Château de Penin :
L'ancien château aligne sur le coté d'une très vaste cour une suite de bâtiments dont la construction s'est échelonnée de la fin du XVIème à la fin du XVIIIème siècle.
La parie la plus encienne est constituée par le manoir en pierre qui sélève près de l'entrée.
Son corps de logis rectangulaire conserve ses baies d'origine, surmontées de fronton.
En arrière une grosse tour octogonale est couverte d'un toit à pans; en avant une tourelle d'escalier exagonale, munie d'une bretèche au dernier étage, est coifée d'une toiture à lanternon.
Daté de 1594, le manoir a été remanié au XVIIème siècle dans ses parties hautes, pignons du corps de logis et étages supérieurs des tours, construits en briques avec chaînes de pierre en besace aux angles.
A la suite vient un bâtiment en pierre, puis tout un ensemble disposé en équerre et couvert d'un long toit mansardé.
Le premier corps de bâtiment, dans le prolongement des précédents ne comprend qu'un rez-de-chaussée surélevé sur un soubassement de grès.
Ses grandes fenêtres sont encadrées par des chaînes de pierre disposées en harpe sur le mur de brique.
Une haute porte dans un encadrement à bossages occupe la première travée, tandis que les trois dernières sont occupées par les arcades des remises, surmontées d'oeils-de-boeuf.
Le proche en retour d'équerre appartient à la même campagne de travaux.
Son arche retaillée est surmontée d'un fronton monumental, et d'une tour carrée en brique postérieure.
L'aile en pierre qui suit a été ajoutée au XVIIIème siècle, et présente dans le même volume une élévation à deux niveaux.
Penin appartint au XVème à la famille de wavrin, seigneurs de Lillers, puis au XVIème aux béthencourt, d'où il passa au début du XVIIème à Georges de béthune-desplancques.
Seul existait alors le manoir de pierre, qui figure dans la gouache des albums du duc de Croÿ (vers 1605).
Au XVIIIème, Penin était la résidence habituelle de françois-Eugène de Béthune, comte de saint Venant, député aux états d'Artois.
Son fils fut guillotiné à la révolution, ainsi que tout ses proches.
Seul échappa son petit fils Louis-Eugène qui, à son retour d'émigration, préféra quitter penin pour Souverain-Moulin.
Château de Pont-de-Briques :
la route de Boulogne à Montreuil qui franchissait la Liane sur le pont qui a donné son nom à la localité a bien failli causer la perte du château.
Si la destruction de ce dernier a pu être évitée, au terme d'une campagne de protestations, il se retrouve isolé au centre du carrefour des routes de Montreuil et de Paris.
Construit au début du XVIIIè dans l'austère pierre locale, il comprend un corps de logis encadré de deux ailes en retour, celle de gauche se prolongeant en arrière et developpant une longue façade latérale.
Les dimensions sont cependant très réduites, ce qui constitue une des particularités de cette demeure, dont les dispositins générales et l'architecture sont celles des grands châteaux.
Au fond de la cour, le fronton de l'avant corps à deux baies est orné d'un écu martelé accompagné des attributs de la fonction de sénéchal, qu'exerça dans le Boulonnais plusieurs membres de la famille de Patras de campaigno.
Passé par alliance à François de Roussel de guermont, puis aux Duquesne de Clocheville, le château de Pont-de-Briques est surtout connu pour avoir abrité de 1803 à 1805, le quartier général de Napoléon, préparant au camp de Boulogne; l'invasion de l'Angleterre.
Château de Recques :
Probablement élevé vers 1755, le château présente des dispositions originales que l'on retrouve dans plusieurs châteaux picards.
Ainsi à Arry, élevé en 1761 à quelques lieues seulement, le corps de logis s'organise autour d'un grand avant-corps dont la travée centrale est encadrée de pans arrondis et surmontée d'un fronton triangulaire.
L'élégance des courbes de cet avant-corps se retrouve dans les arrondis concaves qui encadrent les portes des deux pavillons bas qui se rattachent de part et d'autre du corps de logis.
En revanche, le rôle assigné à la pierre sur la façade de brique est celui que l'on rencontre dans les châteaux artésiens de la lignée de wamin.
Elle vient seulement appuyer les divisions horizontales et verticales, et encadrer les fenêtres qui se détachent sur les parois de brique sans s'insérer dans un réseau structuré.
Discrète mais de bonne qualité, la sculpture n'est présente qu'aux agrafes des portes fenêtres.
A l'intérieur, les pièces de reception se disposent d'enfilade de part et d'autre du grand salon d'été ovale.
La décoration de boiseries et de stucs peints est Louis XV.
L'escalier est orné d'une belle rampe en fer forgé.
Il donne sur la façade opposée, élevée entièrement en craie et disposé au fond d'une cour accessible par un portail et une rampe bordée d'arbres qui rejoint la vallée et la route de Boulogne.
Le château a été construit sur le rebord du plateau dominant la vallée de la Course.
Le maréchal Ney y résidat pendant le camp de Boulogne de mai à septembre 1805.
Une chambre du rez-de-chaussée, tendue d'une toile de Jouy de l'époque, d'un bleu encore étonnament vif, conserve le souvenir du passage d'Hortense de Beauharnais.