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La Lawe est coutumière d'innondations souvent brusques et subites.
Sous l'ancien régime, les noyades étaient fréquentes surtout chez les enfants.

D'après l'étymologie celte, Lawe signifie eau.

Le jour de Noël 1916 la Lawe a encore frappé en pleine guerre.

En 1925, l'année s'annonce très mal. Des pluies dilluviennes s'abattent sans discontinuer et provoquent un flux d'une rare violence. En quelques heures, les rues disparaissent sous 2 mètres d'eau, voire 3 mètres à certains endroits.

Grèves :

Une grève éclate en 1902 aux mines de l'escarpelle et se répand à Bruay. Les autorités de la mine font appel à la gendarmerie pour faire respecter le droit du travail.
Le 8 octobre 1902, le mouvement se généralise dans le bassin.
A Bruay, le mouvement est timide sauf le 18 octobre, où on compte 3520 grévistes sur 4000.
Le 11 novembre tout le monde reprend le travail sauf 21 ouvriers qui sont congédiés.

Le 20 mars 1906, une grève est déclanchée dans l'ensemble du bassin minier suite à la catastrophe de Courrières où 1100 ouvriers périrent.
20000 soldats quadrillent le bassin.

Le 17 mars, la troupe arrive dans la nuit pour protéger les mineurs Bruaysiens des agitateurs de Lens.
Dragons et ouvriers s'unissent pour chasser les anarchistes. Le travail reprend le 23 mars.

En 1920 deux grèves éclatent encore.
La durée du travail est ramenée à 8 heures par jour et la journée des trois postes instaurée.

La guerre :

Bruay et les communes avoisinantes ont la chance d'être situées dans le tiers du bassin minier non occupé.
Huit compagnies peuvent encore exploiter.
L'activité y est plus intense car la production charbonnière est vitale pour l'économie de guerre.

La production atteint un tonnage record : de 2 691 242, elle passe à 3 325 000 tonnes en 1916 et 4 504 000 en 1917.

Mais la main d'ouvre courbe l'échine. En effet, la sous-alimentation due aux restrictions de guerre, l'eau qui n'est plus controlé au niveau de l'hygiène favorisent l'apparition du typhus chez les mineurs.

La situation est particulièrement dramatique pendant l'hiver 1917-1918.

Dès 1914, la compagnie installe des lits à l'hopital et dans les salles d'école. Quleques 3000 soldats y ont transités.

Dès 1915, on barde le chateau Elby et les grands bureaux de sacs de sable pour protéger les occupants des éclats d'obus.
Malgré les bombardements, les mollettes continuent de tourner.

Pendant 4 ans, les mineurs vont travailler sans interruption sous les bombardements au fond comme au jour.
Parfois à la remontée, ils découvrent des spectacles affligeant de corons éventrés, parfois leur propre maison.

Malgré la proximité du front de Lorrette, bruay à la chance d'avoir son réseau de chemin de fer encore intact.
On évacue femmes et enfants. les mineurs réstés à leur poste sont ravitalliés par les autorités.

Beaucoup de soldats soignés à Bruay ne survivent pas.
Les premières croix de bois peuplent le cimetière communal.
380 soldats français de la grande guerre sont enterrés à Bruay.

Bruay a perdu 696 de ses enfants.
Sources:
livre mémoire en image Bruay, de Bruay-les-mines à bruay-en-artois.

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