Histoire du pas de calais |
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Les Loisirs : |
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Le bassin minier pendant la guerre :
1939 : la drôle de guerre :
L'entente entre Hitler et Staline provoque une vague de répression, le parti communiste est dissous. Des membres du parti ecoeuré, déchirent leurs cartes, d'autres refusent de démissionner de leurs mandats électifs au cours de séances houleuses. En appliction des deux décrets, les préfets du Nord Pas de calais, suspendent les conseils municipaux jusqu'à la fin des hostilités. Le parti communiste est devenu hors la loi.
Brusquement le 10 mai, l'orage se déclenche. L'ennemi a envahi le Luxembourg, la Hollande et la Belgique. A 5 jeurs du matin, des axes férroviaires sont bombardés. Cette fois c'est du sérieux. Les mots d'ordre sont pour la France et pour ses alliés : courage, énergie, confiance.
La débacle :
La foule se dirige vers le littoral, vers Lens, Béthune,Qaint Pol. Epuisés, des familles s'arrêtent, cherchent un refuge, une maison accueillante, toutes les portes s'ouvrent.
En plein campagne, on dort à la belle étoile. Le lendemain, les plus courageux reprennent la route. Des avions mitraillent, bombardent la foule. Les victimes se comptent par dizaines sur la route de Lens-Béthune, par centaines sur celle de Béthune à St Pol. La plupart passent la journée sans soins, il n'y a aucun docteur dans les villages, aucun véhicule pour les transporter à l'hopital. Tout le monde souffre de cette situation.
La barbarie des SS :
Le 21 mai, l'ennemi est là.
La population découvre alors la barbarie d'une troupe spéciale, celle des SS, dévoués corps et âmes à Hitler.
Là ou une résistance leur cause des pertes, s'ensuit une répression terrible, des habitants sont pris en otage et exécutés. La SS "Totenkpf" (tête de mort) se rendra particulièrement cruelle entre Arras et St Pol et de Béthune à Paradis-Lestrem, où elle exécutera 100 prissonniers de guerre anglais. Une autre compagnie mettra Oignies et Courrières à feut et à sang.
Les premiers temps de l'occupation
La nouvelle de la signature de l'armistice, le 22 juin est accueillie avec un soulagement. Dans l'esprit des gens elle annonce la fin de la guerre et le retour des soldats dans leurs foyers.
Zone interdite
Le Nord Pas de calais est en zone interdite.L'organisation allemande se déploie partout, dnas chaque ville est installée une "Kommandantur". Elle désigne les otages parmi les notables qui répondront de leur vie à tout attentat contre les soldats.
Les consignes sont strictes : - Toutes les horloges sans aucune distinction, doivent être mises à l'hereu allemande. - Les armes et les munition doivent être remises à la mairie ou à la police. - Dans la journée, les habitants sont invités à circuler le moins possible. - Les rassemblements sur la voie publique sont formellement interdits. - Les débits de boissons seront fermés à 21 heures. - Il est interdit de circuler sans autorisation après 22 heures. - Tout transport, avec voitures motorisées, est formellement interdit sans autorisation délivrée par la Kommandantur. - La vente de l'essence est interdite aux civils. - Tout militaire des armées alliées se trouvant en civil dans la commune doit se présenter sans tarder à la Kommandantur, celui qui ne le fera pas sera déféré devant le conseil de guerre allemand. Les relations avec l'occupant sont loin d'être courtoises.
Le travail reprend au ralenti
Dans les mines, l'activité a repris lentement : un ou deux jours par semaine à partir du 15 juin. Il a fallu remettre en état les galeries, certaines étaient innondées, d'autres effondrées. Toutes souffraient du manque d'entretien pendant les évènements.
Les compagnies ont perdu leur indépendance, elles sont tenues de se conformer aux insctructions des autorités d'occupation.
Une fosse bombardée : 34 morts
Le témoin, un ouvrier mineur est formel, c'est bien un avion allemeand qui, le 28 septembre 1940 a lancé des bombes sur la fosse 6 de Bruay, à Haillicourt. Il était 18h15. Tris avions passent, l'un deux fait demi-tour et se déleste de cinq bombes sur les installations minières. Un projectile éclate à l'angle du criblage où des jeunes femmes trient le charbon. L'explosion soulève la poussière de charbon qui s'enflamme instantanément. C'est la coup de poussier que les mineurs connaissent bien. La flamme se prolonge jusqu'au moulinage où des ouvriers manoeuvrent des berlines. Des cris s'élèvent, puis plus rien. Le silence.
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