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Olhain :

Dès le XIIème siècle il existait une famille chevaleresque d'Olhain qui portait trois tourteaux de gueules comme les comtes de Boulogne et avait pour cri de guerre Boulogne.

Roger cite un Hugues d'Olhain comme ayant pris part à la deuxième croisade, mais ce n'est que dans son ouvrage que nous le trouvons mentionné.
émoins une donation faite au couvent d'Etrehem.
Hugues d'Olhain, en 1202, construisit le premier château d'Olhain.
Ce seigneur figure l'année précedente dans une charte importante des archives de Loos où sont nommés Simon et Bauduin, ses frères, Sibylle, sa femme, Jean, son fils, Hellin de Gauchin, oncle de Jean, et Gilles, frère puiné d'Hugues.
Ce même document nous fait connaître qu'Hugues était fils de Simon d'Olhain.
Hugues d'Olhain appraît encore en 1213 comme témoin de la vente que fit Marc de Bétonsart de sa dîme de Tenkes aux religieux d'Annay.

Jean, seigneur d'Olhain, et jean son fils, sont mentionnés comme témoins dans une charte octroyée à l'abbaye du Mont Saint-Eloy.
Une chapelle fut fondée en 1239, par ce même Jean, dans le château d'Olhain du consentement du chapitre d'Arras, qui avait le droit de patronat sur la paroisse de Fresnicourt.
àGauchin, d'un droit de champart sur le champ dit del Perrel à Olhain et de la valeur de la dîme de Fraisnoy, et de plus donna une habitation pour le desservant.
Au cas où cette chapelle serait devenue paroisse, la collation en aurait appartenu au chapître.

Il faut placer ici un membre de la famille d'Olhain du nom de Gilles qui devait vivre vers 1260 et dont il est question dans une chanson satirique d'un auteur inconnu.

"Messire Gilles d'Olehaing
A en son cors moult grant meshains
Ki contrefait les menestreus,
Moult les cifle quant vient entr'eus
Na fors ke vent en son boucel
ne el signeur de Niedoncel."


En 1270 jean II et Hugues, seigneurs d'Olhain, figurent dans une charte en faveur du prieuré de rebreuves, et en 1280 Jean fonda à Verdrel une chapelle.
Il la dota de trente mencaudées et trois quartiers de terre qu'il tenait en fief du chatelain de Gand et qu'il fît amortir par ce seigneur et le comte d'Artois.
La chapelle devra être bâtie ainsi que la demeure du chapelain sur les terres données, il devra y avoir une cloche "et li chapelain est tenu de faire perpétuel résidence en le capelerie ci-devant dite et de dire messe cascun jour, de trouver et de livrer à on coust dras, lumière et clerc et toutes les autres choses qui a la dite capelerie desservir appartiennent."
la nomination du chapelain appartiendra au fondateur et à ses trois premiers successeurs, puis reviendra au chapitre.

En 1316, les fils du seigneur d'Olhain figurent parmi les gentilshommes confédérés contre Mahaut.
Deux ans après, Ysaac d'Olhain est cité en qualité de pair du château de Béthune dans un acte rapporté au cartulaire des chartreux de Gosnay.
le 1er mai 1340, Robert d'Olhain, écuyer, arrive à l'armée du roi devant St Omer et est armé chevalier le 20 juin.
le 4 août 1345, Hugues d'Olhain promet de payer annuellement au receveur de Béthune un denier de rente "pour le congé, à lui baillé, par lecomte d'Artois pour faire crénaux à la tour de Werquin".
Jacques d'Olhain épousa Isabeau d'Aubigny, et leur petite fille Marie, héritière de la seigneurie d'Olhain, la porta dans la maison de Nieles par son mariage avec Jean, l'un des conseillers favoris de Jean sans Peur.

