Les géants du Pas de calais

Hesdin :

Manon et des Grieux.

Les géants Manon et Des grieux sont nés à Hesdin pour le bicentenaire de la mort de l’enfant du pays l’abbé Prévost.
Ils effectuent leur première sortie le 30 juin 1963.
La robe de Manon à nécessité cinquante mètres de soie.
Elle mesure 3.25m et son compagnon 3.50m, tous deux sont tractés chacun sur sa petite plate forme.

lens :

Taradéruze :

En 1956, lens commence à se doter de géants.
Vêtu d’un bourgeaon en toile bleue, coiffé de la barrette en cuir bouilli, il porte un pic sur l’épaule.
Son nom ;Taradéuze.
A ce premier géant s’en ajoute un second, honorant une autre industrie locale: le tréfilage.
Le géant est baptisé Ch’gus tréfil.
Un troisème géant rejoint les deux précédents.
Il s’agit de Sophie Bouboute elle même, la mère de Taradéruze.
Pour terminer le quartier de la place jean jaurès coonfectionne un quatrième géant, Rosalie tata, type de commère en tablier, portant chignon.
ces quatres géants ne dépassent pas la décénie car ils disparaissent en 1965.

Houdain :

Marie groëtte :

l’association de rencontres culturelles houdinoise decide ne 1990 de constuire un géant.
Ainsi née Marie groëtte, personnage s’identifiant à une sorcière qui sort de la rivière pour attirer les enfants.
Sa première sortie a eu lieu le 27 juin 1991.haute de 4 mètres, c’st une géante portée avec une structure en fibre de verre.
Elle est en tenue de sorcière, vêtements sombres, foulard serré.
A sa main droite elle tient un rateau à 4 dents, sous le bras gauche une poupée symbolisant un de ces enfants qu’elle emmena jadis.

marieLiévin :

Ovide :

Ovide a vu le jour en 1994.
D’une hauteur de 3mètres, assis sur un char, l reprédente un cordonnier, vêtu de toile bleue, semelle de cuir et marteau à la main.
Pourquoi Ovide?
Ovide est un ancien maire (Ovide Fanien).
En 1995, une compagne est donnée à Ovide, c’est Marie la cressonière.
Vêtue de noire avec un tablier blanc, Marie porte une couronne de fleurs sur un long voile de mariée flottant derrière elle.

Longuenesse :

Zélie des Chartreux et Mimile des Bruyères :

Ces deux géants sont construits en 1981.
Les chartreux et les Bruyères sont deux quartiers de la commune.
Zélie est le surnom d’une femme de ménage de l’IME et Mimille , le diminutif d’une des élèves.
Hauts de trois mètres, les deux géants portés sont costumés en paysans flamands, lui en blouse bleue et haute casquette, elle en reobe bois de rose.
D’avoir trop dansé, leur a décollé la tête.
Ils cessent leur activité en 1989, et depuis, on ne les a plus revus.

Mazingarbe :

Barabette :

Construit avec simplicité mais s’améliorant au fil du temps, le géant mesure4m et il est tracté.
Coiffé d’un chapeau en forme de cône, il est vétu d’une blouze noire.
A sa ceinture sont accrochés un petit seau avec des plantes médicamenteuses et une lanterne.
Sa première sortie eu lieu en 1990.

Tourisme pas-de-calais62 !

plan1Circuits touristiques de l’Audomarois :

La vallée de la Lys.

Au départ d’Aire sur la Lys :

1) Aire sur la Lys : Prendre la D157 vers Mametz.

2) Mametz : Choeur de l’église du XVIè.
Etang de pêche à Crecques.

cap

3) Audincthun : Eglise XVè siècle.
Pêche.

 4) Dennebreucq : Eglise XVIè, cadran solaire, pêche.

5) Reclinghem : Choeur du XVIIè, calvaire XVIIIè, pêche.

ban90x606) Fruges : L’église actuelle de Fruges est du style ogival du XIIIè.
Plusieurs tombeaux gallo-romains en pierre blanche y furent découverts vers 1870.
Cloche remarquable.
A l’église, oeuvre des architectes Grigny et Normand, horloge provenant de Thérouanne.
Nombreuses vieilles maisons.

