Histoire du pas de calais |
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Les Loisirs : |
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La fosse 6 d'Haillicourt bombardée :
Des torches humaines :
Dans la cour, des torches humaines courent en tout sens. Le garde des mines voit venir à sa rencontre une forme humaine, noire. Il s'arrête stupéfait, une voix s'adresse à lui : " Grand père, va me chercher une robe, je suis toute brulée. C'est fini, je n'irai plus à la mine, on a trop de misère". C'est sa petite fille, il ne l'a pas reconnue. Elle décèdera le lendemain.
Des ouvriers plongent les brûlés dans des bacs remplis d'eau pour atténuer leurs souffrances. Aucun d'eux ne reconnaît celui qu'on immerge.
La nuit, sur leur lit d'hôpital, les brûlés se parlent. Ilse se connaissent tous. Côte à côte, ils échangent quelques mots comme pour se réconforter. Le jour venu, plusieurs d'entre eux s'étonnent que leur camarade ou leur compagne ne réponde pas. "On l'a changé de place" leur répond un infirmier pour ne pas révéler sa mort.
Le nombre de décès augmente chaque jour. Vingt deux trieuses sur vingt sept sont mortes. Parmi elles, la veuve d'un mineur tué à la mine, qui a dû travailler pour élever son enfant.
Au criblage et au moulinage, douze adolescents et adultes ont péri. Le bilan est lourd : 34 morts et 16 blessés.
L'enquête confirme que l'avion responsable était bien de nationalité allemande. Une bombe non éclatée en apporta la preuve matérielle. Une erreur sur laquelle les autorités d'occupation jetèrent un voile.
Les premières filières
Anglophile, la population du Nord Pas de calais l'est à 80 et même 90%.
Elle sait que sa libération ne peut venir que d'Angleterre, elle y est d'autant plus sensible qu'un général français, du nom de de Gaulle, y a lancé un appel à la résistance. Discrètement, des hommes préparent des réseaux de renseignements. Des filières s'organisent avec la complicité de cheminots pour faciliter le retour d'aviateurs vers l'Espagne et l'Angleterre.
Les communistes dans l'ombre
Peu de gens abordent le terrain politique.
On pense aux prisonniers de guerre dont on a pas de nouvelles.
on pense au ravitaillement qui fait grandement défaut.
Au cours des rencontres, des militants communistes renouent leurs relations.
Ils sont encore sous le choc de l'accord germano-soviétique et de la répression qu'a subie leur parti.
Pour le moment, ils restent tapis dans l'ombre.
Dans le bassin miner, les communistes se chargent de tisser les fils d'une organisation secrète, remarquablement structurée.
Ils engagent pour commencer, des actions isolées, des fanions rouges lancés sur les fils électriques, des papillons collés sur les murs, des arrêts de travail sporadiques.
Un évènement leur a échappé. Les allemands avaient interdit toute manifestation, le 11 novembre, est considéré la date comme une journée ordinaire. Or, un tiers du personnel des mines ne s'était pas rendu au travail.
L'oberfeldKommandantur, le général Niehoff, avait infligé une amende équivalant à deux jours de salire à ceux qui avaient volontairement chômé. Il fallut l'intervention du préfet de Région pour qu'il ne rvînt sur sa décision.
La police est au courant des activités communistes. Dès le mois de novembre 1940, elle a entrepris des perquisitions aux domiciles de nombreux militants et proposé leur internement administratif.
les autorités allemandes étaient tenues par le pacte garmano-soviétique. Leur attitude changea après le 22 juin 1941.
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