L'invasion :
La bataille approchant, le mythe de la 5eme colonne enfle.
L'espionnage emplifie le moindre incident, chaque personne inconue, chaque détail curieux fait naître la suspicion.
Parfois la psychose se transforme en folie meutrière; de supposés espions sont abattus par des soldats après avoir été arrêtés par la population.
Le 20 mai les 8 et 6eme panzer se sont heurtés violemment à des unités anglaises qui ont eu de lourdes pertes; près de Ficheux certains soldats ont attaqués des chars avec leur fusils et leurs baïonnettes, faute d'armes lourdes.
Le lendemain, les britanniques lancent une contre-attaque avec deux divisions d'infanterie et deux brigades blindées pour protéger la garnison qui tient encore Arras et pour scinder en deux les colonnes allemandes.
Des éléments de la 7ème panzer de Rommel subissent de sérieuses pertes, infligées par les chars.
tacticement, la "bataille d'Arras" s'est achevée par un échec cuisant pour les anglais.
Mais la 7ème panzer a eu 89 tués et 200 prisonniers, ce qui constitue ses premières pertes importantes depuis le début de la campagne.
La fermeture de la "nasse", le 21 mai coïncide avec l'intensification des combats.
La situation des alliés est catastrophique, face à un ennemie qui attaque de tous bords.
les troupes belges ont pris position derrière le cours inférieur de l'Escaut; au sud, les unités rescapées des 1er et 9eme armées françaises tiennent une ligne allant de Maulde, au canal de la Sensée.
A leur gauche, le corps expéditionnaire anglais défend le secteur d'Arras.
Mais plus à l'ouest, il y a un trou béant dans lequel s'engouffrent les panzers dont l'objectif est désormais de prendre les trois grands ports dud étroit du Pas-de-calais, afin d'empêcher l'évacuation des armées alliées.
L'activité aérienne s'intensifie et le ciel du nord devient le théâtre de furieux combats entre la Luftwaffe et la Raf qui opère de son sol et emploie ses chasseurs les plus modernes (spitfires, hurricanes).
Les combats pour le contrôle des villes portuaires illustrent bien les contrastes de toute la campagne.
Des soldats français se battent héroïquement, encerclés dans le château de Boulogne, du 23 au 25 mai, ils perdent 400 hommes avant de se rendre.
A Calais, 3000 britanniques qui viennent d'être débarqués en renfort et 800 français, n'hésitent pas à enfermer dans les caves les milliers de soldats (belges, hollandais, français) qui refusaient de se battre.
La résistance se poursuit jusqu'au 26 mai.
Autour d'Aire sur la Lys et dans la région de Noeux les mines, des unités françaises mènent des très durs combats de retardement entre le 23 et 28 mai.
Mais les affrontements les plus spectaculaires ont lieu sur la ligne des canaux où les panzerdivisionen ont repris l'assaut dans la nuit du 26 au 27.
Tous les ponts ayant été détruits par le génie britannique et français, les allemands cherchent à établir une tête de pont au nord du canal de La Bassée rempli de péniche sabordée.
Il se heurtent à la détermination de plusieurs unités britanniques et françaises; ainsi près de St Venant et de Lestrem, des dizaines de soldats du régiment Norfolk se font tuer sur place après avoir infligé de lourdes pertes aux S.S.
C'est seulement dans la matinée du 27 que les premiers chars allemands franchissent le canal.
L'âpreté de la résistance alliée, les pertes importantes qu'elle entraîne, provoquent des réactions de rage dans la Wehrmacht et surtout chez les unités SS quia ccompagnent les divisions blindées.
Le 28 mai au matin, les alliés qui n'ont pas été prévenusn apprennent avec colère la reddition sans condition des armées belges décidée par le roi Léopold III.
Montgomery doit alors en quelques heures colmater un brèche de 50km dans les lignes alliées.
Le 31, la luftwaffe, intervient massivement.
Epuisés, manquant de munitions, les soldats français sont désormais isolés.
Après avoir tiés leurs dernières cartouches et détruit leur matériel, les unités se rendent une à une.
Le cessé-le-feu est décrété le soir du 31 à la demande du général Molinié.