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Histoire du pas de calais
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La présence Allemande :

Dès les premières semaines de l'occupation, l'implantation des garnisons a constitué la source principale de tension avec les autorités locales françaises.

Pendant tou l'été 1940, les récquisitions se poursuivent dans la plus grande anarchie.

Usant du droit de vainqueur, beaucoup de chefs d'unités s'installent sans vérifier si les immeubles saisis sont inscrits sur les listes des kommandanturen.

A côté de ce pillage légalisé ou toléré, se développe une myriade de trafics dont une faible partie seulement se retrouve dans les dossiers de la GFP.

Le comanbdement militaire inquiet des effets de ces pratiques a tenté de réagir en 1942 en appelant en renfort des douaniers du reich et invite la feldgendarmerie à intensifier ses contrôles sur les routes et dans les gares.

Mais seuls les "petits poissons" sont durement châtiés, les gros prospèrent, assurés de haute protection.
A preuve l'installation à LIlle d'une antenne de la Roge, organisme créé par Göring pour étendre son empire de marché noir.

A côté des troupes opérationnelles composées d'hommes jeunes et façonnés par le système nazi, on trouve des unités de territoriaux plus agés moins contaminés par l'odéologie nazie, qui ont souvent combattu en 14-18 et qui entretiennent des relations moins brutales avec la population.

Les garnisons ont partout imposé une avalanche de récquisitions de toute nature :

chevaux, fourrage, paille, voitures, draps, postes de TSF.
Mais c'est par les prélèvements de denrées et de bétails qui ont pesés le plus sur l'économie et sur la vie sociale.

Conscient que la gabgie qui règne dans les ganisons aggrave la situation de disette, le mitilärbefehlshaber de Bruxelles intervient.

A la fin 1941, il installe auprès de chaque kreiskommandantur un "conseiller agricole" et un officier de ravitaillement qui ont pour mission de réguler l'approvisionnement des troupes.

La zone rouge :

Peu de régions furent plus éprouvées par la guerre que la zone maritime du Nord-Pas de calais.

Ravagée par les bombardements de mai-juin 1940, elle est clasée "zone de combat" en juillet pendant les préparatifs de l'opération seelöwe.

Pour entrer et sortir de cette zone rouge, il faut une autorisation spéciale délivrée par les kreiskommandanturen de boulogne ou de Dunkerque.

En tant que zone de front, ce secteur est placé sous l'autorité de l'OKH.
Cela confère aux commandants d'unités de très larges pouvoirs dont ils savent user et abuser.

Les troupes échappent au contrôle disciplinaire, ce qui permet toutes les axactions.

Autoproclamés tyrans locaux, les chefs de garnison entendent régenter l'intégralité de la vie économique et sociale des populations.

Le couvre-feu a été fixé à 21h30 et en l'absence de dérogation la messe de minuit de noël sera célébrée à 18h.

La situation des civils déjà éprouvante se dégrade dès les premiers mois de 1941 avec la multiplication des bombardements britanniques sur les villes côtières.

L'état sanitaire est précaire, surotut pour les enfants.

La mortalité par tuberculose a considérablement augmenté, celle-ci affecte des formes aigües raidement mortelles.
Les enfants y paient un lourd tribut, sous-alimentés, soumis à d'incessants chocs nerveux.

La pression s'accroît à l'été 1943 avec les bruits insistants de débarquement allié.

En juin, l'occupant décide que la rentrée scolaire n'aura pas lieu dans la "zone rouge", les écoles devant servir de logements pour de nouvelles garnisons.

En 1944, la vie sur la côte devint littéralement intenable.



 


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