Histoire du pas de calais |
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Les marchands ambulants dans les corons :
Les marchands ambulants
Le marchand de louches :
Ce marchand porte à l'épaule, plusieurs cercles de fil de fer auxquels sont enfilés, classés par taille, des louches en bois.
Il frappe à chaque porte, ouvred 'autorité en criant "A louches, à louches!).
Suivant la réponse, il s'en va ou entre et dépose son chargement de louches sèches et sonores qui s'entrechoquent; d'où son surnom "ch'marchand d'oches".
Le marchand de croûtes et de pâtisserie :
A cette époque, le pot-au-feu mijotait le dimanche matin dans presque tous les foyers.
L'habitude était de tremper le "bouillon" sur du pain grillé.
Le samedi après midi et le dimanche matin l'on voyait, allant de porte en porte, les marchandes de "croûtes", le bras passé dans l'anse d'une grande corbeille.
Ces "croûtes" étaient tout simplement des quignons de pain passés une seconde fois dans le four du boulanger.
Cette livraison terminée, elles faisaient un second passage pour vendre cette fois de la pâtisserie surtout des carrés glacés appelés à tort, religieuses et des éclairs.
L'après midi elles s'installaient à la porte d'un cinéma.
Le marchand de moules, de harengs :
Avec leur voiturette qu'ils poussaient devant eux, ou tirée par un chien ou un âne, ils parcouraient les rues lançant leur tonitruant " A moules, à moules, moules, moulettes, moules de Gand" où "Harengs frais, harengs frais"!
Les ménagères sortaient avec divers récipients, des seaux en général car les moules se vendaient au "pot" de 2 litres.
Lorsqu'en venait la saison, ces marchands alternaient la vente des moules avec celle des harengs.
Le hareng était très prisé dans nos régions minères à la fois pour son goût et son prix abordable.
Grillé ou frit, il faisait l'essentiel d'un repas de midi ou les délices d'un petit déjeuner du dimanche, pour les parents au moins.
Le marchand d'huîtres :
Vers 1925, seules quelques boutiques de la Rue nationale faisaient commerces d'huitres.
De petits marchands parcouraient les rues, l'un avec une brouette chargée de ses bourriches, un autre avec une petite cariole tirée par un gros chien.
Les plus huppés avaient une voiturette qui trainait un bourriquot.
Les ventes avaient lieu exclusivement le samedi et le dimanche.
Le marchand de fruits et de légumes :
On voyait, le marchand apparaître tous les 2 jours avec son petit cheval traînant une baladeuse où étaient soignesement rangés les cageots de fruits et légumes.
Abordant une rue, il parcourait quelques dizaines de mètres et s'arrêtait appelant les ménagères au moyen d'une sonnette qu'il agitait ou criant " V'là l'marchand d'légumes."
Bientôt tout un groupe entourait sa voiture et c'était pour ces dames autant matière à papotages qu'à emplettes.
La dernière cliente partie, il s'avançait un peu plus loin et à nouveau, rtentissait le son argentin de la sonnette.
Le marchand de café :
Il s'agissait des employés de grosses épiceries à succursales.
Ils poussaient devant eux un grand coffre de bois monté sur roues et s'ouvrant sur le dessus.
Ils appelaient la clientèle à l'aide d'une corne.
Leur succès venait du fait qu'ils avaient des prix très étudiés et aussi qu'ils délivraient des tickets qui donaient droit à des primes.
Les enfants les aimaient bine, parce qu'ils transportaient aussi des plaques de chocolat.
Le marchand de glace :
Un coup de tro:pette strident, pas de doute, c'est lui, le marchand de glaces, autre cauchemar des mères qui vont être vivement sollicitées par leurs enfants pour obtenir la pièce de sous qui leur permettra d'aller "tricoter".
Bientôt c'est l'attroupement autour du petit attelage : un coffre en bois calorifugé peint de couleurs vives, contenant les bacs à crème glacée.
Fixée sur un montant supérieur du coffre une roue cloutée qui frotte sur une lame de ressort, déterminera le nombre de barquettes ou de cornets qu'aura gagnés le jeune acheteur.
Le gagnant de 5 corenets était l'objet d'envie et de haute considération.
Le marchand d'oublies :
Les marchands portaient, accroché par des bretelles, un grand cylindre de tôle peinte dont le couvercle avait un cercle cranté avec une aiguille centrale qui indiquait le nombre d'oublies gagnées par le client.
Une oublie était une pâtisserie très mince, très légère roulée en cornet ou rectangulaire.
Le marchand de bière :
Bon nombre de familles fabriquaient elles-mêmes leur bière.
Chez d'autres, elle était livrée en tonneaux, le plus souvent la demi-rondelle de 75 litres par les brasseries de la ville.
Une longue charette sans ridelles ( un haquet) traînée par deux chevaux vigoureux, transportait les tonneaux.
deux livreurs robustes, entraînés, le tinet sur l'épaule enlevaient le tonneau du chariot et le transportaient à domicile où ils avaient à résoudre le délicat problème de la descente à la cave.
Le marchand de frites :
Les marchands disposaient d'installations ambulantes dans le voisinage immédiat des cinémas.
A l'entracte et à la sortie du spectacle les clients, les yeux fixés sur une énorme pële posée sur un brasero attendaient souvent leur tour pour être servis.
Ils emportaient leurs frites chaudes dans su papier roulé ou en cornet ou en forme de boite.
Les bruaysiens de l'époque connaissaient bien Croenne.
Installé au coin du cercle, il vendait des marrons chauds l'hiver, des cachuètes l'été.
Bien d'autres marchands circulaient dans les corons :
des marchands de balais, d'aiguilles, de fil à coudre, de papier à lettre, de serpillières ou wassingues, sans compter ceux que nous connaissons de nos jours, les marchands de journaux, de lait, de beurre, de pain, etc...
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