header
Histoire du pas de calais
separateur
separateur
separateur
separateur
separateur
separateur
separateur
separateur
separateur
Les Loisirs :
separateur
separateur
separateur
separateur
separateur
separateur
separateur
separateur
separateur
Découvrir :
separateur
separateur
separateur
separateur
separateur
separateur

Caucourt :

Caucourt était un secours de Gauchin, et son autel appartenait au chapitre d'Arras.
Godescalque et le pape Adrien IV lui en confirmèrent la propriété.

La dîme se partageait entre le chapitre d'Arras, le chapitre de Béthune et le curé de Gauchin, qui payait la portion congrue au vicaire desservant Caucourt.

En 1194, Hellin de Gauchin garantit au chapitre de Béthune la jouissance de la dîme que ce chapitre avait à Caucourt et dans la possession de laquelle il avait été troublé par Robert et Gautier de Gauchin.

En 1242, un accord intervint entre le chapitre d'Arras et le prieur d'Aubigny touchant la dîme à prendre sur trois mesures de terre sises entre Caucourt et Villers.

Hugues de Caucourt, en décembre 1275, reconnaît qu'à la prière du comte d'Artois, il a rappelé Pierre Corbel, fils de Hugue Corbel, qui était en outre-mer : Pierre devait y rester jusqu'à ce qu'il fût rappelé par ledit Hugues de Caucourt, aux termes de la paix qu'ils avaient faite au sujet de la mort de Jean Boilart de Henripré.
Nous trouvons encore en 1391 une Jeanne de Caucourt, qui avait épousé un seigneur de Wamin.

Cette dame apparteanit-elle à la famille d'Olhain, nous ne pouvons l'affirmer; mais à cette époque le domaine de Caucourt était la propriété de Jean d'Olhain, qui prenait le titre de seigneur de Caucourt, Houlle, Moulle et Norton.

Cette terre passa ensuite, par mariage, à Jean de Nielles, puis à sa fille Marie, qui épousa Bauduin de Lannoy.
Marie n'eut pas d'enfants, et ses biens, à sa mort (1433), devinrent la propriété de Pierre de Berghes, son neveu.


Par suite de sa trahison (1484), Jean de Berghes eut ses biens saisis.

La terre de Caucourt paraît avoir été confisquée et donnée au sieur de Ranchicourt, qui devait plus tard épouser la fille de Jean Antoine de Berghes (1502).

D'après Marius Voet, ce serait par acquisition que Robert de Ranchicourt serait devenu propriétaire de la seigneurie de Caucourt.
Quoiqu'il en soit avant son mariage, Robert se qualifiait de sieur de Caucourt.

Ce domaine appartint ensuite aux de Lannoy, comtes de la Motterie et de Beaurepaire.
Les de Lannoy avaient déjà des terres importantes à Caucourt avant d'avoir la seigneurie.

Le dernier seigneur de Caucourt, Ignace Godefroy de Lannoy, chevalier de Saint Louis, périt sur l'échafaud révolutionnaire d'Arras.

Caucourt fut ravagé en 1537 par l'armée de François 1er.

Nous voyons par l'enquête qui fut ouverte sur les dommages occasionnés par les troupes françaises que la "gendarmerie" auroit pillés et robbés les biens des dits habitants et de leur église, auroit emporté les cloches d'icelle, aouroit ars, bruslés, abbatus et démolis plusieurs maisons dudit Caucourt tellement qu'il auroit convenu aux habitants du dit village habandonner et eulx refugier es ville et fors de ce pays d'Artois, où ils auroient étés l'espace de quattre mois sans pouvoir retourner au dit village, en laissans ellecq leurs terres à riez et sans labeur, parce qu'ils étaient dénués de chevaulx..."

Avant le guerre, ils avaient "mille blanques bêtes on mieulx et d'autres bestiaux à l'advenant, et il ne leur esta que trois cent".

La tour de l'église est du XVIème.
Quand au reste de l'édifice, il est moderne et n'a aucun caractère.

Le château a été construit par le comte de Lannoy : ce n'est qu'un gentilhommière qui n'offre aucun intérêt archéologique.

Marqueffles :

Les religieuses du couvent de Brayelle-les-Annay possédaient à Bouvigny quelques biens et la ferme de Marqueffles.

Marc d'Ourton leur avait vendu, en 1225, après pauvreté prouvée, dix-huit mencaudées de bois et de terre sises en ce village.

En 1254, Julienne Kaibert avait également vendu des champs et des bois à ces religieuses.

L'année suivante, la fille d'Eloi et de Julienne Kaibert céda à cette abbaye dix coupes de terre à Boyeffles et, en 1262, Adam Kaibert, son frère, leur abandonna trois pièces moyennant certaines redevances.

En 1263, ces religieuses obtinrent de Pierre, évêque d'Arras, l'autorisation de quitter leur couvent dont l'église était détruite et dont les dortoirs menaçaient ruine, pour venir habiter à Marqueffles.

L'abbaye de Nogent-sous-Couy qui avait le patronat et la dîme de Bouvigny, s'opposa à cet établissement.

Toutefois, en 1366, il se fit un accord entre les deux couvents : les religieuses obtinrent l'autorisation de bâtir et d'enclore de murs une partie de leur terre, à charge de payer annuellement aux moines de Nogent trois livres parisis pour le droit de dîme, et cinq sous pour le droit de patronnage.

L'établissement des religieuses de Marqueffles paraît n'avoir été que passager.

Houchin :

L'autel d'Houchin appartenait à l'abbaye du Mont Saint-Eloy.
Il lui avait été donné en 1068 par l'évêque Lietbert, qui l'avait affranchi de tout droit, sous la charge de payer chaque année à la saint Rémy une redevance de douze deniers.

l'abbaye possédait en outre à Houchin un petit fief et une partie de la dîme de ce village.
L'abbaye de st Vaasr avait également deux parts de la dîme d'Houchin pour lesquelles elle recevait au XIIème siècle du seigneur du Maisnil six mencauds de blé.

En 1250, Robert de Mesnil vendit, après pauvreté prouvée, à Yser, chanoine d'Aire, la dîme qu'il avait dans ce village et qu'il tenait de Siger de Gand, seigneur d'Houdain.
Il céda en même temps la grange et els appendances de la dite dîme.

Il exista une famille très ancienne qui tira son nom de ce village et dont la branche cadette posséda le fief de Douvrin et la seigneurie d'Annezin.
On connait peu ces anciens seigneurs, toutefois nous citerons Hugues de Houchin, témoin de la charte par laquelle, Wavrin de Dourges fit don de terres sises à Dourges et à Noyelles à l'abbaye du Mont saint-Eloy.
Gilles d'Houchin, qui céda en 1202 à l'abbaye d'Honnecourt, à la sollicitation de sa femme et de son fils renaud, religieux de ce monstère.

En 1294, nous trouvons une décharge de tutelle donnée à Roger Desplanques.
Ces seigneurs étaient-ils encore en possession de la terre d'Houchin, on ne peut l'affirmer.

Le fief d'Houchin mouvait du château de Béthune et paraît être un demembrement de la terre principale.

Le fief de la Rose s'étendait sur les terroirs d'Houchin et de Drouvain, il relevait du château de Béthune.
Godefroi Couillars en servit le dénombrement en 1407 comme successeur de Philippe de la Rose, plus tard en 1526, nous trouvons les de Hons, en 1575,Jacqueline Lejosne, veuve d'Antoine de Hons, puis les Desplanques et en 1749 les Courtier.

Haut de page

Copyright © 2008 pas-de-calais62.fr Tous droits réservés.



separateur
Partenaires
separateur