7) Lisbourg : Les sources de la Lys.

8) Estrée-Blanche : Eglise, château du XVè.

audre2

9) Liettres : Eglise et château.

10) Lambres-lez-aires : Eglise, nef de 1776.Eglise du XVIè (monument historique).

11) Bouquehault : Vestige de la mote féodale au lieu-dit « Montgardin », point de vue, altitude 170m.

12) Campagne-Les-Guînes : Camp du drap d’or (1520).

13) Guînes : De Guînes revenir vers Calais par la D127.
Il est également possible de longer le camp du drap d’or par la D231 vers Ardres.

Beffroi de Boulogne sur mer

portPériode de construction :
XII et XIIIèmes siècles pour la partie inférieure, XVIIIème pour le dernier niveau Date de classement :
Classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO en juillet 2005
Style : Roman
Typologie : Beffroi d’hôtel de ville
Matériaux : Grès, pierre calcaire Hauteur : 35 mètres

Description :

D’une hauteur de 35 mètres, le beffroi de Boulogne-sur-Mer se présente comme une tour romane carrée surmontée d’un étage octogonal abritant la mécanique de l’horloge.
Etant accolé à l’hôtel de ville, seules sont visibles les faces nord et ouest.

Historique :

Les libertés communales ont été acquises par les bourgeois de Boulogne en 1203.
Délaissé au profit d’un nouveau château, l’ancien donjon des comtes de Boulogne est vendu à la commune qui en fait un beffroi.
Celui-ci remplit alors toutes les fonctions de ce type d’édifice : tour de guet, lieu des réunions échevinales, prisons, conservation des trésors…
En 1734, le dernier niveau est alors élevé afin de remplacer la flèche originelle en ardoises.
Les révolutionnaires voulaient le démolir au nom de l’égalité et de la lutte contre la féodalité, il sera épargné car constituant le seul point d’où l’on pouvait observer les mouvements des navires ennemis.
Cette utilisation du beffroi comme tour de guet perdurera jusqu’en 1931, date de décès du dernier guetteur.

Beffroideboulognesituation :

Boulogne-sur-Mer est une commune française, située dans le département du Pas-de-Calais et la région Nord-Pas-de-Calais.
Les habitants de Boulogne-sur-Mer sont appelés les Boulonnais.
Pendant la Révolution française la ville fut appelée Port-de-l’Union. Boulogne-sur-Mer est située au bord de la Manche, à l’embouchure de la Liane.
Boulogne a donné son nom à la région naturelle du Boulonnais.
Appartenant sous l’Ancien Régime à la province de Picardie, Boulogne est rattachée depuis la création des Régions du Programme à la région Nord-Pas-de-Calais.

42Renseignements :

Office de Tourisme
Forum Jean Noël – BP 187
62203 – Boulogne-sur-Mer

Téléphone : 03.21.83.53.72
E-Mail : info@tourisme.boulognesurmer.com
http://www.tourisme-boulognesurmer.com

Visites

Visites individuelles libres : partielle, salle du rez-de-chaussée uniquement
Visites individuelles guidées : sur réservation
Visites groupées guidées : toute l’année sur réservation

Les chateaux du pas de calais

293Château de grand Rullecourt :

Situé aux confins de l’Artois et de la Picardie, à l’emplacement d’un ancien château fort flamand avec tours et pignons en pas de moineaux, le château de Grand-Rullecourt, inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, surveille la route d’Avesnes-le- comte à Lucheux qui constituait le fief des seigneurs de Rullecourt qui firent de généreux dons en terres à l’abbaye du Mont-Saint-Eloi

ouverture au public :

Monsieur et madame de SAULIEU mettent à votre disposition onze chambres d’hôtes dont six au château. Ils vous recevront également pour des séminaires d’entreprise.

Le château est ouvert au public en juillet et août tous les jours, sauf le lundi, de 14 à 18 heures.

