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Château de Wierre au bois :

Au château de Wierre se rattache le souvenir de l'enfance de sainte beuve, qui y vint en vacances pendant une dizaine d'années chez ses cousins Bonnières.

C'est la demeure du marquis de Couaën, qu'il a décrite dans son roman volupté.

Le château a conservé de son passé militaire "une tour en brique, ronde, massive, au toit pointu écaillé d'ardoises", d'un aspect très voisin de celles du château de Rambures en Picardie.

Son soubassement parementé en grès renferme une salle voûtée en coupole aplatie; celle-ci devait être munie de deux embrasures pour couleuvrines permettant de battre le fond du fossé, comblé au XVIIème siècle.

Un escalier à vis, logé dans l'épaisseur du ur (2m50) conduit aux salles supérieures simplement planchéiées.

Il reste du chemin de ronde primitif la couronne de corbeaux à trois ressauts qui supportaient les mâchicoulis.
Le solin du toit est encore visible sur le mur de l'étage supérieur en retrait.

Simple mais rempli de charme, le long corps de logis attenant rejoint un bâtiment plus élevé, percé d'une porte de charretière.

A gauche de l'entrée subsiste un encorbellement supporté par des corbeaux de grès.

Ces façades du XVIIè et du XVIIIème occupent le côté d'un terre plein rectangulaire maçonné, murs de pittoresques échauguettes aux angles et de galeries voûtées le long des murs de soutenement.

Les seigneurs de Wierre sont mentionnés dès 1113 dans le Boulonnais.

Au début du XIVème, on trouve Isaac de Wierre dans l'entourage de la redoutable Mahaut d'Artois.

La seigneurie passe ensuite dans les familles de Querrieu (fin XIVème), de Longroy et de Craon (début Xvème).

La tour est probablement l'oeuvre de jacques de la Bouverie, trésorier du Boulonnais en 1466 pour le compte du Duc de Bourgogne.

A la fin du XVIème, le château est à Claude de Louvigny, chef Huguenot qui y emprisonne des Liqueurs et en fait un lieu de culte protestant.

Château de Willeman :

C'est à Oudard-François Lhoste, fils de Marie de Fléchin, que l'on doit l'essentiel de la construction du château, commencée en 1725 et interrompue par sa mort, trois ans plus tard.

Les travaux ne semblent pas avoir été poursuivis par son fils François Lhoste, en faveur duquel la terre de Willeman fut érigée en marquisat en 1761.

Le château ne fut achevé qu'après le mariage de sa petite fille avec François de Partz, marquis de Pressy, en 1772.
Le château est construit sur un terre plein à nouveau entouré d'eau vive et débarrassé de la végétation qui l'étouffait.

Sous un grand toit d'ardoises à noues, le corps de logis simple en profondeur relie deux ailes en retour d'équerre dans une symétrie parfaite.

L'ordonnance est très sobre, et l'axe de la construction est seulement indiqué par le cintre de la porte d'entrée.

Château de Wisques :

"Grand château" :

La colline de Wisques porte l'abbaye Notre-Dame, occupée par des moniales bénédictines.

Les moines se sont installés dans l'ancien "grand château" qui regroupe en contrebas un pittoresque ensemble de constructions de diverses époques.

mentionné dans les chartes dès la fin du XIIème, la famille de Wisques posséda la terre jusqu'au début du XIVème, celle-ci passa alors par alliance aux Sainte-Aldegonde, ancienne famille de St Omer, qui connut une période très brillante au XVIème siècle avec jean de sainte Aldegonde, conseiller et chambellan de Charles Quint, et surtout son fils Philippe appelé Noircarmes, qui ferma à la réforme les provinces Wallones.

Les tours et le gros donjon carré, construit en assises alternées de brique et de pierre et cantonné de tourelles, ont été élevés à la fin du moyen-âge par les Sainte Aldegonde.

A la suite de difficultés finacières, ceux-ci durent aliéner le domaine qui fut acquis en 1715 par Maximilien de Pan, échevin de St Omer.

A la mort de ce dernier en 1739, le château ne comprenait qu'un corps de logis en pierre sans étage, reliant le donjon à une tour ronde.

Son fils Maximilien-Louis, mayeur de St Omer en 1779, ajouta un étage au logis qu'il encadra de deux ailes en retour, l'une d'elle servant d'entrée sous porche surmonté d'un fronton armorié.

Confisqué à la révolution, le domaine put être racheté par son gendre Thomas Emlart de Guémy, et rendu à son fils Alexandre.
Vendu en 1832 à la famille Cauvet de Blanchonval, le château abrita en 1889 les moniales bénédictines, puis les moines de 1894 à 1901.

rentrés en 1920, ceux-ci ont aggrandi les bâtiments des deux grandes ailes en brique qui abritent le réfectoire (1930) et la chapelle (1957).

Petit château :

Construction en pierre blanche à l'aspect très classique, le "petit château" a été élevé en 1770 par Guillaume Lorthioy, de St Omer, sur le versant de la colline qui descend vers la basse vallée de l'Aa.

Sur le nu des façades, des chaînes en bossages formant pilastres, viennent marquer les angles et encadrer les trois travées centrales, réunies sous un fronton percé d'un oculus.
Le cintre des baies centrales du rez-de-chaussée est accompagné de sculptures décoratives encore traitées dans le goût rocaille.

Les clés des baies sont en revanche d'un style plus sage.

Détachée sur le côté, la chapelle a été ajoutée vingt ans plus tard dans le même style.
Au dessus de la porte, une niche occupe le centre d'un pignon à fronton encadré de volutes.

vendu en 1820 à Alexandre de Pan de Wisques, le "petit château", fut le premier à abriter en 1889, les bénédictins venus de Solesmes, à proximité de l'abbaye Notre Dame construite en haut de la colline.







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