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Histoire du pas de calais
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La vie des corons :

Toute sa vie, le mineur la passera dans sa cité.
Il s'identifié à elle, à sa fosse.
Coupé du monde extérieur, faute de communications, il vit en caummunauté,en osmose.
Au fond comme au jour.
Les jeunes se réunissent au coin des rues, les familles sur le pas de leurs portes, l'été le soir venu, on discute avec les voisins et les passants.

Il n'y a pas d'heures précises pour boire le café.
In buque à ch'mur et la voisine répond aussitôt à l'invitation.

Que les molettes viennent à s'arrêter, puis à tourner doucement et c'est tout le coron qui est en émoi.
On sait qu'il y a un blessé ou un mort à la mine.
La cage remonte lentement, moment d'angoisse pour chaque famille.
le garde se charge de prévenir la famille de la victime.

la rue devient silencieuse.
Dissimulés derrière leurs rideaux, les habitants attendent le retour du corps.
Le voilà.
La charette portant le cercueil apparaît.
Plus personne ne parle, les enfants sont figés, les femmes se signent, les hommes se découvrent.
la cité est en deuil.

les grandes familles

La vie en communauté rapproche les familles et favorise les rencontres.
Tout le monde se connaît, des relations se nouent.
Les mineurs ont en moyenne 6 enfants.
Les discours pronant la limitation des naissances les laissent indifférents.

Malheureusement, la mortalité infantile est importante.
Les mauvaises conditions d'hygiène et les épidémies causent des ravages.
L'accouchement au XIXème siècle, se fait souvent sur un lit de paille.
Des infections telles que la fièvre puerpéale, mettent en danger la vie des mamans.
Beaucoup en meurent.

Forte mortalité

Lors d'une épidémie en 1893, sur 556 décés d'enfants, 267 sont dus à la rougeole, 120 à la diphtérie, 86 à la typhoïde, d'autres à la coqueluche et à la méningite.
En 1902, le Pas de calais est, avec le Nord un des départements où le plus d'enfants meurent dans leur première année.

Chez les adultes, la tuberculose est une des maladies les plus répandues.
A partir de 1903, les compagnies organiseront des consultations de nourrissons.
Mais il faudra attendre l'ouverture de maternités, après 1945, et les progrès de la médecine pour réduire les taux de mortalité infantile à leur plus simple expression.

Le jour de repos

On se repose mais pas tout le monde.
Il faut penser au jardin.
Avec le pain, les produits du jardin c'est la moitié de la nourriture.
Une autre partie se trouve dans l'élevage de volailles, de lapins, de cochons.

On joue à pigeons.
La colombophilie est populaire dans les corons.
Avant l'invention du constateur on assistait à des courses éperdues.
Sitôt un pigeon arrivé, l'amateur courait à toutes jambes vers le siège de la société pour faire enregistrer la bague en caoutchouc que l'oiseau portait à la patte.

On "bat les coq" aussi.La préparation est un art? chacun y vas de ses trucs pas forcément efficaces.

Il y a aussi le cinématographe.
les gens des corons sont eblouis par cette invention.

Après le télégraphe, le téléphone, l'éléctricité, le cinéma, on voit arriver en ce début de XXème siècle l'automobile.
Mais seuls les industriels et les gros négociants en possèdent.
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