Des événements ponctuels sont organisés.

contact

Mr & Mme Patrice de Saulieu Château de Grand-Rullecourt Place du Château 62810 GRAND-RULLECOURT
Tél : 03 21 58 06 37
Fax : 03 21 22 80 70 http://www.chateaux-chambres-hotes.com/
c.de.saulieu.gr@tiscali.fr

rullecourt2historique :

La dernière demoiselle de rullecourt épousa un seigneur d’Olhain dont la famille occupa le château jusqu’en 1537, année où Marie d’Olhain, à son tour, épousa Jacques de HAMEL DE BELLENGLISE.
Leur fille, Nicole, était dame d’honneur de Marie Stuart.
Elle la suivit dans sa captivité et, le jour de son supplice, la reine lui donna sa croix en diamants.

Dix générations de cette famille vécurent à Grand-Rullecourt. Durant les guerres de religion, Antoine de HAMEL, seigneur de Rullecourt, fut l’un des chefs de la Ligue.
Il mena une lutte acharnée contre les protestants et fut surnommé le « maréchal de la foi ».

Après le siège d’Arras en 1640, lors du retour de l’Artois à la couronne, Philippe de HAMEL de Grand-Rullecourt signa la capitulation de la ville circonstance qui lui procura le bonheur d’être le premier gentilhomme de cette province à avoir rendu son hommage au roi Louis XIII.

Les de HAMEL possédaient également une chapelle habitée par une Vierge miraculeuse -Notre Dame du Bon Secours- à Boubers-sur-Canche, lieu de leur caveau familial.

En 1759, le seigneur de Grand-Rullecourt, par lettres patentes du roi Louis XV, est fait marquis « Pour lui et les aînés mâles de ses descendants nés et à naître en légitime mariage, avec la faculté d’en appliquer le nom sur telles de ses terres et fiefs que bon lui semblera et de joindre à ses armes la couronne de marquis ».

Le 7 décembre 1939, le roi d’Angleterre, Georges VI, selon un message de guerre qui passa à la radio pour annoncer sa visite « quelque part en France » afin de rencontrer ses troupes sur le front, s’arrêta à Grand-Rullecourt vers 11 h 30 sur la place pour passer en revue un groupe motorisé stationné dans le village depuis quelques jours.
Ensuite, il s’en est allé déjeuner au château du Cauroy en compagnie de Sir Chamberlain.

Maître et madame BUNEAU, le vendirent à Patrice et Chantal de SAULIEU et leurs enfants le 24 décembre 1987.

architecture :

Château 18ème, simple en profondeur, le corps de logis est élevé d’un rullecourt4rez-de-chaussée et d’un étage carré ; il les développe en façade sur dix travées réparties de part et d’autre de l’avant corps, et se prolonge par deux ailes de trois travées en retour sur la cour.

Sur les murs de briques, la pierre apparaît en bandeaux horizontaux et en chaînes verticales appareillées en besace aux angles et en demi-harpe de part et d’autre des baies.
Les toitures sont munies de lucarnes de pierre.
L’avant-corps est surmonté d’un fronton armorié (sur le parc) et du monogramme de l’un des propriétaires, Calluaud-Duchesne et de La Motte (sur la cour). L’intérieur a conservé de vastes pièces.

parc

La restauration des jardins reste à faire.
Il ne reste de leur splendeur passée qu’un arbre devenu unique en Europe l’aubépine du Mexique, essence en vogue au 18ème siècle.

Les chateaux du pas de calais

61Montreuil sur mer :

Installée sur un promontoire dominant la Canche, non loin d’Étaples, Montreuil jouit d’une position géographique privilégiée.
La ville est isolée des plateaux voisins par les vallons d’Écuires et de La Madelaine.
Cette position naturelle de commandement lui donne une vocation défensive inévitable.

