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Histoire du pas de calais
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Les prisonniers :

Il est impossible de dénombrer avec exactitude les combattants français capturés par la wehrmacht pendant les combats de 1940.

Par recoupements, on peut les estimer entre 70 et 90 000 dans le nord et entre 57 000 et 59 000 pour le Pas de calais.

La plupart des captifs après avoir misérablement bivouaqué dans des camps de transit (le plus souvent un champ clos de barbelés) sont directement acheminés en Allemagne.

Les gardiens qui les accompagnent ont reçus des consignes de sévérité : ils ne devront tolérer aucun contact des prisonniers avec la population civile ; les démonstrations de sympathie seront réprimées sans ménagements, les vivres offet seront confisqués "l'ennemi reste l'ennemi".

Arrivés aux camps (le stalag), les prisonniers sont fouillés, epouillés, immatriculés, les Corses et les bretons fichés à part.

En juillet 1944, les camps détiennent encore 98 0000 prisonniers de guerre originaires du Nord Pas de calais.
30% d'entre eux ont été délivrés depuis 1940 à des dates et pour des raisons diverses.

Une partie l'a été simplement par une application de la convention de Genève qui prévoyait les libération des malades et des blessés.

Les Persécutions :

Résistants, communistes, francs-maçons, juifs, constituent pour Vichy "l'anti france", et, pour l'occupant, des ennemis idéologiques.

Alors que les trois premiers sont pourchassés en raison de leurs engagements, la traque des juifs et des tziganes se fonde sur la naissance et s'étend aux femmes, auxx enfants, aux vieillards.
Elle aboutit pour la plupart d'entre eux à la mort.

Les francs-maçons :

La lutte contre la franc-maçonnerie constitue l'un des volets de la politique répressive des nazis dans les territoires occupés, mais les officiers supérieurs de la wehrmacht en poste en Belgique et dans le Nord Pas de calais n'attachent alors que peu d'intérêt à la question.

Il n'y a donc pas dans le Nord Pas de calais de persécution violente des responsables francs-maçons.

La lutte anti-maçonnique en "zone rattachée" n'est qu'un simulacre, parfois bruyant, mais sans effet dramatique.

Si certains dignitaires périssent, c'est en raison de leur action résistante et non du fait de leur appartenance aux "sociétés secrètes" interdites.

Les Juifs :

En 1939, 4000 juifs vivent dans le nord pas de calais, ils se partagent en deux groupes : Français de souche ou naturalisés et juifs étrangers recemment immigrés.

En dehors de la région minière, les communautés juives ne rencontrent l'hostilité que dans les grandes villes ou elles constituent des groupes importants comme à Lille ou Vaenciennes.

Ailleurs, les realtions avec l'habitant sont très cordiales.

Arrétés grâce aus listes établies par les commissariats de police, 124 juifs de boulogne-sur-mer sont le 16 et 17 décembre 1940 refoulés en zone occupée de Paris et internés dans un camp près de Troyes.

La nouvelle entraîne un vent de panique dans les communautés, mais cette alerte mise à part, le régime qu subissent els juifs jusqu'au printemps 1941 reste malgré tout supportable.

Mais ce répit est trompeur.

Au printemps 1941, une nouvelle phase comence : celled e l'encerclement progrssif des juifs.
C'est Vichy qui donne le coup d'envoi apr la création du "commissariat aux affaires juives" (en mars) dont un bureau est accrédité à Lille.

Prélude à la "solution finale" décidée à la fameuse conférence de Wannsee le 20 janvier, la pression sur les juifs s'accentue au cours du premier semestre 1942, leur rendant la vie intenable.

Ils n'ont plus le droit de circuler après 20h, ils ne peuvent faire des achats dans les magasins qu'entre 15 e t16h, ils sont privés de spectacles et, à partir du 1er juillet, astreints au port de l'étoile jaune.

Marginalisés, les juifs sont également spoliés de leurs entreprises, et, quand ils en ont, de leurs propriétés agricoles.
Les arrestations continuent en 1943 e t 1944 mais de façon plus dicrète, la majeure partie de l'opinion n'en ayant pas connaissance.

Toutes les rafles organisées contre les juifs d'accompagent de pillages.

La rafle du 11 septembre 1942, à cause de son ampleur, n'a pu passer inapercue.

En revanche la grande majorité de la population ignore les opérations ultérieures, plus limitées et plus discrètes, de même elle méconnait le sort final des victimes.

Cacher des juifs rescapés des rafles a été le premier acte de solidarité, un geste insctinctif et individuel. Les exemples ne manquent pas de simples particuliers (cheminots, médecins, curés, etc...) qui ont accueilli parfois pendant de longues périodes des figitifs, seuls, ou avec leur famille.

Cependant, le sauvetage collectif des juifs et des enfants est impossible sans des rudiments d'organisation et des concours extérieurs.



 


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