Le nouveau seigneur d'Olhain devait prendre une part importante aux lamentables évènements du règne de Charles VI
Il n'appartenait pas à l'ancienne noblesse militaire : il avait été, au dire de Monstrelet, avocat au parlement et licencié ès-lois.
Nous savons qu'à la fin de 1402, il était déjà conseiller du duc de Bourgogne, dans un état des officiers du duc qui paraît remonter à cette époque, nous trouvons Jean de Nielles, chevalier "conseiller chambellant et second président du conseil de Lille", et gratifié d'une pension de six cents florins.

Dès 1405, il deploie, au conseil du Roi Charles VI, le "belle faconde" que lui attribue Monstrelet, et expose les griefs de son mître contre le duc d'Orléans.
Il paraît que jean sans Peur apprécia les services de son conseiller, car au mois de mars 1407, il lui fit don d'une certaine quantité de chênes à prendre dans les bois du Vault jusqu'à concurence de soixante écus d'or "pour iceulx chênes employer et convertir ès édifices d'Olehain".
C'est donc à cette époque qu'il faut vraissemblablement placer la reconstruction du château, tel que nous le voyons maintenant.
Cette même année, Jean de Nielles reçut du Duc le gouvernement d'Arras.

Deux ans après, le seigneur d'Olhain portait encore la parole au nom du duc dans une grande réunion quis e tint dans la cathédrale de Chartres, et au cours de laquelle le Roi déclara qu'il pardonnait à Jean sans Peur sa complicité dans l'assassinat du duc d'Orléans.
Grâce à l'influence Bourguignonne, jean de Nielles entra au conseil du roi et reçut en cette même année 1409, les sceaux du duc d'Aquitaine, fils de Charles VI.
Ce poste avait une grande importance; car on venait de décider que pendant la maladie du roi, et en abscence de la reine, le gouvernement du royaume appartiendrait à ce jeune prince.

Jean de Nielles avait obtenu de Charles VI une pension annuelle de deux milles livres.
Le 2 décembre 1410, le roi lui concedait encore une pension de mille livres à prendre sur les aides levées pour le fait de la guerre, sans préjudice de ses gages ordinaires.
Le chancelier devait avoir une fortune assez considérable car en juin 1412, il figure parmi les seigneurs qui prétèrent de l'argent au trésor royal épuisé.

Le 2 novembre 1420, Jean de Nielles, qui avait contribué pour une large part à la conclusion de la paix de Bicêtre, fut chargé avec le cardinal de Bar, le comte de Saint Pol et le grand maître de l'hôtel, de prendre les mesures nécessaires pour l'exécution de ce traité.

La haine des Armagnacs devait naturellement poursuivre le seigneur d'Olhain.
Aussi, en 1411, lui et le sire de Helly sont signalés au roi par le duc d'Orléans comme coupables de la "cruelle et énorme mort" de son père, parce qu'ils sont "serviteurs jurez ou pensionnaires et aliez au duc de Bourgogne".
Le chacelier, était à vrai dire, un adversaire redoutable pour les Armagnacs; le 6 avril 1412, au moment où les partisans d'Orléans traitaient avec les anglais, il produisit en plein conseil des pièces saisies par le bailli de Caen, qui démontraient l complicité des princes avec l'ennemi du royaume.
Bientôt le parti bourguignon allait, lui aussi, faire appel à l'étranger, et l'on devait voir, pendant de longues années, le duc Philippe-le-Bon combattre le roi de France, pour le compte des pires ennemis de son pays et de sa race.

Nous trouvons, en juillet 1412 Jean de Nielles ,mêlé aux négociations qui se poursuivaient entre les princes devant Bourges dont l'armée royale faiait le siège.
le 30 janvier 1413, il demanda au nom du roi, aux trois états réunis à paris, les subsides nécessaires pour soutenir la guerre contre les anglais.