Bien que situé à plus de 10 km de la mer, Montreuil fut pendant longtemps un port maritime de première importance.
Les bateaux naviguaient jusqu’au port sur la Canche qui ne permet plus aujourd’hui que la navigation de barques de pêche et des kayaks.
Cette particularité explique le nom usuel de Montreuil- sur-Mer.
Ce fut même en 987 lors de l’accession au trône de France de Hugues Capet, le seul port de mer du domaine royal.

Histoire :

Montreuil est cité pour la première fois en 898 dans les Annales de Saint-Bertin et de Saint-Vaast.
La ville, déjà fortifiée, devrait son nom à un « petit monastère » (monasterolium).
On sait que quelque temps plus tard, après 913, les moines de Landévennec (Finistère) y trouvèrent refuge après la destruction de leur monastère par les Vikings.

Le comte Helgaud semblait l’avoir déjà dotée d’une enceinte et d’un château comtal.
C’est à cette époque que commence alors la carrière militaire de la ville qui verra se succéder au cours de six siècles de guerres médiévales de nombreuses constructions.

En 980, Montreuil est rattaché au domaine royal.

Au début du XIIIe siècle, Philippe Auguste afin de protéger cette façade maritime de premier plan édifie un puissant château royal dont il reste aujourd’hui des éléments significatifs.

Le 19 juin 1299 Accord de Montreuil-sur-mer entre Philippe IV de France et Édouard Ier d’Angleterre.

Les nombreuses reliques, si pieusement vénérées au Moyen Âge et que détenaient ses nombreux lieux de cultes, attiraient les pèlerins et conféraient à la ville un caractère de sainteté.
La population va dépasser les 10 000 habitants (pour moins de 3 000 en 1999).

En 1435, Montreuil passe dans les possessions des Bourguignons par le traité d’Arras.

En 1467, une catastrophe naturelle provoque l’effondrement d’au moins six édifices religieux.
On ne sait pas aujourd’hui s’il s’agit d’un tremblement de terre ou un effondrement de couches souterraines.

À la fin du Moyen Âge, l’ensablement de la Canche entraîne le déclin de la ville.
Le commerce maritime périclite, la ville se retranche sur elle-même.

Histoire (suite) :

En juin 1537, les troupes de Charles Quint et d’Henri VIII mettent le siège au pied de Montreuil.
Contrainte de se rendre, la ville est en grande partie détruite.

La peste frappe la ville en 1596.

En 1567, Charles IX ordonne alors l’édification d’une citadelle sur l’emplacement de l’ancien château du XIIIe siècle.
Vers 1670, Vauban perfectionna l’œuvre de ses prédécesseurs en remaniant la citadelle et en y ajoutant une poudrière et un arsenal.

Au XVIIIe siècle, malgré l’ensablement de la Canche et le déclin du port la prospérité de la ville lui permet de se parer de nombreux hôtels particuliers.

Montreuil changea de dénomination pendant un peu plus d’un an (de fin 1793 à début 1795), pour s’appeler Montagne-sur-Mer.
La ville reprendra son ancien nom le 5 février 1795 suite à une pétition du conseil général à la Convention justifiée par les difficultés qui résultent de ce changement.

Le flan droit du Camp de Boulogne est installé à Montreuil en 1803 et redonne à la ville un peu d’animation. Les maréchaux Soult et Ney y ont leur quartier général.
Au XIXe siècle, la quête du progrès provoque la destruction d’une partie des bas-remparts afin de permettre le passage de la ligne de chemin de fer Arras-Étaples mise en service le 5 août 1878.

Montreuil tombe alors pour plus d’un siècle dans une léthargie que seule devait troubler, pendant la Première Guerre mondiale, la présence dans ses murs, du grand quartier général britannique sous le commandement du maréchal Douglas Haig.

Les remparts :
62
Les remparts de Montreuil-sur-Mer offrent aux yeux des visiteurs un ensemble exceptionnel de fortifications.

les vieux murs se sont, au fil du temps, transformés pour être adaptés aux progrès techniques.
C’est ainsi que Montreuil-sur-Mer a la chance d’avoir préservé près de mille ans d’évolution de la fortification.
A travers celle-ci, on peut également lire l’histoire même de la cité car chacune des campagnes de (re)construction correspond à une étape importante du passé de la ville.
La naissance des remparts de Montreuil-sur-Mer semble correspondre avec la naissance de la même ville.

