La seconde guerre mondiale dans le Pas de calais !

Le coma de l’été 1940 :

destruction2Le nord et le Pas-decalais sortent dévastés des combats.

Pendant plus de deux mois, ils ont vécus dans un état comateux., sans eau, ni gaz, ni électricité, san transport ni courrier, toute activité industrielle et administrative ayant disparue.

De ce grand corps désarticulé où toute vie collective a disparu, les communes restent seules cellules vivantes.

Toutes les infrastructures nécessaires à la réanimation de la vie économique et sociale ont volés en éclat.
A leur arrivée dans le nord Pas de calais, les administrateurs allemands ont été eux-mêmes surpris par l’ampleur des destructions.

Autre hantise, la menace de famine.
Dans les arrondissements de Douai et valenciennes, les ouvriers sont au bord de la révolte.

L’occupant profite bien entendu de la détresse pour assoir sa propagande.

destruction4Pendant trois mois, les camions d’un organisme nazi (la NSV) parcourent la région dans tous les sens, distribuant des milliers de repas chauds.

Là, les conseils municipaux non démenbrés par l’exode, comités de guerre mis en place par les préfecture ou par l’envahisseur, ou simplement par les bonnes volontés locales, s’efforcent d’organiser les premiers secours mais les moyens financiers leur font défaut.

Le préfet songe comme les maires à imprimer une monnaie locale, analogue aux bons de 1914 mais l’autorité allemande en interdit l’usage au profit des marks d’occupation.

Malgré leur répugnance, les collectivités locales, les chefs d’entreprises, les préfets doivent emprunter à la caisse des crédits du Reich, l’équivalent de plus de 300 millions de francs qu’ils rembourseront plus tard à des taux exorbitants.

Mais ce sont les questions d’hygiène et de santé qui préoccupent les plus les pouvoirs civils et militaires.
Dans les cités sinistrées, les cadavres gisent sous les décombres et au milieu des chaussées.
Les façades des immeubles lézardées peuvent s’écrouler à tout moment.
Les chats, les rats et la vermine prolifèrent.

destruction3Comment enrayer le risque d’épidémie alors que le corps médical, déjà réduit par la mobilisation, a fondu dans l’exode, les hôpitaux où s’entassent les victies de combats offrent un spectacle épouvantable.

Les autorités occupantes parent aux plus pressé en libérant provisoirement des camps de transit les médecins, gendarmes et douaniers prisonniers.

Le nord et le pas-de-calais eurent l’impression pendant les années 1940 d’être rejetés du territoire national.
Si l’on eccepte l’alsace, aucune autre région n’a en effet connu un isolement aussi complet.

De juillet 1940 à novembre 1942, les départements du nord et du pas de calais sont soumis à l’autorité du général Karl Niehoff.
Caricature de l’officier prussien, celui-ci se montre très dur envers la population et déclenche une répression contre la résistance naissante.

En novembre 1942, il est placé à la tête de la zone sud de la France, celle de Vichy, après son occupation par la Wehrmacht.

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