Les chateaux du pas de calais

Le Fort Mahon d’Ambleteuse :

25C’est le seul survivant des sept forts élevés par Louis XIV sur les plans de Vauban pour assurer la défense des côtes du Boulonnais.

Construit en 1682 sur un rocher battu par la mer à l’embouchure de la Slack, l’ouvrage comprend une baterie protégée par une voûte annulaire de deux mètres d’épaisseur reposant sur un pilier central, et par des murs de 3m percés d’embrasures pour pièces de gros calibre.

Beauvoir à beauvoir-Wavrans :

Les archives concervent le marché passé le 7 juillet 1780 pour la construction du château, entre le comte de Beaulaincourt-marles et Antoine du Bois, architecte à Sainte-Austreberthe-les-hesdin.
Ce dernier a beaucoup travaillé dans la région, notamment aux églises de Douriez et de Vaulx, et surtout à la construction du château de Flers.

La terre de Bours fut habitée, d’abord par les hommes préhistoriques, puis les Celtes et les Gaulois.

Il resterait dans les bois environnants des vestiges de leur passage : les Tumuli.
Les Romains vinrent conquérir la Gaule se heurtant aux premiers résistants comme à l’Atrébate : en effet on a retrouvé des vestiges Gallo-Romains et une chaussée romaine en creusant la voie ferrée de Bours à Diéval.

beauvoirIsolé à l’écart du village, au dessus de la grand’route d’Auxi, le château de Beauvoir se compose d’un corps de logis briques et pierres d’agréables proportions, couvert d’un toit brisé.

La pierre domine sur les façades, où la brique n’apparaît qu’entre les fenêtres en grand panneaux verticaux.
L’avant corps central dont l’appareil à bossages continus encadre des baies jumelées.
Il est surmonté d’un fronton triangulaire dont les ramapans portent curieusement des oeils-de-boeuf.

Bellebrune :
Château de la villeneuve.

bellebruneLe village doit son agréable toponyme à une source (en allemand Brunnen) qui jaillit près de l’église.
Un peu à l’écart, le château de la Villeneuve est un sobre édifice construit en moellons sombres, dont l’aspect de robustesse tranquille évoque les gentillhommières des pays d’ouest.
C’est un long bâtiment, simple en profondeur, flanqué de deux ailes saillantes et couvert d’un toit d’ardoise à noues
L’ancienneté de la demeure par la relative rareté des fenêtres, ainso que par quelques discrets éléments de décor, frontons des lucarnes et encadrements à bossages de la porte d’entrée.

Les angles de la façade précisent la date de 1668, ainsi que les monogrammes du constructeur, François de la Villeneuve, capitaine des gardes du duc d’Aumont, gouverneur du Boulonnais, et de son épouse.
Délaissé au XVIIIè au profit d’un hôtel en ville, le château est loué à des anglais.
Les perquisitions révolutionnaires le trouvent inhabité et démeublé.
En 1805, alors qu’il est encore occupé par un cantonnement de sapeurs du camp de Boulogne, il est vendu à Louis-Audart de Dixmude, vicomte de Montbrun, qui le remet en état.
Sa petite fille, Laure Blin, de St Quentin, l’apporte en mariage à octave de Rouvroy, grand père de mme Gabriel de Prémont.
Planté au début du XIXè, le parc a été réaménagé en pelouses et bosquets de hêtres sous le second empire.
Par delà le vallonnement de l’étang, une longue perspective rejoint les frondaisons de la forêt de Boulogne.

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