La porte de Boulogne :

La construction des hautes murailles autour de la cité, nécessita inévitablement le percement de portes permettant l’accès intra et extra muros.
Ces ouvrages furent souvent le maillon faible du dispositif défensif des villes.
Montreuil-sur-Mer en compta une dizaine.
La porte de Boulogne fit partie de celles-ci, elle est la dernière restante.

La citadelle :

montreuil2L’histoire de Montreuil-sur-Mer débute en 898.
La ville, déjà fortifiée, résiste victorieusement à une attaque de Vikings.
En 987, lorsque Hugues Capet monte sur le trône de France, Montreuil- sur-Mer en sa possession depuis sept ans devient pour deux siècles le seul port de mer du domaine royal.
Un château royal est édifié afin de protéger cette façade maritime de premier plan.
Des châteaux primitifs, aucune trace n’est conservée.

Le casernement allemand :

La 2ème Panzer division entre à Montreuil-sur-Mer le 22 mai 1940 ; les Allemands resteront 4 ans. Plusieurs divisions d’infanterie se succèdent, l’état-major investit l’hôtel Acary de la Rivière.
La ville héberge une Kreiskommandantur et son peloton de Feldgendarmen. Dès juin 1940, la pression allemande sur la main d’oeuvre et les réquisitions iront en s’accentuant.
Le couvre feu est institué.
juillet 1940, Hitler projette d’envahir l’Angleterre, c’est l’opération « Seelöwe ».
Montreuil-sur-Mer est alors en zone interdite dite « zone rouge ».
En octobre 1943, l’organisation TODT est chargée de creuser un casernement sous la ville, le Festung Pionier en est le maître d’oeuvre.
Une tranchée dans les glacis est pratiquée en accès vers La Madelaine-sous-Montreuil.

La première guerre mondiale : vocabulaire du poilu

exodeVocabulaire du poilu :

Abri : cagna, crèche, guitoune, kasbah, gourbi.
Adjudant : juteux.
Agréable (bien) : bath, maous.
Aliments : la croûte.
Aller (s’en) : mettre les voiles, mettre les bouts de bois, mettre les cannes.
Allemand : boche, bochemard.
Allumette : flambante, soufrante.
Altération (soif) : ( l’avoir sec).
Ambulance : paquebot.
Ami : poteau, copain.
Appareil à café : perco.
Argent (monnaie) : auber, braise, pèze, pognon.

Cacher (se) : se planquer.
Café : jus.
Camarade : copain, poteau.
Capitaine : le vieux.
Caporal : cabot.
Casque : bourguignotte, bourguignette, cloche.
Champion : as.
Chançard : verni.
Chaussettes :russes.
Chaussures : croquenauds, godasses, grolles, lattes, tatanes, tartines, ribouis, pompes.
Chefs (les) : les huiles, les légumes.
Chemise : liquette, limace.
Cheval : bourrin, tétard, canard, tréteau.
Chien : cabot, klebs.
Cigarette : sèche, sibiche.
Civil : pékin.
Coiffure : cloche.
Colis postal : cube, paxon.
Colonel : ombre aux galons.
Combattant : poilu, jusqu’au boutiste.
Contrariété : l’avoir sec.
Convalescent : convalo.
Couteau : surin, eustache, lingue.
Cuisine : cuistance, tambouille.
Cuisinier : cuistancier, cuistot.
Bagage de soldat : barda, bardin.
Baïonnette : cure-dent, épingle à chapeau, rosalie, fourchette, tâchette.
Balles : abeilles, pruneaux.
Ballon captif : boudin cavaleur, saucisse, cigare, dracken.
Bien : bath, maous.
Billet : bifton.
Billet de banque : fafiot.
Blessé : amoché, prendre la pipe.
Boite de chirurgien : valise diplomatique.
Bombardement : musique.
Bombe : bordée, nouba, ribouldingue.
Bon : bath, maous.
Bougie : celebombe.
Bravoure : cran.
Bruit : baroufle, boucan, sproun.
Bureau : burlingue.
exode1 Danger : ça gaze, ça barde, ça murmure.
Débrouillage : sustème D.
Décorations : accroche-coeurs.
Défiler (se) : se débiner, se planquer.
Détruit : amoché.
Distribution : distribe.
Dormir : en écraser.

