Histoire du pas de calais |
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Ruitz :
l'autel de Ruitz faisait partie de la manse épiscopale; grand nombre de bulles en confirmèrent la propriété à l'évêque.
L'évêque était en outre décimateur pour la plus grande partie. il était aussi propriétaire de domaines dans cette paroisse, sur lesquels il avait la haute, moyenne et basse justice et dont la coutume fut rédigée en 1507.
Le plus ancien titre que nous trouvions sur ce village est de 1070, c'est une charte d'Eustache de Boulogne qui assigne, sur le territoire de Ruitz, au chapitre de Lens, une rente de trois sous payables à la Noël.
Haymard de Ruitz fait don en 1109 de quatre courtils au prieuré de Rebreuve.
En 1308 la comtesse Mahaud d'Artois donne à Jean Daulle chevalier, et à ses hoirs un mannir sis à Ruitz, rue des Kaines, manoir qu'elle avait confisqué.
La terre et seigneurie de Ruitz était de la mouvance du château d'Houdain. Elle fut possédée par les seigneurs du Maisnil jusqu'en 1725, époque où le marquis de Mailly la vendit à Pierre Ignace Le Ricque, seigneur du Surgeon. ses descendants figurent aux états d'Artois comme seigneurs de Ruitz.
Le fief seigneurie de Ruitz en franc alleu, relevait du château de Lens. En 1385, il appartenait à Jean de Saint-Venant, dit Behord; il passa ensuite aux de Bernemicourt qui le vendirent à Chrétien Sarrazin, chevalier seigneur de Lambersart, parent du célèbre abbé de Saint-Vaast (vers 1600).
Plus tard, Jean Delelez, conseiller du roi, directeur général des finances de Sa majesté en Flandre, en fit l'acquisition au siège de la gouvernance d'Arras sur la curatelle de Chrétien Sarrazin, petit fils du précédent.
François Delelez, trésorier du Roi de France à Montauban hérita de ce fief et l'aliéna.
Pierre Ignace Le Ricque, Sr du Surgeon, en devint alors propriétaire et ses descendants conservèrent ce domaine.
Il existait dans ce village un autre fief mouvant du château d'Arras et dont faisait partie le manoir de Turpignies. Ce fief, dont les propriétaires avaient justice vicomtière appartint aux de Saint-Pierre Maisnil (1405 et 1408)., puis aux d'Habart, aux de Nédonchel et aux de Bacqueham.
Il y a lieu de mentionner la haute justice qui appartenait dans ce village au comte d'Artois. Elle fut engagée, en 1705, conformément à l'édit de 1702, à François Delelez, moyennant 400 livres et deux sous par livre, puis cédée pour lemême prix par Jean Delelez, le 14 mai 1714, à François Le Ricque, Sr du Surgeon.
En 1537, le village de Ruitz fut ravagé par les français, qui brulèrent son église.
Les habitants durent se réfugier dans les places fortes du pays en abandonnant leurs biens, qui furent pillés. Grains et bestiaux de toutes sortes furent enlevés et plusieurs villageois furent faits prisonniers et mis à groses rançons.
La famille de Robespiere serait à l'origine de Ruitz, où ils auraient vécu au XVème siècle.
Sains-en-GohelleAlvise, évêque d'Arras, confirma, en 1146, la donation de l'autel de Sains qu'avait faite à l'abbaye de Saint-Aubert de Cambrai un clerc de Lens nommé Liétard.
L'abbaye de Saint-Aubert était en outre décimatrice, conjointement avec celle du Vivier d'Arras.
la part de dîme qui appartenait à ce dernier couvent lui avait été donné par Simon de Villers, ainsi qu'il se voit dans la charte confirmative octroyée, à ce sujet en 1281 par Nicolas de Condé, seigneur de Carency, dont relevait le terre de Sains.
Ce village a donné son nom à une illustre famille qui prit part aux croisades et qui figure dans un grand nombre de chartes.
Gérard de Sains, qui autorisa en 1190, l'engagement d'une partie de la dîme de Bully à la maison de Haut-avesnes.
En 1218, Alelme de Sains consentit à la vente d'une autre part de la dîme de Bully faite par Jean Revelle à l'église d'Arras.
Le domaine de Sains passa ensuite aux de Bailleul, seigneurs de Gauchin, qui le possédèrent jusqu'à la fin du XVIème siècle, époque à laquelle les de Bernemicourt en devinrent propriétaires.
Ceux-ci le vendirent à Baudelet, qui, peu après, le céda à Florent Bacon.
Pendant la révolution, Sains eut beaucoup à souffrir et le dernier seigneur, Hugues Bacon, fut arrêté et envoyé à paris pour y être jugé : il échappa ainsi aux rigueurs du tribunal révolutionnaire d'Arras et put être sauvé.
La terre de Sains était tenue en pairie d'Aix et relevait aussi du château de Lens.
L'arbre; il y avait très certainement une ferme à cet endroit. Ce lieu-dit est cité dans un Guimann et l'hospitalier de l'abbaye de Saint-Vaast en avait la dîme.
Le fief du Cauffours s'étendait sur Hersin et sur Sains.
Petit Sains est un hameau qui existait déjà mais dont l'histoire se confond avec celle du village
il existait autrefois à Sains un ancien château qui a donné son nom à un lieu dit le Donjon.
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