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Mouvements de protestation dans les mines :

Mouvements de protestations

Au mois de janvier 1941; l'occupant décide de prolonger d'une demi-heure l'horaired e travail des mineurs.
Par réaction à Marles, les ouvriers descendent dans les puits avec une demi-heure de retard pendant plusieurs jours.

Salaires bloqués

L'amertume est d'autant plus vive que le pouvoir d'achat a fortement baissé.
Les alires sont bloqués depuis un an et les prix ont augmenté de 25%.

Le 3 mars, ce sont les ouvriers des ateliers centraix de Liévin, qui cessent le travail.
Ils veulent bénéficier de la même carte d'alimentation que leurs camarades du fond.
Les allemands interviennent cette fois énergiquement, ils emmènent les 109 grévistes au camp de prisonniers de Béthune.
Le 21 mars, une vingtaine de jeunes gens, le visage cagoulé, empêchent la descente de mineurs à Montigny en Gohelle, un des centres du mouvement révolutionnaire avec Harnes, méricourt, Sallaumines.

Grève générale dans les mines

Le moment est arrivé pour une action d'envergure.
Le prétexte sera d'ordre alimentaire.
Envouragé par le succès de la grève de 7000 mineurs belges, des militants présentent un cahier de revendications à la fosse du Dahomey à Montigny dont l'essentiel porte sur les salaires, l'augmentation de la ration de viande et une réduction du temps de travail.

La grève, déclenchée le 27 mai, s'étend peu à peu aux concessions de Dourges, puis Bully, Noeux, Bruay, marles, le Douasis et le Valenciennois.
Au début du mois de juin, 91 272 mineurs y participent.

Les allemands ne pouvant supporter tout arrêt de travail réagissent aussitôt.
Le bassin est quadrillé.
Toutes les fosses sont gardées militairement.
Les meneurs sont interrogés.
Dans un premier temps, 160 personnes dont 47 femmes, emmenées à la caserne Kléber à Lille sont arrêtées.

Le rôle des femmes :

Les allemands ont remarqué le rôle important que jouent les femmes depuis le déclenchement de la grève.
Les autorités allemeandes reprochent aux policiers français, leur "molesse" à leur égard.

Un communiqué des Kommandanturen est diffusé.
"Il est interdit à toutes les femmes de se montrer une demi-heure avant la descente et la remonte des mineurs, o tous postes, matin, midi et soir.
Les femmes se rendant au travail devront être porteuses d'un certificat établi dans les deux langues, délivré par l'employeur, avec le cachet de l'entreprise".

Et le général Niehoff ajoute dans une mise en garde aux grévistes.
"Si certaines améliorations étaient possibles, elles seraient appliquées plus tard, pour qu'il n'y ait aucune rapport avec l'exigence de la grève".

Le conflit prend fin le 10 juin, entraînant une perte de production de 500 000 tonnes.

Les mineurs le paieront cher.
325 seront arrêtés ( 231 seront envoyés dans des camps de concentration, 126 ne reviendront pas, 94 seront fusillés comme otages, en représailles d'attentats commis contre les soldats allemands.).
Ils appartiennent tous au mouvement communiste.
Leurs noms ont été communiqués par certaines compagnies, la police et la gendarmerie, profondément anticommunistes.



 


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