Eau : flotte.
Eau-de-vie : casse-pattes, cric, eau pour les yeux.
Eclats d’obus (petits) : abeilles.
Ecouter : essgourdancher.
Empêtré : être dans le pastis.
Ennuyé : avoir le cafard.
Entendre : esgourdancher.
Envoyer au diable : balancer, faire volter, vider.
Executer uen chose difficile : barder.
Excédent d’aliments : rab, rabiot.
Exempt (êter) : ex (être).
Femme (de moeurs légères) : marmitte, ménesse, rombière, radasse, poule, punaise.
Femme (protectrice de soldat) : marraine.
Femme (gentille) : mistone.
Fête : bombe, bordée, nouba, noce, saoûlerie, ribouldingue.
Fourragère (décoration du régiment) : mèche à briquet.
Franc (monnaie) : linvé.
Fromage : court-tout-seul, fromgi, fromton.
Fumer : gazer.
Fusil : flingue, flingot, nougat, pétoir.

Galons : ficelles.
Gamelle : galetouse.
Grenades : calendriers, guitares, raquettes.
Gros : pépère, costaud.

La gastronomie du Pas de calais

LEXIQUE DE LA BIERE :

Bière bock : Bière de densité moyenne (125g/l de malt) de fermentation basse.

Bière de froment : Bière contenant dans la limite de 30% du poids de malt d’orge, du malt de blé ou du blé concassé. Ce sont des bières fromentacées.

Bière de saison : Autrefois la maîtrise de la fermentation étant difficile lors des fortes chaleurs, les brasseurs modulaient les forces des bières selon la saison, légères l’été, plus fortes l’hiver, notamment en fin d’année (bière de noël) et au printemps (bière de mars).
Cette tradition est actuellement reprise pour les bières de Noël et de mars, mais celles-ci pourraient être produites en continu.

Bière lager : terme générique couvrant toutes les bières blondes courantes de fermentation basse et de densité moyenne.
On les appelle aussi « pils ».

Bière pur mal : Bière garantie brassée uniquement avec du malt d’orge.

Bière sur lie : Bière issue d’une fermentation complémentaire en bouteille.
Lors du conditionnement, la bière est additionnée d’une levure spéciale, si elle est filtrée, et d’un sirop de sucre.
Une nouvelle fermentation va se développer, facilitant la garde pendant plusieurs mois tout en apportant des caractères spécifiques.

Brassage : Action consistant à moudre le malt et à le mélanger avec une eau chauffée.
La méthode de chaque brasseur tient au choix de la température, de la durée, etc…

Brassage par infusion : Méthode traditionnelle et simple consistant à ajouter, par palier, de l’eau de plus en plus chaude dans la cuve, c’est l’infusion ascendante.
Celle dite descendante est rare, le brassage n’ayant lieu qu’une fois par apport d’eau à 80°C.

Brassage par décoction : Une partie du mélange eau/malt est portée à ébullition dans une chaudière et ramenée ensuite, bouillante, dans la chaudière principale.
Cette opération peut être répétée.

Céréales de brasserie : Le décret de 1908 précise qu’en France la bière ne peut être fabriquée qu’avec du houblon et du malt d’orge.
Peuvent y être associées, dans la limte de 30% maximum, des malts d’autres céréales ou des produits amylacés.

Coloration : La couleur des bières provient du malt qui, lors du « coup de feu » à partir de 90°C, commence à prendre de la couleur tout en dévelopant des arômes.
C’est ainsi que peut être réglée la couleur des bières.

