Histoire du pas de calais |
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Le creusement des puits de mines :
Le creusement ne se fait pas sans dificultés.
Pendans les travaux, des dizaines de puits ont été submergés malgré l'intervention des machines à feu ou des batteries de pompes à bras.
A bruay en Artois, en 1862, à Meurchin en 1864, des fosses en exploitation durent être abandonnées.
A Marles en 1866, le puits n°2 affouillé par un torrent souterrain, s'écroula en emportant les installations en surface.
Il fallu attendre le procédé Poetsch, par congélation en 1890, pour être à l'abri de tels désastres.
Les innondations ne provoquèrent jamais de mort d'homme dans le bassin minier du Nord-Pas de calais. Les mineurs avaient le temps, lorsque l'eau envahissait les galeries, de se réfugier aux étages supérieurs,mais ce n'était pas toujours possible pour les chevaux, plusieurs d'entre eux furent sacrifiés malgré l'intervention déséspérée des palefreniers à Hardinghme en 1858 et à Marles en 1866.
Les enfants à la mine à 10 ansCe qui surprend les ruraux, c'est le travaild es enfants. Voir des garçons et des petites filles remonter, noirs du fond de la mine les choque.
Autrefois, fait remarquer un ancien mineur, c'était pire. La compagnie d'Aniche embauchait les enfants dès l'âge de 8 ans. Celle d'Anzin les prenait à 9 ans.
Depuis 1841, l'âge légal pour le travail souterrain, est de 10 ans.
Les parents ne sont pas du tout scandalisés. Au contraire, il ont tendance à regretter l'application de cette loi, car le salaire que ramenaient les enfants était important pour eux. Il leur permettait de subvenir aux besoins de la famille.
Le mineur était dur avec les enfants, brutal même, pourtant il les aime bien.
La mixité à la mine :Le travail féminin, au fond de la mine, a naturellement des conséquences.
En 1855, le juge de paix de Lens attire l'attention du sous-préfet de Béthune sur les conditions de travail des enfants et des femmes au fond de la mine.
La main d'oeuvre s'étant raréfiée, la compagnie de Bully-Grenay décide d'engager des enfants de l'assistance publique. En 1865, elle fait construire un orphelinat pour recevoir 80 à 100 enfants âgés de 12 ans. Les frais d'entretien devenant trop élevés, l'oeuvre est abandonnée en 1875 et les bâtiments sont transformés en bureaux.
Le clergé du bassin minier regrette aussi les travail des enfants à la mine, mais c'est essentiellement dû au fait qu'il contrarie la préparation de la communion.
Devant de nombreux abus constatés, les députés ont voté une loi, le 19 mai 1874, interdisant le travail souterrain aux femmes et aux enfants.
Le cabaret, passage obligéLe mineur a toujours fréquenté le cabaret. C'est là que le porion lui remet sa paie ( la quinzaine).
Après avoir travaillé 9 heures dans des conditions difficiles, la chaleur, l'humidité, le manque d'air, la poussière, il éprouve le besoin de se rafraîchir, de se détendre. C'est un des rares endroits ou le mineur se sent libre.
Il buvaient parfois plusieurs chopes avec un verre de genièvre. le cabartier se fera payer à la quinzaine, c'est la tradition. L'économie n'était pas le soucis principal du mineur : demain disait-il pour se justifier de son comportement, je serai peut être tué par un éboulement alors pourquoi me priver?A Liévin on comptait 700 cabarets pour 25000 habitants.
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