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Histoire du pas de calais
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Isques :

Arrondissement de Boulogne sur mer :
En bordure de village, au voisinage de la Liane.
Ses dispositions générales sont visibles de l'extérieur.

Situé dans un méandre de la rivière, au voisinage d'un marais.

Le château a longtemps appartenu à la famille de ce nom, l'une des plus anciennes du boulonnais; en 1675, la terre fut érigée en vicomté.

En 1766, par mariage, elle passa au comte de Sainte Aldegonde, puis en 1807 au marquis d'Ennetières.

Enfin en 1855, le manoir a été acquis par la famille Guerlain.

Isques :

Château d'Hemerangues :

Ses dispositions essentielles sont visibles de la route.
Situé en bordure d'une route nationale très fréquentée (RN 1).

Au début du XVIIIe, dans ce hameau, une des quelques maisons rurales qu'on y trouvait appartenait au curé de la paroisse; celui-ci avait recueilli une de ses nièces et la lui légua.

Elle avait épousé le fils d'un brasseur de desvres.

Un des fils issu de ce mariage épousa en 1759, une demoiselle Isnard; parmi les témoins figurèrent la duc d'Aumont, gouverneur du Boulonnais, le Duc de Noailles et quelques autres personnages de la cour.

Le château d'Hemerangues était alors entrepris, le jeune ménage l'acheva.

Jean-Nicolas briche devint directeur général des fermes du roi au département de St malo et il obtint des lettres du maintenue de noblesse.

Pendant la révolution, Briche, qui disposaot alors d'une grosse fortune acquise dans la course maritime et la gestion des biens, tenta de faire oublier et sa noblesse récente et se réussite sociale.

On le vit multiplier des dons patriotiques; il n'en fut pas moins incarcéré et il mourrut à la prison des Baudets à Arras.

Son épouse qui vivait alors dans la région parisienne, vendit Hemerangues le 3 floréal an V, elle mourut en 1814.
L'un des enfants issus de ce mariage devint général d'empire et la restauration lui accorda le titre de vicomte héréditaire.

En juillet 1913, le château a été dévasté par un incendie qui détruisit son mobilier et ses boiseries; restauré et aggrandit, il a subi en 1942, un second sinistre.

Château de Quehan.

Propriété privée.
Accès par un chemin s'embranchant sur la RN 1 à Isques, à droite en venant de Boulogne.

Le château n'est pas visible de la route.

La seigneurie de Quehen a appartenu à Pierre de sempy, seigneur de Rebreteugles, puis à son fils Collinet au début du XVIe.

Au cours des années suivantes, elle a changé plusieurs fois de mains; à la fin de ce même siècle, elle fut acquise par Jean de Campagne dont la fille épousa Pierre de Disquemme.

Les descendants de cette dernière famille ont possédé Quehen jusqu'à la fin du XIXE siècle.

Lacres :

Arrondissement de Boulogne.
Le hameau est travresé par la RD 125.
Ce manoir est construit en bordure de celle-ci.

Le manoir comprend un corps de logis rectangulaire construit en briques; il est fort restreint puisque sa façade ne comprend que trois fenêtres et que celles de son étage sont de tailles plus petites.

Il lui est accolé une tourelle, également en briques, coifée d'une poivrière qui sert de pigeonnier et qui a été restaurée en 1818.

Lefaux :

Manoir du fayel :

Arrondissement de Montreuil.
Propriété privée.
Les dispositions générales du manoir sont visibles de sa porte d'entrée.
Situé au fond d'un vallon, au milieu du bois, en arrière des dunes littorales.

Il n'est pas impossible que le Fayel ait été jadis un château important, mais en 1753, son aspect était déjà celui d'un manoir assez restreint.

La seigneurie du lieu au Xve siècle, par le mariage de l'héritière de la famille d'Etaples, était passée dans celle d'Agneville; en 1574, par alliance encore, elle fut apporté à celle de Rocquigny, d'origine normande.

Sous le consulat, au moment dun camp de Montreuil, le Fayel abrita le général Dupont.

Un incendie éclata peu après que les Rocquigny eurent recouvré leur maison.
Le premier étage fut alors démoli.

Château des trembles.

Au nord d'Etaples par la RD 148.
Propriété privée.
Il n'est pas visible de la route.

Le château de Trembles a été construit sur une propriété qui n'a jamais été vendue.

Son histoire se confond avec celle du fayel, manoir situé à quelques centaines de mètres.