Cuisson du moût : Le moût est porté à ebullition pendant 2 heures, ce quia ssure la stérilisation et la coagulation des protéines indésirables.
Il permet aussi les houblonnage par décoction.

Fermentation : Celle-ci a lieu sous l’action de la levure de bière et comprend deux phases.
La première qui dure 5 à 10 jours et qui transforme environ 90% des matières fermenescibles du moût, le gaz carbonique étant évacué.
La deuxième, dite secondaire, ou de garde, après filtration, assure une finition fermentaire et sature le milieu de gaz carbonique qui, cette fois, ne sera pas évacué.
Cette phase peut durer de 2 à 6 semaines.

Fermentation basse : Réalisée entre 6 et 12°C, le goût des levures reste léger alors que ceux du houblon et du malt dominent.
Les levures sont des souches de Saccharomyces carlsbergensis.

Fermentation haute : Réalisée entre 15 et 25°C les levures génèrent des alcools, des esters et des aldéhydes, tous volatiles et aromatiques, qui apportent caractère et « fruité » à la bière.
les souches de levure sont des saccharomyces cerevisiae ou carlsbergensis adaptées à des hautes températures.

Filtration : Après les transforations enzymatiques du malt, en milieu acqueux, on procède à une filtration de sorte à séparer le moût de la bière (le liquide) de la drèche (le solide).
Après soutirage du premier moût, jus fort destiné aux bières fortes, la drèche est rincée et on obtient un moût léger.
C’est à ce niveau du procédé que le brasseur règle le « force ».

Force ou densité : teneur en extrait de malt (g/l) d’une bière.
Anciennement exprimée en degré, régie, elle est de nos jours ecprimés en degré plato.
dans des conditions normales de fabrication, le coéficient moyen entre le degré plato et la teneur en alcool est environ 4.
Ainsi, une bière spéciale, présentant une densité ou force de 14° plato, contient environ 60g/l d’alcool.

Germination : Opération conduisant à la pousse de la plumule (petite tige) du grain.
Elle permet la diffusion des enzymes dans l’lbument.
La germination est stoppée lorsque la taille de la pousse atteint 4 à 5 millimètres.

Houblon : Fleurs (cônes) des pieds femelles contenant les résines amères et les huiles essentielles qui donnent le goût et le parfum à la bière houblonnée.
L’emploi des cônes est dosé de 1 à 3 grammes par litre.

Houblonnage : L’apport de houblon a lieu lors de la cuisson du moût.
Il est fait en une ou plusieurs fois ce qui modifie le temps de décoction.

Malt (types de) : Les types de malt sont classés selon des critères botaniques ou de maltage.
Les classements botaniques portent sur le nombre de rangées de grains sur l’épi.
Les classements du maltage sont faits en fonction des températures du « coup de feu ».
Les malts portent des noms spécifiques, tels la malt Pilsen (85°C), le malt Munich (110°C) ou le malt colorant, toréfié et porté à 220°C.

Maltage : Action de démarrer puis de stopper la germination d’une graine de céréale dans le but d’activer les fonctions enzymatiques qui seront utilisées lors du brassage.

Refroidissement du moût : Après la cuisson, le moût est souvent clarifié sur terre ou par centrifugation puis refroidi sur échangeur à plaques.

Séchage ( ou touraillage) : Consiste à insufler de l’air chaud pendant 1 à 2 jours dans les grains germés jusqu’à atteindre un degré d’humidité du malt de 4%.
En fin de séchage, la température est élevée afin d’obtenir le « coup de feu ».
Les grains sont alors débarrassés des radicelles.

Stabilisation : Afin d’obtenir une bière stable et brillante à la consommation, les matières en suspension après la fermentation secondaire sont éliminées sur terre (Kieselguhr), à l’exeption des bières sur lie.
La stabilisation microbiologique s’effectue par pasteurisation ou filtration stérilisante.

Trempage : Action préalable au maltage consistant à immerger les grains dans l’zau – 3 à 4 jours- de sorte à porter leur humidité à 45% environ.