléolithique moyen (du début du dernier glaciaire à 35 000 ans), qui correspond à celle des homes de Néandertal classiques, est connue par de nombreux gisements (Corbehem, Tortequesne, Hermies, Rinxent), qui ont livrés des séries lithiques caractéristiques des différentes industries moustériennes. ces dernières, qui diffèrent par la composotion typologique de leur outillage, seraient le témoignage de plusieurs traditions culturelles ou d’activités différentes. Comme pour les périodes précédentes, la région était désertée lors des périodes très froides.

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