Mais le duc d'Aquitaine était impatient de secour le joug de Jean sans Peur.
le sire d'Olhain représentait l'influence Bourguignonne; aussi le jeune duc cherchait-il les moyens d'écarter ce conseiller gênant.
Au mois de mars 1413, à la suite de remontrances de l'université, des paroles très vives furent échangées au conseil royal entre Jean de Nielles et le chancelier de France, Arnaud de Corbie.
le duc d'Aquitaine, irrité, prit son chancelier par les épaules et la chassa de la salle du conseil en lui disant :
- Vous êtes un mauvais et orgueilleux ribaud, d'injurier ainsi le chancelier de Monseigneur le Roi; nous ne nous soucions plus de vos services.
Les sceaux de Guyenne furent confiés à jean de Vailly, avocat au parlement, au grand déplaisir d'Isabeau de Bavière et duc de Bourgognne.
Quelques jours après cette scène, le 13 mars, le duc de Guyenne donna à Guillaume du Mesnil, son valet tranchant, "la conciergerie et garde de son hotel de Saint Ouen, que naguères souloit tenir et avoir messire Jean de Nielles, chevalier; et lequel pour certaines causes à ce nous mouvans, avons deschargié et osté, deschargons et ostons du tout ces mesmes lettres".

Le 28 avril 1413, les Cabochiens, poussés ens ecret par le duc de Bourgognne, organisèrent une redoutable émeute, ils s'emparèrent de la personne du nouveau chancelier d'Aquitaine.
Un mois après, le 18 mai éclata un autre mouvement populaire, les sédicieux arrêtèrent le frère de la reine et divers autres seigneurs, parmi lesquels figure le sire d'Olhain.
Jean de Nielles fut d'ailleurs délivré le lendemain, et reprit la charge de chancelier d'Aquitaine.

Mais les excès des Cabochiens avaient porté un grand coup fatal à l'influence Bourguignonne, elle décrut rapidement.
Nous voyons bien encore le sire d'Olhain prononcer, le 7 août, en présence de l'université, un discours pompeux où il célébrait les avantages de la paix rétablie officiellement entre les princes.
Quelques jours après, il devait abandonner les sceaux qui furent remis par le duc de Guyenne à Jean Juvenal des Ursins.

Le 27 novembre 1419, le sire d'Olhain assistait au conseil tenuu à Arras par le duc de Bourgogne au sujet du traité que ce prince alait conclure avec l'Angleterre.
Vers cette époque, Philippe le Bon lui céda les villes, terre et seigneurie de Quiery, en dedommagement de la terre et seigneurie de Grigny, que lui avait donnée Jean sans Peur, et qui fut restituée à Jacques de Brimeu.

Jean de Nieles ne laissa point de descendant mâle; sa fille, mariée en premières noces avec Jean de Récourt, châtelain de Lens, dont elle n'eut pas d'enfants, épousa, vers 1418, le grand veneur de france, Jean de Berghes, seigneur de Cohem, et porta ainsi la seigneurie d'Olhain dans la maison de Berghes Saint Winoc qui l'a gardé jusqu'à nos jours.

Jean de Berghes avait pris part au pillage de l'abbaye de Saint-Denis par les Bourguignons en 1418.
En cette même année, Jean de Berghes était envoyé par le duc de Bourgogne au siège de Montlhéry, avec six mille Parisiens dont on voulait se débarrasser.
Jean fut capitaine d'arbalétriers et se trouvait au service de Philippe le Bon lors du siège de Compiègne, en 1430.
Sa femme fonda un obit à l'église collégiale de Saint-Pierre d'Aire.
Son fils, Pierre, devint en 1433, seigneur d'Olhain, de Caucourt, Nielles, Houlle, Moulle, etc.., par la mort de sa tante maternelle, marie de Nielles, femme de Bauduin de Lannoy, qui fut enterrée dans l'église de Fresnicourt.
En 1453, d'après Duclercq, le seigneur de Cohem, c'est à dire Pierre de Berghes, fut fait chevalier et leva la bannière le jour de la victoire remportée par Philippe le Bon à Grave, sur les Gantois.
D'après cet historien, le même seigneur aurait accompagné Antoine et Bauduin, bâtards de Bourgogne, Simon de Laslaing et plusieurs gentilshommes dans leur voyage à Ancone, d'où ils devaient partir pour la terre sainte.
On sait que ce projetn'aboutit pas et que ces chevaliers rentrèrent à bruxelles en 1464.
Nous trouvons encore Pierre de Berghes à l'expédition contre Dinan.
De sa femme, jeanne de Ghistelle, il eut plusieurs enfants, parmi lesquels Jean, qui suit, et Catherine, qui épousa Messire Robert de Ranchicourt, seigneur dudit lieu.

