
Château de la Caucherie :
A St Martin-lès-Boulogne.
Dans les dernières années du XVIIè siècle, Jacques Abot de Bazinghem, propriétaire de la terre de la Caucherie acquise par son père en 1655, chiffrait les dépenses à engager (afin de pouvoir executer une partie des plans qui avaient été fournis par Le Nôtre).
Avocat au parlement de paris en 1673, jacques Abot était revenu à Boulogne à partir de 1680 pour y exercer diverses fonctions dont l'inspection des troupes Boulonnaises, et avait commencé la construction du château et de ses jardins.
Un peu d'histoire :
Mort peu de temps après, Le Nôtre ne put venir se rendre compte sur place de l'exécution de ses plans, réalisés partiellement en 1705.
Aménagés sur le flanc d'une colline, les jardins se développent en terrasses successives sur un long terre plein contrebuté au sud par un grand mur de soutènement.
Le premier parterre a été restitué dans la sobriété primitive de ses deux tapis vert.
Le grand bassin rond qui suit est alimenté par des sources captées en haut de la colline dans un reservoir voûté, permettant à l'eau de jaillir naturellement à plusieurs mètres de hauteur.
Au fond des rameps latérales conduisent à un plan en contrebas.
Encadrée par deux obélisques, la perspective se poursuit au-delà parmi les bouquets d'arbres.
Sur la droite, un potager devait étendre ses carrés au pied du mur de soutenement, précédant un canal allongé bordé de charmilles, entre des bosquets de tilleuls.
Le château est une importante construction, qui s'organise autour d'un haut pavillon couvert d'un toit brisé.
Deux pavillons analogues y répondent aux extrémités, reliés par des corps de logis simples en profondeur.
Inachevé à la mort de Jacques Abot, il ne comprenait que le centre et l'aile Est.
Il passa à son neveu, françois Abot de Bourgneuf, qui, fort éprouvé lors de la banqueroute de Law, le loua à partir de 1720, à l'évêque de Boulogne, Mr De Langle, puis aux jésuites anglais de St omer.
En 1773, son petit fils Gabriel Abot le récupéra et y demeura pendant la période révolutionnaire.
En 1823, Charles Abot de Bazinghem, fit terminer l'aile ouest.
Sous le second empire, son fils Albert fit de regrettables retouches extérieures en des points qui ont été remis dans leur état primitif après la dernière guerre.
En 1898, son neveu Charles Le Guern, le céda au père du propriétaire, le baron jean de Rosny.
Château de Cercamp à frévent :
Précéde d'une longue avenue de tilleuls qui rejoint la route de Doullens, le château de Cercamp est en réalité le seul vestige notable d'une ancienne abbaye cistercienne, fondée en 1137 par Hugues Campdavène qui en avait fait le lieu de scépulture des comtes de St Pol.
Dévastée par les guerres au XVè et surtout au XVIIè siècle, elle fut reconstruite au milieu du XVIIIè.
En 1552 s'étaient ouvertes à Cercamp les négociations préliminaires au traité du Cateau-Cambrésis.
Au delà d'un grand pavillon d'entrée en fer à cheval, l'ancien "quartier des hôtes" développe une architecture pleine de grandeur.
Il est constitué d'un important corps de logis qui superpose sous un haut toit à croupes deux rangées de 19 baies, en plein cintre au rez-de-chaussée.
La façade s'organise autour d'un avant corps marqué par un fronton triangulaire et par l'appareil à bossages continue du rez-de-chaussée qui se retrouve dans les ailes, dont la légère saillie se prolonge dans la toiture.
La façade opposée est ajouré d'une galerie de cloître
L'intérieur a conservé les boiseries sculptées de plusieurs salles dont certaines ont été exécutées par l'autrichien Pfaff, auteur du décor de l'abbaye voisine de Valloires.
Vendu en l'an III à Théodore Thélu, l'abbaye fut rachetée en 1822 par le baron de Fourment, qui y installa pendant quelques années une filature de laine, avant de transformer en château le quartier des hôtes.