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Aumerval :

Cheval volant :

D'après le tradition, le cheval de saint Martin se serait, un jour élançé de la hauteur de bellimont (157m) et serait retombé à Aumerval, à un kilomètre environ à vol d'oiseau.

Il y a laissé l'empreinte de ses sabots sur une grande pierre, la pierre de saint martin, qui est toujours là.


Avesnes-le-comte :

Nicolas statufié :

On vébère dans l'église d'Avesnes-le-comte, un chef d'oeuvre d'orfèvrerie de 1513, une statue de Saint Nicolas, en l'honneur de laquelle se raconte dans le pays une légende "touchante" come le dit l'abbé deramecourt.
La statue fut sauvée en 1793 par une fille nommée Jeanne godart.

Bailleulmont :

Une légende macabre s'attache au château de Bailleulmont où le gendre des Saveuse, les propriétaires du lieu, Collart de Bois-Huon, se suicida en 1438.

La tragédie se déroula dans l'une des chambres hautes du donjon, appelée depuis, la salle du désespoir.
Quant à la légende, les mémoires de Jacques Duclercq la précisent :

Collart de Bois-Huon, écuyer seigneur de Vis-en-Artois, avait épousé une fille naturelle de Philippe de saveuse.
Comme ce jeune homme était "folastre" et de "sales manières", son beau-père avait obtenu du roi un mandat pour le mettre en tutelle, et l'avait enfermé dans une tour de son chastel où ile le gardait pour le corriger.

Ces mauvais traitements aigrirent l'esprit de cet infortuné, et uun matin, le 11 octobre 1438, le valet qui entra dans sa chambre pour le servir le trouva pendu avec un long sac dans lequel, la veille on lui avait apporté des fruits.

Le jour suivant, son cadavre était descendu silencieusement et sans appareil dans la cave sépulcrale du château, et l'oubli, aussi glacial que les marbres de la tombe, vint peser sur sa mémoire.

Pendant sa longue détention, on avait souvent vu le malheureux Collart, la figure collée au barreau de son étroite fenêtre, cherchant à respirer l'air pur de la campagne et à recréer ses yeux.

Les villageois s'étaient apitoyés sur le sort du prisonnier, et, longtemps après sa mort, des superstitions s'attachèrent à cette partie du château.

La tradition rapporte que la veuve de Collart vint ensevelir ses remords dans le couvent Sainte-Claire, fondé à Arras par Philippe de Saveuse.

Bailleul aux cornailles :

Le comte assassiné :

La légende fait de la seigneurie de Bailleul aux cornailles un repaire de brigands.
Beaucoup de faits mystérieux ou tragiques jalonnent, en effet, son histoire.

Vers la fin du 1eme siècle, le dernier seigneur de la maison de beaufort dut soutenir un procès de chasse contre Philippe de Rune, seigneur de Marquay.

A l'occasion de ce procès qui traînait en longueur, il rencontra Rune,en septembre 1700, et le tua près du bois de la carnoye, sur le territoire de Ligny, bois qui était l'objet du litige.

Une contestation s'éleva au sujet de cet assassinat entre le comte de saint pol et le comte d'Egmont, seigneur d'Averdoingt; chacun d'eux prétendait que le crime relevait de sa justice.

le comte d'Artois donna gain de cause à Egmont.
le corps de la rune, resté sur place, fut levé par les officiers du conseil d'Artois et conduit au château d'Averdoingt.

Le meurtrier s'étant enfui, on le pendit en effigie, ainsi que de Nesle, seigneur de Lozinghem, un des six témoins de l'assassinat.

Le domaine de Beaufort fut confisqué et sa terre vendue par décret en 1726.

Bellebrune :

La fontaine à diable :

Il y a, à Bellebrune, une fontaine à diable.
Elle donne naissance à un ruisseau au pied du moulin-brulé.
Sa légende s'est complètement perdue.
On peut supposer qu'il y était question de divinités celtiques et préceltiques devenues des "diables" après la christianisation du pays.

L'abbé haigneré not l'origine "germanique des noms de lieux en "brune" ou en "brone" que l'on trouve dans le boulonnais et l'artois.

Il rapproche Bellebrune, Lozembrune, Brumembert, Thiembronne, Hellebrinne, etc...

Les nombreuses sources du boulonnais ont vraissembleblement été vénérées, bien avant que les invasions germaniques, par les populations celtiques, voire préceltiques de la région.
Et l'eau n'est elle pas désignée dans la langue celtique, par le mot dubron?

La racine commune peut faire supposer que des dénominations celtiques n'ont pas été modifiées à l'arrivée des conquérants germaniques.

La fontaine à leus.

La légende qui s'attache à la fontaine à leus ou Saint Leu est admirablement contée dans les contes du boulonnais (1968).
Petit-jean voulait venger sa chevrette dont les loups avaient dévorés le mari : il se rendit à la fontaine et y rencontra l'assemblée des loups.

Tous décidèrent de faire la paix avec les hommes, sauf certain grand loup noir qui se jeta sur Petit-Jean, mais celui-ci sortit vainqueur et lança le coeur du loup dans l'eau de la fontaine.
les loups promirent alors de ne plus revenir en ces lieux.

Depuis lors, jamais plus on n'a vu de loups à Bellebrune, mais la fontaine teinte du sang du loup noir a des vertus encantées, elle est devenue une source pétrifiante.

Baincthun :

Adrien contre la peste.

Les matelots de Boulogne vont invoquer St Adrien à Baincthun et boire de l'eau d'une fontaine de ce nom qui se trouve au voisinage de l'église.

On y venait jadis de fort loin, et beaucoup de pélerins de Notre dame de Boulogne s'en retournaient par Baincthun.

Saint Adrien était invoqué contre les épidémies : quand les samériens furent atteints d'une sorte de peste très contagieuse, en punition disait-on, d'un sacrilège qu'ils avaient commis, ils allèrent prier St adrien à Preures en 1643.


Jean des pois verts.

La légende de Jean des pois verts est conté par M.André Verley dans ses "contes du boulonnais".

Le seigneur de Baincthun voulait se venger de Jean, amoureux de sa pupille qu'il désirait épouser.
Un jour, il s'en empare et le met dans un sac pour le jeter à la rivière; mais Jean réussit à en sortir et à y substituer à sa place un vieux berger qui désire la mort.

On juge de la surprise du seigneur quand, plus tard il rencontra jean des pois-verts.

Celui-ci raconte qu'il a été sauvé par la fée des eaux.
Urgande, une créature très riche, possédant monts et merveilles.

le seigneur de Baincthun pourrait, lui aussi, être très riche s'il prenait le même chemin.

Ainsi disparut, mais pour de bon, le mauvais seigneur, et Jean des pois-verts reçut le comté de Baincthun.
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