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Château de Bryas (Brias) :

Le château est une construction de très vastes proportions comprenant un grand corps de logis en pierre, double en profondeur, élevé d'un rez-de-chaussée surélevé, et d'un étage carré, sous une forte corniche à modillons qui en fait le tour à la base du toit.

Un avant-corps fait saillie au centre de la façade sur cour, orné de quatre pilastres ioniques colossaux et surélevé au dessus de la corniche, d'un attique surmonté d'un fronton triangulaire.

Les gros murs n'étaient pas achevés quand la révolution interrompit les travaux, qui ne furent repris que sous l'empire, et terminés en 1820.

Bien que probablement modifié en cours de construction, le château présente une ordonnance très voisine de celle du château de Fiefs (1787, disparu).

L'intérieur frappe par la grande hauteur sous plafond.
Les pièces de réceptions occupent tout le rez-de-chaussée sur la façade sud, précédés d'un grand hall, du côté de l'entrée.

Situé en 1914-1918 à proximité du front, le château abrita le Q.G du maréchal Foch pendant la bataille d'Artois.
Y vinrent également le roi Albert, le roi Georges V, et les rois de Serbie et de Monténégro.

En 1940-1944, c'est Goering qui vint inspecter le centre de la lutwaffe installé dans le château.

Le parc est encore encombré de nombreux abris bétonnées construits à cette époque, et quasiment indestructibles.

La disposition est analogue sur le parc, où la façade à toutefois plus de relief : deux larges pavillons répondent aux extrémités à la saillie de l'avant corps, sur lequel les pilastres sont remplacés par des colonnes engagées qui supportent l'architrave.

Un perron monumental donne sur le grand parc paysagé dessiné au début du XIXè siècle.

Citée dès le haut moyen-âge, la famille de Bryas n'a cessé de posséder la terre.

Le château primitif s'élevait près de l'actuelle chapelle funéraire.
Détruit sur ordre d'Henri II lorsque l'Artois était espagnol, il fut reconstruit par la suite sur le même emplacement.

A la fin de l'ancien régime, le comte de Bryas décida la construction du château actuel sur des plans grandioses et dans un style qui rapelle la manière de Contant d'ivry.


Château de Bucamp :

Le château a été construit au milieu du XVIIIè, probablement par le gendre du marquis de Fléchin, François de Contes d'Esgranges, dont la famille est mentionnée à Bucamp dès la fin du XVIè.

Passé au XIXè à la marquise de la Fougère, puis à la famille Blondel de Beauregard, il aété acquis en 1956 par le vicomte Bernard de Chabot-Tramecourt.

C'est une construction en briques et pierres simples en profondeur et très développée, couverte d'un grand toit à forte pente, et comprenant un étroit avant-corps central et deux pavillons en saillie aux extrémités.

Sur le nu des murs de briques, la pierre apparaît en larges bandeaux verticaux qui marquent les angles des pavillons et de l'avant-corps, et en cordons plats qui soulignent les divisions horizontales et encadrent les fenêtres.

L'absence de sculptures décoratives accentue le caractère d'extrême sobriété qu'exprime l'ordonance de la façade.

De part et d'autre de la cour d'honneur, des dépendances basses de même style abritent les anciennes écuries et les remises, percées en leur milieu de trois grandes arcades.

Le château est précédé d'une longue perspective gazonnée encadrée de grands tilleuls.

Campigneulles-les-grandes :

Le château a été élevé en 1655 ainsi que le rappellent les ancres de la façade, par jacques Wlart, baron d'oeuf, sur l'emplacement d'un ancien manoir.

Malgré la présence de quelques meurtrières, bouchées par la suite, c'est une demeure "ouverte" dont les dispositions sont très proches du château picard de Moyencourt-les-poix.

Le corps de logis sans fronton est couvert d'un toit à deux versants et cantonné de pavillons carrés plus élevés.
Les pleins l'emportent encore nettement sur les baies, sur les murs de pierre malencontreusement dissimulés sous un crépi.

Passé par alliance dans la famille de Gosson, il appartint au début du XIXè siècle au colonel Menu du ménil, puis au baron de Vilmarest qui le céda en 1850 à Gustave Fougeroux de Campigneulles.






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