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Hucqueliers.

La révolte des lustucrus :

Hucqueliers a été le théâtre en 1661 et 1662 d'une révolte contre l'absolutisme de Louis XIV.
Du Clivet avait pris le tête des lustucrus :

le 11 juillet 1662, le marquis de Montpezat mit fin à cette effervescence en dispersant à coups de canon le gros des rebelles retranchés dans le chateau d'Hucqueliers.

Après s'être réfugié quelque temps à Avesnes au mont, Du Clivet fut pris et roué.

Trois meneurs furent pendus et trois cents mutins envoyés aux galères.

Landrethun-le-nord :

La danse des neuches.

La danse des neuches à Landrethun, est un ensemble de pierres qui pointes hors de terre sans qu'on les ait travaillées ou disposées en un ordre voulu.

La légende en fait une noce pétrifiée : des mariés et leurs invités dansaient là quand passa un prêtre portant le saint sacrement à un mourant.

sans respect, les danseurs continuèrent à s'ébattre, mais Dieu les punit en les changeant en pierres.

Ce châtiment qui rappelle les condamnations portées par l'église contre les danses païennes et la présence près de neuches (noces) d'une source réputée merveilleuse peuvent faire supposer qu'il y eut là un lieu sacré.

Près du prétendu cromlech se trouve en effet la fontaine des Neuches dont l'eau se change en vin pour le croyant en étât de grâce qui s'en approche à minuit, la veille de la saint jean.

La Madelaine sous Montreuil :

La canche maléfique :

Une tradition encore fort répandue au 18e siècle dans le région de Montreuil attribuait à la canche, des vertus maléfiques.

A la madelaine, "la canche réclamait sa victime".
Cette rivière inspirait une sorte de terreur.
Sans doute un ou plusieurs accidents avaient frappés l'imagination populaire.

Sains-lès-Marquion :

Légende de Ste-Saturnine :
Saturnine voua de bonne heure sa virginité à Dieu.
Préessée par sa famille d'accepter un époux, elle s'enfuit du toit paternel.
Un jour qu'elle était au champ, elle vit de loin venir l'amant.
Elle se cacha alors tremblante au milieu d'un troupeau...mais le barbare la saisit et lui coupa la tête.

Wail :

Un goût de sorcellerie :

Wail fut longtemps considéré comme un repaire de sorcières.
En 1573, une certaine jeanne petit fut condamnée à la peine de mort commuée en bannissement et confiscation.
Wail n'était pas la seule paroisse de l'artois réputée pour ses sorcières.

Des scènes de sabbat, disait-on, avaient lieu à la fosse aux druides à Duisans, près d'Arras, presque au départde la chaussée Brunehaut.

Au bois d'orville, à Montreuil, à Linzeux, dans "l'fond d'chés caudières", à saint les pernes dans le bois madame.
Le trou sorcière à St Folquin rappellent des fais similaires de sorcellerie.

Le procès des Vaudois.

l'année 1460 est marquée à Arras par une affaire de sorcellerie.

Rapidemant arrêtée, d'ailleurs par la sagesse de l'évêque.
Le teme de vauderie ou vaudoiserie apparaît, comme synonyme de sabbat, dans cette afaire dénoncée par l'abbé Jean de la Vitte et ransmise ainsi par els chriniques de Monstrelet.

Quand ils voulaient aller à ladite vauderie, d'un onguent que le diable leur avait baillé, ils oignaient une verge de bois bien petite, et leurs paumes et leurs mains, puis mettaient cette vergette entre leur jambes, et tantôt ils s'envolaient où ils voulaient être, par dessus bonnes villes, bois et eaux.

Et les portiaent le diable au lieu où ils devaient faire leur assemblée, et en ce lieu trouvaient l'un l'autre les tables mises chargées de vin et viandes et illec trouvaient un diable en forme de bouc, audit diable et l'adoraient, puis biasaient le diable en forme de bouc au derrière, avec des chandelles ardentes en leurs mains.

Après cet hommage, ils marchaient sur la croix et crachaient dessus leur salive, en dépit de jésus et de la sainte trinité, et après qu'ils avaient tous bien bu, bien mangé ils prenaient habitation charnelle tous ensemble, et même le diable se mettait en forme d'homme et de femme, ils prennaient habitation avec le diable en forme de femme, et le diable en forme d'homme avec les femmes.

Collart de beaufort, de Ransart, fut la victime plus tard réhabilité solennellement, de ce procès des vaudois.

Orville.

Gargantua et les sorcières :

A Orville, la mare des fées rappelle encore des récits étranges rapportés naguère par les vieillards du pays.

L'eau en était précieuse, disait-on, car les sorcières se battaient pour exciter les orages.

Explication peu claire, mais qui évoque de tristes souvenirs.
En 1573, une certaine Jeanne Petit, dite "Nisette", après avoir subi la question, fut condamnée à la peine de mort, commuée en amande honorable, bannissement et confiscation.

Les pratiques repporchées aux sorcières n'avaient-elles pasquelque rapport avec l'ancienne croyance à des fées ou a d'autres personnages mythologique?

Et n'oublions pas Gargantua qui, selon une tradition qui semble vraiment populaire, aurait "pissé la canche" à Rebreuve sur canche, faisant déborder la rivière.

Non loin de là, un mont blanc aurait été formé par la terre détachée de ses souliers.

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