Jean de Berghes, mari de Claire d'Azincourt, fut gouverneur d'Aire, qu'il vendit à la France pour cent mille francs, en 1482.
la paix de 1484 ayant frustré ses espérances, il fut obligé de se retirer à Melun et d'alliéner plusieurs terres.

C'est au commencement du XVème siècle qu'il faut placer la confiscation de la terre d'Olhain que l'empereur donna, par letres patentes du 16 mars 1521 au comte d'Epinoy, à charge de délivrer au maître de son artillerie le matériel de guerre trouvé en la place dudit Olhain.

Nous ignorons la date où son fils Pierre, recouvra ce domaine.

Pierre, IIème du nom épousa, en 1526, Jeanne de Bailleul, dame de Plantin, qui hérita de la terre de Boubers-sur-canche par la mort de son cousin François de Neuville.
Cette alliance rendit son ancien éclat à la famille de Berghes.
Pierre de Berghes fut en 1525, député des états d'Artois près de l'empereur Charles-Quint; en 1544, il était commissaire des montres des gens de guerre du Hainaut.
Il paraît avoir été favorable aux protestants et il est cité dans la correspondance de Philippe II comme l'un des gueux d'Artois.
Du reste, vers 1566 et 1567, les bois d'Olhain furent infestés par des bandes de gens d'armes protestants, commandés par François Cocqueville et venant de Picardie après la prise de saint-Valery.
En 1570, ce fut GrandGuillaume, brigand célèbre, quis e réfugia dans les bois voisins d'Olhain.

Pierre de Berghes eût plusieurs enfants; Eustache, qui fut tué du vivant de son père à un assaut contre Thérouanne (1522); Marie qui épousa Georges de nédonchel, baron de Bouvigny, Douvrin etc..., et, en deuxième noces, Antoine de Vignacourt, seigneur d'Ourton; Adrien de Berghes, seigneur d'Olhain en 1576, qui se maria avec marie de Houchin, et succéda à son père mort en 1597; Jean, IIIè du nom, fils d'Adrien, épousa Antoinette de rambures, fille de Jean gouverneur de Guînes; parmi ses enfants nous remarquons René, capitaine au régiment de Rambures, tué à Rocroy dans les rangs de l'armée française, et Charles, seigneur d'Olhain, marid e catherine de Coupigny, et en deuxième noces de Claude de Carnin.
le fils issu de ce second mariage, jean, mourut à marier en 1678, sa soeur Anne, dame de Coupigny, succéda à ses droits et porta la terre d'Olhain, à Pierre de Berghes, son cousin, seigneur de Nonaing et de la bassèche.
leur fils, Philippe Ignace, marié en 1683 avec Marie-Françoise de Berghes, princesse de rache, eut plusieurs filles.
L'ainée, Louise, fut mariée au comte d'Artagnan, le seconde, marie-Isabelle, épousa son oncle, jean Joseph de Berghes, fils puiné de Pierre de Berghes.

En 1743, jean-Joseph de Berghes, veuf de sa première femme, épousa une demoiselle de Créquy Canaples.
Il mourut en 1748, il portait les titres de vicomte de Berghes, prince de Rache, premier pair du comté de namur, seigneur de Boubers, seigneur d'Olhain, etc...
De son premier mariage il avait eu plusieurs enfants

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