Histoire du pas de calais |
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 Le chateau de Duisans :
est une commune française, située dans le département du Pas-de-Calais.
Ses habitants sont appelés les Duisanais.
Le château de Duisans, du XVIIIe siècle, est classé monument historique. Il abrite le collège Clairefontaine.
C'est Antoine-Guillaume Dubois de Hanovre, membre du Conseil d'Artois qui décida de remplacer sa demeure par ce château.
Il fit appel au maître-maçon André Merville réputé pour ses travaux à l'abbaye du mont Saint-Éloi.
Le château de Duisans fut construit entre mars et novembre 1752.
Un peu d'histoire :
Parfait représentant du classicisme architec-tural ayant essaimé au XVIIIème siècle dans les Provinces du Nord, l'édifice rassemble aussi des caractères typiques du savoir-faire artésien.
Unissant une véritable science des proportions à une symétrie parfaite, le château peut aussi être lu comme un livre.
Le mur d'enceinte du château de Duisans s'ouvre sur un bois de 7 hectares. Rien ne fut conservé du premier château érigé autour de 1400 sur le domaine.
Ce qu'il conviendrait plutôt d'appeler une maison seigneuriale fut sans doute élevée sur une motte près du Gy, la rivière qui traverse le village de Duisans et serpente le long du domaine. Si l'on n'a pas davantage conservé son moulin, des documents stipulent que le roi Louis XI y dîna lors de son bref passage en 1464. Le domaine et ce qui restait du premier château furent confisqués par le conseil d'Artois vers 1640 et mis en vente.
C'est Antoine Dubois de Hoves, seigneur de Duisans, conseiller du Conseil d'Artois qui fit l'acquisition en 1676 des ruines à partir desquelles il fit bâtir quatre années plus tard un nouveau château.
De taille modeste, sans aile, on peut approximativement le situer entre les deuxChâteau de Duisans: Une des souches de cheminée, les quatre principales étant classées communs actuels.
Si l'on ne conserve aucune trace de ce deuxième château, l'on sait grâce à un plan qu'un pigeonnier fut également élevé ainsi que des écuries, quant à elles toujours debout aujourd'hui, même si réhabilitées en bâtiment scolaire.
Antoine Dubois de Hoves mourut en 1703 et lorsque Louis XIV s'engagea dans les guerres de succession d'Espagne en 1710, ses troupes occupèrent Duisans et MM de Maulevrier et d'Avavay, ses généraux, logèrent au château qui ne fut pas épargné par l'année 1711. Après la mort de leur père, les enfants d'Antoine Dubois entrèrent à leur tour dans une lente et pénible succession, chacun désirant s'approprier le lieu pour la richesse de ses plantations. C'est au petit fils du propriétaire, Antoine-Guillaume, écuyer, seigneur d'Eaucourt qu'échut le domaine.
Louis XV naît en 1710. A la mort du roi soleil, cinq années plus tard, c'est la période de régence qui commence. Il faut attendre 1730 pour que celui que l'on surnommera Louis le bien-aimé entame sous les meilleurs auspices la première partie de son règne. La période est florissante, la paix règne.
Dans les Provinces du Nord, les gentilshommes n'hésitent pas à quitter les villes pour s'installer dans les campagnes, devenues sûres.
A travers l'édification de son château, Antoine-Guillaume en suivra l'exemple.
La façade Nord, côté cour d'honneur :
Vu d'une trentaine de mètres, c'est la notion de symétrie des volumes qui retient principalement l'attention.
Balayant l'ensemble plusieurs fois, l'oeil finit par se fixer sur un détail, une cloche aujourd'hui silencieuse, située au sommet du toit en croupe qui coiffe le corps de logis. Descendant à partir de ce point à la verticale, en passant par le sommet du fronton, la clé de la baie supérieure et celle de la porte, toutes deux tracées en plein cintre, jusqu'à l'allée centrale de la cour d'honneur, le regard discerne très facilement l'axe de symétrie de la façade Nord.
D'un côté comme de l'autre de ce dernier se répondent au niveau du corps de logis 4 hautes souches de cheminées, 2 lucarnes, des chaînes en bossage aux extrêmités, des fenêtres rectangulaires séparées par des tables rentrantes et, entourant la baie et la porte, des pilastres jumelés sur les deux niveaux.
Prolongeant le corps de logis, des ailes plus basses au combles brisés achèvent la symétrie en révélant pourtant des caractères différents.
En effet, le toit mansardé de l'aile gauche comporte 2 lucarnes contre 3 à droite, et à ses fenêtres aveugles répondent de l'autre côté 2 fenêtres rectangulaires et une porte, le toit étant surmonté d'une cheminée sans pendant.
La façade Sud, côté jardins :
Le corps central, plus vaste que sur la façade Nord, est ici composé de trois travées que le fronton, logiquement plus ample, embrasse.
Seules les trois baies du premier niveau sont en plein cintre, toutes les autres fenêtres restant rectangulaires. La place a principalement été gagnée sur les tables rentrantes, deux fois plus étroites au Sud qu'au Nord. Pas d'entablement, pas de pilastres ici.
Merville a remplacé la grammaire architecturale et l'aération de sa façade Nord par la variété et la grandeur. Discrètes, les clés des fenêtres n'en scandent pas moins la façade par leur répétition et le tour de force s'inscrit dans les lucarnes qui se détachent parfaitement du toit.
Ayant bénéficié d'un plus grand soin, elles sont ici en pierre et couvertes d'un fronton curviligne ou cintré dont l'on pressent l'héritage italien à travers le respect des habitudes acquises au clas-sicisme français. Les fenêtres rectangulaires des lucarnes sont entourées de montants sculptés, qui rappellent les pilastres du côté Nord, et adoucis par des ailerons. Le côté Sud est aussi celui des jardins.
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