header
Histoire du pas de calais
separateur
separateur
separateur
separateur
separateur
separateur
separateur
separateur
separateur
Les Loisirs :
separateur
separateur
separateur
separateur
separateur
separateur
separateur
separateur
separateur
separateur
Découvrir :
separateur
separateur
separateur
separateur
separateur
separateur

L'invasion du Pas de calais :

Le 2 septembre 1939, l'annonce de la mobilisation général est accueillie par la population du nord avec un calme et un courage qui impressionnent les autorités civiles et militaires.

Mais en cette région marquée par les terribles souvenirs de 14-18, il est une calamité plus redoutée; l'invasion de la Belgique.

En cette fin septembre 1939, l'hypothèse d'une proche violation de la neutralité belge paraît hautement vraissemblable, le rapide écrasement de la Pologne ayant libéré la "Wehrmacht" pour une offensive à l'ouest.

Et les gens du nord ont d'autant plus motif à s'inquiéter que le gros des troupes françaises reste massé en lorraine et en champagne, tandis que les anglais censés les protéger, ne semblent guère pressés de s'installer.
ils ont commencés à débarquer à Boulogne le 12 septembre.

L'invasion 1940 :

Dix mai 1940, 5h35.
l'assaut allemand commence à l'ouest.
Sans le moindre ultimatum, la Wehrmacht pénètre en Belgique et au Luxembourg.

A la même heure, l'aviation allemande attaque les aérodromes, les noeuds de communications et de nombreuses villes.
Calais, dunkerque et Arras sont les premières frappées.
La Lutfwaffe utilise des bombes incendiaires et des engins à retardement afin de semer la panique chez les civils.

Dès le 11 mai, les troupes allemandes franchissent la canal Albert, l'armée belge donne rapidement des signes de faiblesses et entame une série de retraites.

Stationnés depuis plusieurs mois à 40km de la frontière luxembourgeoise, les colonnes mécanisées du groupe Von Kleist se sont mises en route dans la nuit du 9 au 10 mai; les 7 divisions blindées comptent 13 000 véhicules dont 500 chars.
Le 12 au soir, l'assaut commence sur la Meuse.

Le nombre de soldats britanniques augmente peu à peu pour atteindre en avril 1940 le niveau de huit divisions.
Dans le seul département du Pas de calais, leurs troupes stationnent dans 840 communes.
Une telle densité n'est pas sans causer quelques problèmes.

La peur demeure cependant et ressurgit à la moindre crise.
Dans le courant du mois de novembre, le belgique et la hollande rapellent brusquement de nouvelles classes de réservistes et renforcent leurs défenses.
De chaque coté de la frontière, on s'attend pendant quelques jours à une attaque imminente.

C'est durant l'hiver que le nord connait sa dépression la plus grave, sous le double choc de la crise charbonnière et du renchérissement des denrées.
Début mars, la baisse du moral est perceptible dans toutes les catégories de la population, mais c'est la classe ouvrière qui est la plus touchée.

Au printemps 1940, les illusions du début de la guerre se sont envolées.
La population sait maintenant qu'elle n'échapera pas à une attaque en règle, que son déclanchement est proche et son issue incertaine.

A la tête de la 7eme panzer, Rommel, qui évolue plus au nord, a percuté les défenses de la ligne Maginot prolongée près d'Avesnes sur Helpe.

L'arrivée des allemands provoque la plus grande confusion; de nombreux soldats ont enlevé leurs uniformes, les ont jetés dans les champs et ont revêtu des vêtements civils pour éviter la capture, mais parfois des soldats se font tuer jusqu'au dernier pour tenir leur blockhaus.

La 7eme panzer qui a parcouru 120km en deux jours, fait 10 000 prisonniers dans la seule journée du 17 mai.
Les plus lucides ont compris que la victoire allemande est déjà acquise.

C'est bientôt une monstrueuse migration qui jette sur les routes dans un désordre total, toutes les classes de la société.
Aux civils se mêlent sovent des soldats en déroute, sales et dépenaillés.

L'objectif premier, c'est la somme.
Et toutes les colonnes aboutissent à quelques grands axes qui traversent l'artois, St Pol sur ternoise et Abbeville.

Pour ajouter à la panique, les avions allemands mitraillent et bombardent les colonnes de réfugiés en prenant les routes en enfilade, en visant systématiquement les carrefours et les villages situés sur les routes nationales.

De nombreux cadavres gisent sur les bas-côtés autour d'Arras, de Saint Pol sur Ternoise, de Montreuil, de Béthune ; l'odeur est épouvantable, mêlant celle de la chair décomposée et celle de caoutchouc brulé.

Il y a 46 morts à Diéval le 20 mai, 53 à Ourton.
Près d'Arras, un officier français a vu des cadavres partout, des centaines et des centaines, hommes, femmes, enfants, vieillards; la plupart des victimes ne seront jamais identifiées.



 


Haut de page

Copyright © 2008 pas-de-calais62.fr Tous droits réservés.



separateur
Partenaires
 

separateur