Les compagnies n'ont pas intérêt à ce que l'âge de la scolarité passe à 14 ans et présentent comme un privilège d'êrte embauché dès 12 ans certificat d'étude en poche.
Ramener une paie à la maison signifie appartenir au monde des adultes. Les galibots sortent à peine de l'enfance mais se sentent déjà des hommes.
Le galibot commence souvent comme trieur avec les femmes. Epierrer le charbon est insalubre et exigeant. Il est payé aux pièces. Un bon trieur peut se faire 25 à 30 sous par jour.
Après 3 mois il descend et il passe au service des herscheurs de terre et des vieux mineurs aguérris.
Au 19eme siècle il était le véritable souffre douleur voir esclave pour 1,50 par jour avec des heures impossibles.
A 14 ans le galibot devient herscheur. Il remplit les berlines à la pelle au fur et à mesure que le charbon est abbatu.
A 15 ans il passe rouleur et pousse les bennes. Seules les grande voies sont prévues pour le passage des chevaux. Dans les petites voies, il avance vouté et dans le noir.
A 18 ans, il passe à l'abbatage à la veine.
C'est en janvier 1902 que les mineurs sont équipés de lampes de sureté à benzine.
la sociéte d'éclairage d'Arras reprend le brevet Wolf.
La lampe dite "d'Arras" est née.
Les chaussures de sécurité viendront beaucoup plus tard.
Un wagonnet vide s'appelle berline. il pèse 270kg .
Le même wagonnet plein s'appelle balle. Son poids oscille entre 500 et 1200kg.
La cantine correspond à un foyer de jeunes travailleurs ou logeaient les mineurs célibataires.
Deux pièces leurs sont louées.
La cantinière, une femme de mineur, assure les repas.
En 1908 les mineurs abbattent toujours le charbon au pic.
Le million de tonne est atteint en 1896.
La chaleur atteint dans la taille 20 à 25°.
Le gisement à l'ouest est réputé come le plus difficile d'europe.
Travailler en position debout est un privilège.
Les veines n'exèdent pas 50cm de hauteur.
Les femmes à la mine :
- 1874 : le travail souterrain est interdit aux femmes et aux enfants.
- 1900 : Les femmes ne peuvent être employées plus de 10 heures par jours.
Dès l'âge de 12 ans les filles sont embauchées comme trieuses. Il y a 400 trieuses dans les mines de bruay.
Elles veillent à ce que les gaillettes ne se cassent pas, balaient la poussière sous les tapis roulants.
Elles portent des paniers de 50kg, plus tard des sacs.
Elles sont méprisées et rudoyées par le surveillant qui n'hésite pas à les taper.
Certains vont jusqu'a ramener un caillou qu'ils ont trouvé dans leur charbon ce qui a pour effet de mettre les trieuses à l'amende. (1 franc ce qui à l'époque représente une journée de nourriture.
Les chevaux à la mine :
Respectés et aimés de tous, les chevaux font partie intégrante de la mine.
Descendu souvent vers l'âge de 3 ans, ils sont vite atteints par le tystagmus (troubles de la vue).
Les écuries sont à 50m de l'accrochage, il y fais très chaud.
Affection et complicité lient le "méneux d'quévaux" et son cheval.
Certains n'hésitent pas à épuiser leurs bêtes sans être réprimmés par les ingénieurs.
Certains chevaux se révoltent, ruent, mordent et refusent de tirer.
En 1902 Bruay utilise 148 chevaux au fond et 27 au jour.
Après 10 ans de carrière ils finissent à la boucherie. les chevaus morts y sont vendus pour 20 francs, les autres vieux et poussifs sont vendus à des fermiers.
Les chevaux sont remplacés en 1945 par les locomotives.