Château d'Ecoivres :
Situé au bord de la scarpe, cet ancien village et rattaché au mont St Eloi que signalent de loin les hautes tours ruinées de son ancienne abbatiale.
Le château est un imposant édifice en pierre blanche, constitué d'un corp de logis double en profondeur, élevé d'un rez-de-chaussée sur soubassement de grès, d'un étage et d'un attique sous un toit à faible pente.
Sur la cour, la façade est munie d'un avant-corps étroit décoré de pilastre jumelés superposant les trois ordres.
Il n'est pas surmonté de fronton, non plus que l'avant-corps opposé qui, en saillie plus marquée, embrasse trois fenêtres à chaque étage.
de ce côté les pilastres sont remplacés au rez-de-chaussée par de puissantes colonnes détachées.
Remplaçant une construction du XVIIè, le château a été élevé vers 1785 par le ciomte de brandt de Galametz.
remanié et restauré au lendemain de la révolution et après la guerre de 1914, il s'est transmit par alliance à la comtesse Arnould de Waziers.
Château d'Equirre :
Le château est un imposant édifice, sobre et de bonnes proportions, élevé de 1761 à 1763 par Ambroise Emmanuel de Partz de pressy, marquis d'equirre, sur le modèle de l'hotel de beauffort à Arras.
Sous un grand toit brisé, la façade de pierre du corps de logis, se développe sur deux niveaux, de part et d'autre d'un avant-corps à trois baies cintrées en faible saillie surmontée d'un fronton triangulaire.
La façade opposée donne sur un grand parc paysager dessiné dans un vallon boisé.
De ce côté, l'avant-corps est surélevé d'un attique sommé d'un fronton armorié moderne.
C'est à Equirre que fut en partie tourné le film de Bresson "le journal d'un curé de campagne" d'après le roman de bernardos.
Manoir de l'Estracelles :
Beuvry-les-Béthune
Le manoir est construit sur un terre-plein rectangulaire primitivement entouré de fossés en eau, au milieu d'une région marécageuse.
Le logis est constitué de deux corps de bâtiments en equerre couverts de toits de tuiles à deux versants entre des pignons à pas de moineaux.
Les murs sont en brique soigneseument appareillée, le grès venant renforcer la construction dans les soubassements, les chaînes d'angle en besace, les redents des pignons et les encadrements des portes du rez-de-chaussée.
On accède à la cour par la grande arche d'un passage couvert que précédait un pont-levis disparu seulement à la fin du XIXème siècle, et dont les abords étaient défendues par de nombreuses meurtrières.
Les parties basses des bâtiments sur cour, notamment la porte en grès timbrée aux armes des Esmenault ainsi que la cheminée de la grande salle remontent au XVIème siècle, sinon XVè.
L'ensemble a été repris at aggrandi au XVIIè, comme l'indique la date de 1629 qui figure sur le linteau de la porte de la cave.
Les grandes fenêtres cintrées à encadrements de briques modulées et meneaux de bois rappellent les édifices brabançons contemporains.
Le manoir a été construit par la famille d'Esmenault, issue de la maison de Lillers-Wavrin.
En 1548 le mariage d'Isabeau Esmenault le fit passer à Guillaume de croix, conseiller aux états d'artois.
Son petit fils, Charles de croix, seigneur d'estracelles, remania et aggrandit le manoir dans la première moitié du XVIIè.
Sa fille l'apporta en mariage à Philippe Du Pont de taigneville, dont la famille le posséda au cours du XVIIIè.
Transformé en exploitation agricole après la révolution, il a subi de regretables transformations au XIXè, et surtout de très graves dommages au cours des dix années d'abandon qui ont précédé son rachat.
les embrasures à feux et certaines fenêtres ont pu être rouvertes.
On a fait apparaître, sous des crépis modernes, les traces d'une décoration peinte en rinceaux.