Le château de Bomy

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Château de Bomy :

bomyLe nom de Bomy demeure associé dans l’histoire à la trève signée en 1537 entre les envoyés de François 1er et ceux de Charles Quint dans le château que possédait là Charles de Wissocq.

Trêve d’ailleurs dans lendemain, car les hostilités ne tardèrent pas à reprendre, jusqu’à la destruction complète de la ville voisine de Thérouanne.

Détruit par un incendie probablement au début du XIXème siècle, il n’en reste que les fondations, au milieu de l’étang qui borde la tour du château actuel.

Celui-ci fut élevé vers 1755 par le marquis de Trazegnies, héritier des Wissocq et son épouse, Marie-Fernande de Croÿ.
Confisqué et vendu à la révolution, il servit un moment de sucrerie, avant d’être racheté en 1839 par le baron de Vilmarest.

Au fond d’une large cour bordée de tilleuls, sa façade de pierres blanches se dévelope sur deux étages de part et d’autre d’un avant corps central en légère saillie, surmonté d’un fronton et décoré de pilastres encadrant les baies, cintrées au rez-de-chaussée.

bomy1Remplaçant une forteresse construite dès le XIIIème siècle dans une île au milieu d’un plan d’eau, ce château nous est connu par une gouache des albums du duc de Croÿ, exécuté vers 1600 par Adrien de Montigny.

Accessible par un pont de bois, il était constitué de deux corps de logis accolés flanqués de deux hautes tours coifées de bulbes.

Les maçonneries de briques à bandeaux de pierre, les pignons à pas de moineaux achevaient de donner à l’ensemble l’aspect d’une gravure de harrewyn.

bomy2Deux ailes en retour, marquées par des toitures mansardées, se rattachent au corps principal par des pans concaves en adoudissement d’un effet particulièrement heureux. Traversez Mont-St-Eloi.

Elle se prolongent de part et d’autre de la cour par des colonnades aveugles jusqu’à des pavillons rectangulaires à grandes baies cintrées et pilastres ornementaux dont les toitures basses devaient se dissimuler à l’origine derrière des balustrades surmontées de vases.

Celui de droite abrite la chapelle, celui de gauche une fort curieuse salle de bains, dont la baignoire était alimentée par une chaudière placée en cave.

La construction est particulièrement soignée, tant par l’élégance de l’architecture que par la belle qualité de la sculpture, agrafes des baies et chapiteaux des pilastres, traités dans un esprit Louis XV, très caractérisé.

C’est en revanche, à l’époque Louis XVI que les appartements ont reçu leurs décors de boiseries et de stucs.
Pilastres canulés et niches d’angles dans le vestibule, cheminées, portes et trumeaux ornés de paniers fleuris dans le grand salon et dans les autres pièces de réception.

Comme il est fréquent en Artois, les rampes d’escaliers sont en bois découpé en forme de balustres plats.
A l’étage les chambres se disposent autour d’un grand vestibule donnant sur le parc, tandis que les ailes abritent des petits appartements qui se superposent en mi-étages.

La façade arrière, d’une ordonnance analogue à la première, est plus sobre
Elle donne sur le parc, dessiné à l’anglaise dans un vallonnement dominé par le bois proche, et arrosé par l’eau courante de la source Sainte frévisse, du nom d’une anglaise venue se retirer en ce lieu.

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