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Le progrès technique dans les mines :

D'importants investissements ont été faits dans les mines.
les fosses à travers le bassin, se sont modernisées, les puits sont plus larges, les chevaux ont remplacés les rouleurs de berlines, les mineurs descendent par un système de "cages" mis au point mais son fonctionnement a connu bien des soucis.

A plusieurs reprises le câble s'est rompu, la cage de matériel s'est écrasée au fond
Un ouvrier de Bruay-sur-escaut a trouvé une parade, un système parachute.
Lorsque le cable se rompt, un ressort se détend et libère des griffes qui s'accrochent dans le guidage en bois, plusieurs catastrophes ont ainsi pu être évitées.

Mais le 3 février 1872, à la fosse 1 de Meurchin, la sécurité n'a pas fonctionné, la cage a fait une chute libre de 230 mètres.
Huit ouvriers ont été tués ou sont morts noyés dans un puisard (appelé bougnou).
Six autres sont parvenus à s'échapper.

Une autre fois, c'était le 20 janvier 1890 à Drocourt.
la vigilance de machiniste fut mise à défaut, il laissa filer la cage qui grimpa à molettes ( en haut du chevalement) qu'elle endommagea.
Cinq mineurs moururent dans les débris, quinze furent blessés.

La terrible méprise de Bully

L'air comprimé, sous forme d'énergie donne de grands espoirs.
Des essais ont lieu entre 1869 et 1872, l'un deux s'est terminé tragiquement.

Le 19 novembre, une machine à vapeur est descendue à la fosse de Bully avec sa chaudière, on l'installe dans une galerie à 300 mètres du puits.
Au cours de la nuit du 18 novembre, les gaz chauds mettent le feut aux parties charbonneuses du rembali.

Sachant que pour éteindre un feu de charbon, il faut le priver d'oxygène et non l'arroser d'eau, ce qui produirait du gaz, le directeur de la fosse fait boucher l'entrée du puit et descend dans les galeries enfumées pour organiser les secours, il ne remontera pas vivant, il sera découvert avec 18 mineurs, asphyxiés par les gaz de combustion.

Pour percer les galeries dans le rocher (les bowettes), les mineurs emploient une barre d'acier, munie d'un taillant.
Le travail est extremement dur.
Pendant que 'lun martèle, l'autre la tourne d'un quart ou d'un huitième de tour, ainsi pendant 4 à 5 heures pour forer un trou de mine, qui sera bourré d'explosif.
Le perforateur, lui, fait le même travail en l'espace d'un quart d'heure.

Le procédé a un inconvénient.
Il dégage un épais nuage de poussière de silice.
A force de l'inhaler, les mineurs serton presque tous atteints du "coup de bowette" (l'co d'bowette, comme les mineurs le nomment), une expression qui cache en réalité, avec la tuberculose, la terrible silicose.

Une invention est sur le point de révolutionner l'industrie des années 1880 : l'éléctricité.

Les vieux mineurs sont loins d'être convaincus.
Habitués à travailler au pic, ils ne voient pas l'utilité d'utiliser ces nouveaux outils.
Les jeunes mineurs, eux, ne sont pas indifférents à la mécanisation, mais ils veulent en tirer avantage.
La grève sera leur recours, elle est légale depuis 1881.

1891 : première convention collective

L'occasion se présente au mois d'octobre 1889.
Une fosse débraie à Lens, puis une autre, une troisième.
la grève s'étend rapidement d'Aniche à Ferfay.
Lamendin a tout bien préparé, il a coordonné toutes les actions.
Partout les mêmes revendications portant sur les salaires, le droit au logement pour les veuves, les longues coupes et les retraites.

Les compagnies sont impressionnées et comprennent qu'elles ont affaire à forte partie.
Elles acceptent les deux premiers points, mais Noeux en particulier refusait le maintien des veuves et des orphelins dans les corons.
Il faudra une grève de plusieurs semaines pour avoir gain de cause.

Ce succès a pour effet de faire augmenter le nombre d'adhérents qui passe à 20 000.

Un an plus tard, les compagnies augmentent de 10% les salaires car c'est leur intérêt, en efet la quinzaine de Sainte Barbe arrive, les commandes affluent, plutôt que de courir le risque d'un conflit, elles préfèrent devancer les revendications que de toutes manières elles seraient obligées d'accepter sous la contrainte.
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