En 1843, Léopold de Rocquigny, à qui appartenait le domaine des Trembles, fit construire une ferme au pied du versant nord du coteau.

A sa mort, sa fille en hérita et son époux, Joseph de france, fit alors construire (1866) le château par un architecte d'Abbeville.

Labuissière :

Arrondissement de Béthune
L'accès se fait par une route s'embranchant à droite de la RN 37 en venant de Béthune vers Bruay.
L'accès aux ruines est aménagé et librement accessible.
Situé au sommet d'une colline boisée, appelée le mont royal.

Ce château fut d'abord la résidence des avoués d'Arras, seigneurs de béthune, la première mention de ceux-ci remonte à 1217.

Il devint la propriété des comtes de Flandres.
La comtesse mahaut, qui en fit une forteresse, y établit une garnison qu'elle plaça sous les ordres d'un châtelain et ce fut l'une de ses résidences privilégiées.

Tout au long du XIVe, des travaux y furent effectués, le pont levis, les planchers et les toitures de son donjon furent restaurés, de même que les murs de son enceinte que des tours renforcaient de place en place.

La chapelle fut également reconstruite.

En 1471, Charles le Téméraire ajouta à la forteresse des écuries, des étables et des granges, mais au moment de sa vente par Philippe le beau, en 1505, à son conseillé et chambellan jean de Courteville, bailli de Lille, les bâtiments étaient en fort mauvais état.

En 1522, le duc de vendôme démentela la place, rendue à l'espagne, elle fut de nouveau pillée par les français en 1543.
Quelques années plus tard, en 1578, l'héritière de ce château, Jossine de Courteville, épousa Georges de Maulde; il devait rester pendant plus de deux siècles entre les mains de cette famille en faveur de laquelle la terre fut érigée en marquisat en 1662.

Léon-Ange-Charles-Antoinne de Maulde, maître de camp de cavalerie, entreprit cinq ans avant de mourrir, en 1735, de rebâtir le corps de logis placé vis-à-vis de la chapelle.

Cette décision dut être dictée par l'état de délabrement des lieux.

Sous Louis XIV, un des ancêtres avait vendu au souverain les pierres de l'enceinte qui ceinturaient le parc couvrant une centaine d'arpents et ces matériaux avaient été utilisés pour la construction des fortifications.

Les bâtiments du XVIIIe firent de cette résidence l'une des plus agréables de l'Artois.
Elle passa par alliance au XIXe, au comte Léon de Riencourt qui y entreprit des travaux de restauration.

Au début du XXe,la propriété fut acquise par la compagnie des mines.

Au lendemain de la seconde guerre mondiale en 1960, on a malheureusement démoli toute la partie du château qui avait été édifiée au XVIIIe.

Le musée de Béthune a sauvé une partie de ses boiseries.
Aujourd'huy, il ne subsiste donc que les restes dénaturés du donjon médiéval.

Lépine :

Arrondissement de Montreuil.
Propriété privée.
La façade du château est visible de la grille d'entrée, au bout d'une longue avenue.

La famille de la Honplière est connue depuis 1625; à partir de 1713, elle s'est fixée au puits-Bérault.

Elle y fait construire un petit château, le plus ancien des bâtiments actuels est une grange datée de 1790.

La résidence est une construstion basse à simple rez-de-chaussée longue de quinze travées.

Leubringhen :

Au sud de la RD 249 joignant Leubringhen à Landrethun.

De cette forteresse des XII et XIIIe siècles, il ne subsiste que des ruines informes.

Elle mérite cependant d'être signalée parce que son plan était exceptionnel; ses courtines dessinaient un cercle d'environ 26m de diamètre et elle ne possédait qu'une seule tour.

Licques :

Château de Cahen.

Situé en milieu rural, hameau de Cahen
Ce manoir, aujourd'huy fortement restauré est daté de 1726.

Il comprend un corps central de logis à deux niveaux et trois travées que flanquent deux ailes plus basses à simple rez-de-chaussée.

Il a été construit en pierre, mais pour la façade principale, le constructeur a usé des effets de couleur qu'offre l'association de la brique et de la pierre.

Pour cette façade, la pierre a été reservée au soubassement, aux pilastres faisant harpe qui délimintent les angles.
Par opposition à cete façade assez avenante, celle de l'arrière est presquea veugle puisqu'elle n'est percée que d'une porte et à l'étage, d'une seule fenêtre et d'un petit oculus.

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