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Château d'Hesmond :

La tradition veut qu'en arrivant devant le château, la amrquise de Créqui se soit écriée : "Mais pourquoi s'arrête t'on chez le concierge?".

Son époux qui venait d'en achever la construction aurait alors fait placer au dessus de l'entrée la plaque de pierre noire que l'on y voit toujours, avec l'inscription :"parva sed apta mihi", c'est à dire "c'est petit mais cela me plaît ainsi".

Edifié vers 1730, le château doit à son plan centré une silhouette un peu ramassée, rehaussée toutefois du côté du parc par la présence d'un étage de soubassement et d'un avant-corps ovale.

Sur les façades de brique, la pierre dessine des chaînes verticales, disposées en bossage aux angles et en demi-harpe le long des baies, soulignant ainsi les travées.

La distribution des volumes intérieurs a été respectée et l'ensemble de "l'étage noble", et entresolé, à l'exception du grand salon ovale qui occupe l'avant corps.

De même que le petit salon et la salle à manger qui l'encadrent, celui-ci donne sur le vestibule d'entrée, salle dallée ornée de puissantes colonnes toscanes engagées.

Tout y est de proportions charmantes, tant à l'entresol qu'à l'étage supérieur formant attique.
Come les salons, les chambres sont décorées de boiseries aux angles adoucis.

Le prince de Galles y séjourna en 1914-1918.

Les communs en contrebas accompagnaient un édifice antérieur.

Au bord de la créquoise, un vieux moulin restauré porte les armes des Créqui; ceux-ci qui résidaient habituellement à Souverain-Moulin, portaient le titre de marquis d'Hesmond.

L'un d'entre-eux, Jacques-Charles de Créqui lieutenant général des armées royales avait la réputation d'une grande liberté de moeurs, et Chamfort rapporte dans ses anecdotes qu'à sa mort en 1771, le curé d'Hesmond dit à ses paroissiens : "Messieurs, priez Dieu pour le marquis de créquy, qui a perdu aus ervice du roi, son corps et son âme".
Le château d'Hesmond est la propiété du amrquis de Bournonville.

Château de La buissière :

Ancienne résidence des avoués de Béthune au XIIIème, le château fut aussi un des séjours de Mahaut d'Artois au début du XIVème.

Réparé et renforcé à cette époque et jusqu'au XVème, il était constitué d'un puissant donjon rectangulaire aux murs épais de plus de deux mètres, élevé au sommet d'une colline dénommée Mont Royal et entouré d'une enceinte munie de tours enfermant une surface boisée de cent arpents.

En 1505, le château est acquis par jean de Courteville, conseiller du Duc Philippe le beau.
Il est démantelé en 1522 par le duc de Vendôme, et à nouveaux pillé en 1543 par les Français.

Par le mariage de joséphine de Courteville avec georges de Maulde en 1578, la terre de Labuissière entre dans cette famille, en faveur de laquelle elle est érigée en marquisat en 1662.
La ruine de la vieille forteresse est alors telle que Louis François de Maulde vend à Louis XIV les grès des murs d'enceinte, qui sont réutilisés dans les fortifications de Menin.

En 1735, Antoine de Maulde, marquis de Labuissière, mestre de camp de cavalerie, fait élever un grand logis en équerre qui s'appuie au donjon restauré.

Son neveu Antoine de Maulde est maréchal de camp en 1764.
Au XIXème, le château passe par alliance au comte de Riencourt qui le restaure.

Devenu propriété des houillères dans les premières années du siècle, le château a été démoli à l'exception du donjon et de sa tourelle d'escalier.
Découronné et assez défiguré, celui-ci s'élève toujours sur la colline dénudée qui fut "le Mont Royal".


Château de Laprée :

A Quiestède.

C'est en 1669 que la famille de Lencquesaing acquit la terre de Laprée.

Il devait alors exister une maison seigneurale, dont dépendait le colombier qui porte la date de 1670.
Le château actuel a été reconstruit dans les années 1740-1745 par Louis-Dominique de Lencquesaing, bailli d'épée de saint Omer.

Elevé en brique et pierre, le corps de logis de trois travées seulement est pris entre deux grandes ailes en retour sur la façade arrière, avec une petite chapelle à l'est.

L'appareil à refends marque l'encadrement du cintre de la porte d'entrée et les angles des ailes au rez-de-chaussée, à l'étage il est remplacé par des pilastres ioniques.

Les toitures d'origine à la française ont malheureusement fait place en 1892 à un ensemble de frontons et de lucarnes dans le style Flamand, qui alourdit la silhouette de l'ensemble.
A la même époque est venu s'ajouter sur la côte ouest une aile basse de dépendances, couverte en terrasse et accompagnée d'une tourelle carrée.

Les salons ont conservés leur décoration de stucs et de grandes toiles peintes datée de 1745.
Précédé d'une longue avenue d'ormes, le château est situé au bord d'un vaste étang autour duquel s'organise un beau parc paysager, dont les perspectives rejoignent les bois de la colline voisine.














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