
Carvin :
Boire Druon et guérir :
A l'entrée de Carvin, au hameau d'Epignoy, e, venant de Lens par la N25, on peut voir, à gauche, dans un champ, une petite chapelle de briques.
C'est le puit Saint Druon.
La partie inférieure, fermée à clé, donne accès au puit.
La ferme voisine dit "ferme Druon", occupait l'emplacement de la maison natale du saint.
La légende de St druon, a été reprise par maints hagiographes.
Enfant posthume, sa mère mourrut en le mettant au monde.
Il aurait surtout vécu à sebourg (nord), où il était berger, où il est mort et où on l'honore toujours son tombeau.
Mail il est également vénéré au lieu de sa naissance, et le puits, dont il a speut être bu l'eau dans son enfance, joue un rôle dans les rites auxquels, sont attachés les pèlerins qui viennent le "servir" à la pentecote.
beaucoup d'habitants de la région de Carvin ont , en réserve, de l'eau Saint druon : on en fait boire aux malades, le matin à jeun, on en asperge toutes les pièces de la maison en cas d'orage, on l'emploie pour combattre les sortilèges par aspersion de la maison ou des personnes victime de maléfices.
Colembert : Le carrosse maudit.
Chaque année, quand revient la fête dieu, les gens de Colembert sont anxieux.
C'est M.André Verley qui, dans ses contes du boulonnais, en donne la raison.
Tous les ans, à minuit, se produit un phénomène étrange au gouffre de la Tour Corniche, appelé aussi trou-sans-fond.
Jadis, un carrosse allait vite, vite.
Arrivé au hameau du Plouy, il voulut passer à tout prix, au travers d'une procession.
Mais le sol s'ouvrit, et le carrosse impie et ses occupants s'enfoncèrent dans les entrailles de la terre.
Bientôt, il ne resta plus qu'un grand trou noir qui s'emplit d'eau et d'où, chaque année, les sacrilèges continuent à lancer des appels désespérés.
Contes : Trésor sous la forteresse? :
En 1552, les français attaquèrent la forteresse de Contes qu'occupaient les espagnols.
la place ne résita pas au feu de douze pièces de canon qui "battirent s'y furieusement les murailles qu'ils y feirent grande bresche".
les assiégeants ayant fait couler l'eau des fossés dans la rivière, par une saignée à la digue, livrèrent un assaut décisif.
les flammes dévorèrent l'antique forteresse et la pioche des français acheva l'oeuvre de l'incendie.
On peut encore voir l'emplacement de l'ancien château.
D'après des radiésthésistes, le trésor seigneural serait toujours enfoui dans ses souterrains.
Cucq :
Village des sables :
La légende prétend que Cucq serait le reste d'une ancienne localité Guigneux, emportée par les sables au XVIIe siècle.
La tradition est surtout vivace en ce qui concerne une ancienne église qui serait enfouie : une carte de Sanson d'Abbeville, de 1656, mentionne une agglomération avec église, dite Notre-dame-de-cucq, parmi les sept hameaux distincts du village même.
Cette agglomération semble correspondre au secteur de dunes qui recouvrirait l'ancienne église.
Selon M.Couppé, conservateur du musée d'Etaples, il serait imprudent d'évoquer un village disparu avec le seul tumulus des gignaux ; deux chambres funéraires, fussent-elles proto-historiques ou préhistoriques, c'est peu.
En revanche, M.Couppé fait remarquer que l'hallstattien du littoral, avec l'industrie du sel, représente bien un village, qu'on situe au moins cent cinq habitats gallo-romains au nord d'etaples et que le site de Rombly toujours au nord d'etaples, est bien le prolongement d'un village recouvert par les sables.
Divion :
Les deux jeannes :
Certains auteurs disent que la croix de grès, édifiée au XVe siècle, et qui se trouve à l'intersection actuelle de la N41 et de la N341, a été élevée en expiration des crimes de la célèbre Jeanne de Divion qui fut accusée d'avoir fourni de fausses pièces en faveur du prétendant Robert d'Artois, et qui fut brulée à Paris après un procès scandaleux en 1310.
Mais il existe une autre version: La moisson était terminée.
De la verdure ornait la dernière voiture selon l'usage.
Au fîte, une jeune mère et son enfant.
Les chevaux s'emportent, l'enfant tombe et sur tue.
Jeanne, la mère, en devient folle.
Une croix de bois marqua l'endroit où l'enfant avait péri.
Un jour, on retrouva la mère morte près de cette croix.
Le seigneur de Divion éleva cette croix de grès, et, afin de rappeler la douleur de Jeanne, il fît sculpter une pieta.