Préhistoire et antiquité dans le Pas de calais !

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Les premiers immigrants du pas de calais :

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Les premiers peuples se sont installés dans la région au rythme des glaciations et ont laissé quelques vestiges de leur passage, essentiellement sur les plaines calcaires.

À Wimereux, nous pouvons observer quelques bifaces et rognons de silex à côté d’ossements d’éléphants et d’hippopotames datés de -700 000 ans.
Plusieurs milliers de vestiges (ossements d’animaux d’époque froide, traces de feux et de déchets divers), dont deux crânes humains, témoignent de la persistance d’une implantation de l’homme de Biache lors d’une période interglaciaire il y a 250 000 ans.

Les premières traces de l’homo sapiens sont datées de 38 000 ans avant notre ère.
La région était alors une steppe, peuplée de rennes.
Les progrès seront lents, en agriculture et en métallurgie (premiers témoignages du Néolithique vers -3 700), mais le sol fertile favorise des implantations durables comme au Mont-Saint-Éloi, à Wissant, Étrun ou encore au Mont-Noir.

Vers 3 000 ans avant J.-C, le climat plus sec fait reculer la forêt et l’arrivée de nouvelles populations venues du sud provoque les premières guerres connues de l’histoire régionale et à l’âge du bronze, vers -1500, on trouve la trace d’importants échanges interrégionaux, y compris avec la Grande-Bretagne.

La paix romaine :

Aux temps gallo-romains, la région est englobée dans le vaste ensemble appelé Belgique et divisée en cités.
Tarvanna (aujourd’hui Thérouanne) fut la capitale des Morins, Bagacum (aujourd’hui Bavay) fut la capitale des Nerviens, et Nemetacum (aujourd’hui Arras) qui était déjà occupée par les gaulois fut la capitale des Atrébates ; ces trois villes sont des créations romaines (Arras fut alors considéré comme étant une ville).
Le tracé des routes romaines est si important qu’il marque encore certaines de nos infrastructures (les Chaussées Brunehaut).

Les grands axes sont vers : le littoral, Boulogne-sur-Mer (Gesoriacum ou Bononia selon les époques), port important pour aller vers la Bretagne romaine.
l’Est (le Rhin) et l’Italie.
La vie y reste essentiellement rurale, axée sur deux ressources principale que sont le blé et la laine.
Si la christianisation est fragile, le latin élimine progressivement le celtique, sauf à l’extrême nord.
La prospérité se traduit par un développement démographique important, même si la hantise des invasions reste très présente et freine la vie économique.

cartegauleL’époque celte :

Un millénaire avant notre ère, un nouveau peuple venant de l’est de l’Europe apporte les instruments aratoires et élevage du cheval, puis se sont les Celtes de Bavière qui introduisent l’âge du fer dans la région.
Aux IIIe et IIe siècles avant J.-C-, les Belges qui sont assimilés en partie au monde celte, conservent pourtant des idiomes et des habitudes de la vie germanique s’installent dans la région.

CarteFranceLes peuples comme les Morins, Atrébates, Ménapiens ou encore Nerviens s’organisent de façon très laxiste, mais établissent tout de même des frontières dont les traces persistent encore aujourd’hui.
La région est occupée de manière relativement dense, même si la vie reste rurale.
Les villages sont essentiellement ouverts (sans remparts défensifs), mis à part quelques oppida (cités fortifiées), comme Étrun et Avesnelles, sans doute les capitales des Atrébates et des Nerviens.

Une migration belge vers l’actuelle Grande-Bretagne contribua à tisser des liens culturels et économiques entre les deux régions.
La réputation de prospérité des territoires du Nord attisa la convoitise de Jules César.
Les batailles furent alors fréquentes et meurtrières.
L’écrasement des Nerviens en -57 ne soumit pas toute la région à la pax romana.

La résistance ne s’éteindra que peu à peu pour devenir définitive avec l’exil des plus irréductibles en Angleterre.
La Belgique vaincue, dévastée, connaîtra le destin des frontières (les « Marches ») de l’Empire romain pendant plus de quatre siècles.
Les autres envahisseurs viendront par la suite essentiellement de l’est.
Ces nomades s’adaptèrent et s’intégrèrent aux populations sédentaires et la culture de la région s’en trouva très enrichie.

ban90x60Moyen Âge :

Une région bilingue Au IIIe siècle, les Francs et les Alamans envahissent et pillent le territoire.
Les dévastations sont si importantes qu’il faut recoloniser la région ; l’armée romaine, dépassés par l’ampleur des frontières de leur empire qu’elle doit défendre, laissent les Francs s’installer et essayent de s’en faire des alliés.

wissantLe long de la Lys, une frontière linguistique se créa alors en séparant le dialecte germanique parlé par les Francs, qui deviendra plus tard le flamand, et la langue latine dont le français est issu.
La région est également fortement touchée par la révolte des Bagaudes (groupes de paysans ruinés, de déserteurs, et de barbares).

Dans le même temps, le rivage (de Dunkerque à Saint-Omer et Montreuil-sur-Mer) qui peut être attaqué par des invasions maritimes est abandonnée aux pillards.
Les Angles et les Saxons s’y sont installés, comme en témoignent les noms de quelques villages ou ceux de légendes du littoral comme Sainte-Godeleine, Wierre-Effroy, Quentovic et bien d’autres.

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