Licques :
Château de Courtebourne.
Accès par la RD 215, le tour se voit de la route :
Situé en milieu rural, la tour s'élève au milieu d'une pâture.
Du château des Calonne-Courtebourne, il ne subsiste qu'une tour construite en craie et couverte d'ardoise.
Le parement supérieur est en saillie par rapport à la partie basse.
Son plan est hexagonal; sur l'une des faces, sont percées deux fenêtres et une lucarne s'accroche au pan de la toiture.
Liettres :
propriété privée :
A l'entrée du village, près de la RD 186, le château est bien visible de la route, lorsque, venant de Linghem, on se dirige vers Longhem.
Probablement à l'emplacement d'un château antérieur dont quelques substructions auraient été retrouvées.
Simon de Luxembourg, construisit, selon la chronique de Jean de Molinet, cette grande résidence féodale; il faudrait donc la dater des années 1469-1460 dates entre lesquelles Simon a acquis la seigneurie.
L'Artois était continuellement désolé par les guerres.
Dès 1479, le château de Liettres subit de graves dommages; avant de fuir devant les troupes de Maximilien d'Autriche, les soldats français y mirent le feu.
En 1542, les soldats du duc de Vendôme l'incendièrent à nouveau.
On peut donc estimer que les parties les plus anciennes remontent au XVe siècle.
Vers 1723, d'après la date inscrite sous la corniche de la façade donant sur la cour, on reconstruit le corps de logis situé au fond de celle-ci.
Vendu sous la révolution au locataire de la ferme, le château fut racheté à celui-ci sous l'empire par les héritiers des anciens propriétaires.
Au XIXe, il fut malheureusement gravement dénaturé.
Depuis 1933, les propriétaires des lieux, héritiers de cette longue lignée que l'on suit depuis 1574, date de l'acquisition de la seigneurie par Jean de Zomberghe, se sont, au contraire, voués à une grande tâche de restauration.
Lillers :
Manoir de beaurepaire.
Propriété privée.
Au nord de la rocade routière contournant la ville (RN 43).
Le manoir est bien visible de la route et l'on peut aisément s'en approcher par un petit chemin.
Au XVe, il existait certainement un logis plus ancien que celui-ci.
Le fief du beaurepaire appartenait à Pasques Paillet qui l'avait apporté en mariage à Allard de Tramecourt.
Une des filles issues de cette union qui portait le même nom que sa mère épousa François, seigneur du Wez.
Son fils Charles du Wez renouvela la demeure avant d'épouser en 1544 Jacqueline de magnicourt.Depuis, le bien n'est plus jamais sorti de cette famille.
Epargné par les guerres du XVIe, bien qu'il eût été pillé en 1537 et en 1543.
Château de Relingues :
Au sud ouest de la ville, près de la gare et du CET.
Relingues fut une des seigneuries les plus importantes et les plus anciennes de l'Artois.
En mai 1213, Roger de Reling était au service de Renaud de Dommartin, comte de Boulogne, cette seigneurie appartint au Xve siècle à la famille du Bac dont l'un des membres fut désigné en 1468 comme prévot des maréchaux de Charles le Téméraire, avec mission de nettoyer le pays des brigands qui l'infestaient, ce qu'il fit d'ailleurs avec rigueur.
A la fin du XVe, la seigneurie devint la propriété de la famille de la Haye.
Au début du XVIIe, Pierre de la Haye, baron du saint empire, entreprit de renouveler ce logis vieux tout au plus de deux siècles.
C'est lui qui fit construire la château actuel.
Longfossé :
Arrondissement de Boulogne :
En bordure de la RD 235, sur la droite en se dirigeant de Desvres vers Wierre-au-bois.
Propriété privée :
Le château est très visible du bord de la route, en milieu rural, le manoir est situé en bordure d'un chemin débouchant sur la route, à la lisière de la basse forêt de Desvres.
Mauroy (Monroy sur la carte de cassini) était un fief tenu du roi à cause du baillage de Desvres.
En 1392, Larroy, seigneur de Wierre, tenait ce fief.
Au XVIe, il appartint à la famille de Maisneville; par mariage, il passa vers 1541 à celle de Vayns.
A la fin du siècle, il fut acquis par celle de Raullers qui le conserva jusqu'en 1719.
Au XVIIIe, cette propriété apartint à la famille Géneau; en 1860, elle fut vendue à Edouard Carlu dont les héritiers moururent au service de la france, l'un en tunisie, l'autre pendant la grande guerre.
Lumbres :
Château d'Acquembronne :
Arrondissement de St Omer.
La façade du château est visible de sa grille d'entrée.
le château a été construit au bout d'un chemin s'embranchant sur la RN 42 et conduisant au fond de la vallée de l'Aa;
Il a conservé des éléments de ses anciens fossés.
Acquembronne était un fief relevant de la seigneurie de la Viéville-en-lumbres.
Ses plus anciens propriétaires connus remontent au XIVe avec jean d'Isques le Moustier, maître d'hotel du roi.
depuis sa vente comme bien national, il a été possédé par plusieurs propriétaires.
Maintenay :
Château de bertronval.
Le château est situé au sud est du village, un peu à l'écart de celui-ci, sur la RD 119, conduisant à Douriez et Auxi le chateau..
Propriété privée.
Il est visible de la RD 119.
Le château primitif, sur motte que nous connaissons seulement grâce a un plan début du XVIIIe, se situait à une dizaine de mètres au sud de l'ancien lit de la rivière.
Plus tard, un peu plus loin vers le sud est, on en construisit un autre qui, à son tour fut détruit et dont les fondations servirent en 1660 pour asseoir l'édifice actuel.
Mazingarbe :
propriété de la commune.
Ce château a été construit au XIXe par Louis Mercier, directeur de la compagnie des mines de Béthune.
Au XXe, il a été transformé en matenité.
C'est une belle construction présentant en façade, deux pavillons polygaunaux que séparent les cinq travées du corps de logis.
Mazinghem :
Arrondissement de Béthune.
Accès par la RD 186 vers Molighem et une petite route s'embranchant à doite sur celle-ci.
Ses dispositions essentielles sont visibles de la grille d'entrée qui sert également d'accès à l'ancienne ferme seigneurale.
Le château est en mauvais état.
D'après la date qui figure sur le pigeonnier seigneurale formant l'angle des bâtiment de la ferme située à droite du château et celle qui a été inscrite sur la charpente de son comble, il a été construit en 1769 par Charles Le Vasseur de brambecque, écuyer, seigneur de Mazinghem.
Ce sont ses armes qui figurent sur les deux écus accolés sous un couronne de comte qui ornent le fronton de la lucarne centrale de la façade regardant vers le parc.
Moncheaux-lès-Frevent :
Accès par la RD 23, à 7km environ au sud-sud est de Saint Pol.
le manoir est visible dans le village.
La seigneurie de Moncheaux appartint successivement aux familles d'Amiens, felizot, Leval et des Lyons, le corps de logis qui subsiste actuellement, daté de 1614, n'est qu'une partie de l'ancienne maison seigneurale.
Après avoir été vendu nationalement sous la révolution, alors qu'il apartenait à la famille des Lyons, le manoir fut acquis en 1812 par M.Pelvé, d'Arras, un ancien grognard de Napoléon décoré de la médaille de St hélenne.
Celle-ci subit en 1905 de regretables modifications.
par un souci malencontreux de "modernisation", le propriétaire y fit appliquer une épaisse couche de ciment qui a masqué tous les reliefs et la date de la construction que l'on pouvait lire sur la pierre.
Au cours des différents travaux, le mur d'enceinte a été presque entièrement détruit.