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Château de Sains-les-Hautecloque :

Le château se signale de la route de St Pol par les grand hêtres des bois qui l'entou et des allées qui y conduisent.

Précédé d'une perpective de tilleuls, il élève une façade relativement peu développée, centrée autour d'un petit avant-corps surmonté d'un fronton triangulaire.

Elle est dominée par un immense toit brisé dont l'importance révèle la profondeur du corps de logis, que flanquent deux ailes basses en saillies sur la cour.

La silhuette est un peu alourdie par des ajouts du XIXème siècle; lucarnes, cheminées de pierre, ferronneries des grilles et des balcons.

Le fronton arrière est sculpté d'une chasse au sanglier datée de 1855 tandis que celui de l'entrée porte les armoiries de la famille de Canettemont

La présence de reste de fossés dans les pâtures rappelle l'existence d'un château fort, probablement élevé à l'origine par la famille de Sains, citée à la fin du XIIIème siècle et détruit au cours des guerres du XVIè.

La terre appartint au XVIIè, à François de Nédonchel, et fut revendue en 1671 par son petit fils, Alexandre de Belleforière-Soyecourt, à Jean le Caron seigneur de Canettemont, membre du conseil d'Artois.

Le château ne fut construit qu'un siècle plus tard par françois Dominique le Caron de Canettemont, mousquetaire du roi, et son épouse, Marie-Charlotte de Lencquesaing.
Il demeura dans cette famille jusqu'a sa vente en 1920.

Château de Salperwick :

L'abbaye de St bertin possédait là un domaine agricole, la "cense des moines" constituée de terres et d'herbages gagnés sur les marais de l'Aa.

Son importance ne cessa de croître en dépit des guerres passant de 40Ha au XIIè à près de 100 au XVIIIè.

A cette époque, la plupart des terres étaient affermées, et les religieux venaient moins à Salperwick pour les besoins de l'exploitation que pour l'agrément qu'ils tiraient de ce séjour à la campagne.

Vers 1760, ils élevèrent à cet effet, un grand corps de logis dont les salons en enfilade, ornés de boiseries sculptées et de meubles de qualité, s'ouvraient largement sur le parc environnant.

Saisi en 1790, le domaine est mis en adjudication et acquis pour l'essentiel par un négociant dunkerquois, Jean baptiste Maresquaux.

En août 1804, celui-ci y reçoit Napoléon, qui loge trois nuits entre le camp de Boulogne et l'armée du Rhin.

Dans la propriété rebaptisée "villa napoléone", il installe un élevage de moutons anglais, qui motive en 1840 la visite du Duc d'Orléans, venu au camp d'Helfaut.

Vendu peu de temps après, le château est en partie démoli, puis revendu en 1859 au marquis de Paroy qui le restaure, et enfin acquis en 1879, par M. Emile de Coussemaker.

Ancien logis des moines, le château est un long bâtiment en briques jaunes, couvert d'un toit brisé uniforme.
La façade s'organise autour d'un petit avant-corps, marqué dans la toiture d'une lucarne-fronton malenconteusement ajouté au XIXè.

Son appareil à bossage se répète aux extrémités dans les chaînes d'angle et dans les jambes intermédiaires qui, traitées en pilastres, supportent une architrave en brique.

Tout ceci fait d'une légère saillie sur le plein des façades, et suggère une division tripartite, celle d'un corps central encadré de deux pavillons de trois travées en léger ressaut.
La sculpture vient souligner les pilastres de l'avant-corps et les clés des fenêtres.

A l'intérieur, les salons ont conservés leur beau décor de boiseries, d'une facture très proche de celles du musée de St Omer.
Leurs sujets évoquent plus les plaisirs champêtres et la mythologie qu'ils ne traduisent des préocupations religieuses.

L'aile qui se détache sur la façade arrière abrite l'escalier à rampes droites.
A proximité, un mur décoré de niches surmonté de frontons arrondis encadrent l'entrée de la cour des communs, bordée de bâtiments à arcades.


Château de Souverain-Moulin :

à Pittefaux

Si le moulin qui lui a donné son nom n'existe plus qu'à l'état de ruine informe, le château s'élève toujours dans un site particulièrement attachant, au milieu de plans d'eau alimentés par le Wimereux et ombragés de grands arbres.

Pour toutefois le restituer dans l'aspect originel que lui avait donné Philippe de Créquy dans le second quart du XVIIè, il fait se reporter à un dessin de 1809.

Vendu en 1752 par Jacques charles de créquy, lieutenant-général des armées du roi à M de Bernard de Calonne, il passe par mariage au comte de Béthune-St Venant.

Son fils Louis-Eugène de Béthune y vient peu, il a 18 ans en 1789, et la guillotine lui enlève bientôt avec son épouse, tous les membres de sa famille.

Rentré d'emigration, il revient à Souverain-Moulin avec sa seconde épouse, Anne-Albertine de Montmorency-Luxembourg, et s'emploi à restaurer le château, un moment réquisitionné pendant le camp de Boulogne.

Sa mort accidentelle interrompt les travaux, et lorsque son fils Charles de Béthune-Sully décide de s'y réinstaller, après trente ans d'abandon, il doit reprendre entièrement la construction, qu'il surélève malencontreusement d'un étage couvert d'un toit trop bas, donnant au château, sa silhouette actuelle.

De l'autre côté de l'eau, un colombier monumental domine les dépendances, qui se dévelopent en équerre jusqu'au pavillon à arcades orné de vases disposés dans des niches.


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